Saisie de faux médicaments, est-ce la solution?

image d'enquêteplus
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Le jeudi dernier, le haut commissaire de la douane luttant contre les « faux médicaments» nous a rendu visite à Lomé au TOGO. C’est dans le cadre d’un programme visant à débarrasser  l’Afrique des « faux médicaments » source de nombreux maux et de mort selon l’Organisation Mondiale de la Santé  OMS.

Loin de moi toute idée de caution à ces médicaments dits faux, dont je ne saurai identifier la ou les provenance(s) encore moins la contenance. Mais, j’accepte volontiers faire le procès à mon gouvernement et à l’OMS pour leur culot d’ôter à tord ou à raison aux pauvres sans substituer leurs derniers moyens de recours face aux affres  de maladies.

Que leur coûteraient  après avoir  brûlé 37millions de tonnes de « faux médicaments » de nous offrir en contre partie une tonne de « vrais médicaments » traitant surtout du paludisme ?

Qui par un soir en Afrique plus précisément au Togo n’a pas été pris par de puissants maux de tête et s’était tourné vers ses bonnes femmes revendeuses de Sédaspire,  d’Aspirine, de Mizagrippe, de Coltable… au bord de la route pour trouver rétablissement ? Ne s’est-il pas sur le coup rétabli ?

image de google
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Mais comment voudrez vous que ceux qui n’arrivent pas à dépenser un dollar par jour par manque puissent s’offrir en cas de simple maux de tête une boite de Maloxine  à 1500 f CFA à la pharmacie ?

La solution en soit n’est pas de brûler quelques conteneurs de « faux médicaments », c’est d’abord de donner le pouvoir d’achat à la population, d’abaisser le coût des médicaments, rendre sociale comme en Bolivie, en Venezuela des consultations sanitaires et même prendre en charge partiellement les frais de médicaments. Tout ceci, aideront énormément à mettre un terme à ce trafic déplorable.

Pour l’instant, qu’ils sachent  le gouvernement et L’OMS, que pour nous la population compte tenu du manque cruel dans nos portes-monnaies, c’est une question de mourir tout de suite ou de mourir demain. Nous préférons par manque cruelle prendre pour se remettre sur pied ces «  faux médicaments » et mourir demain que de se laisser mourir à l’instant par éthique.

Qu’ils se posent des vraies questions. Combien de pharmacies publiques avons-nous au Togo ? Quels sont les prix de leurs produits comparativement à notre pouvoir d’achat ? Que devient notre Togo pharma ? Et ces pharmacies privées qui nous asphyxient par leurs produits coûteux ne se procurent-elles pas auprès de ces Chinois, Indiens convoyeurs de « faux médicaments » ?

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komi fiagan DOGBLE
Géographe, agro-entrepreneur et coordinateur de l'Association Gbodemefe qui est spécialisée dans la création et gestion des fermes agricoles. Moi même je réponds au nomme de Komi Fiagan DOGBLE.

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