La fête n’aurait pas dû filer

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Aie ! Aie ! Ma tête. Je ressentais un mal de tête fou, me donnant l’impression  de crier, de m’écrier mieux d’hurler. Moi qui en ce moment précis gardais toujours les yeux fermés ne sachant précisément où je faisais reposer ce corps, dont la partie moteur semblait souffrir le martyre.  J’ouvris un peu les yeux pour constater  l’endroit qui me servait de gîte et qui me glaçait le sang. C’est le dur, le sol, juste cimenté.  Et tout est noir, du noir partout, où suis-je ? Quel jour sommes nous ?  Seul, tout seul, étalé à même le sol. Je commençais par ourdir, oui nous sommes dans la nuit. L’horloge murale auto-luminescente  indiquait  21h.  Oups ! Je comprends mieux, c’est le salon de mes grands-parents, donc je suis à Kpalimé. C’est forcement nouvel-an. Justement avant-hier, j’y suis arrivé. Ce matin même je m’en souviens on s’était tous rassemblés comme d’habitude autour du mortier,  pilon à la main. Oui le foufou a dansé dans le mortier sur la cadence des pilons.  Je nous vois attroupés autour  du plat préféré des Hommes du Grand Kloto.

C’est après le repas, que les choses devenaient floues. Un petit effort ! Je me tournais et retournais. Aie ! Aie ! Ma tête. Anh ! J’avais accompagné mon oncle faire, le tourné de ces amis. Avais-je bu ? Aie ! Aie ! Je ne pouvais même pas réfléchir ? Oui ! Un peu de Sodabi (boisson local) et c’était encore un trou, un flou pire plus rien du tout.

Tout ce que je sais maintenant est que la fête m’avait oublié. Elle ne m’avait pas attendu. Et pourtant on s’était convenu.  Moi qui avais tant d’amis à visiter, des liens dénoués par la distance à renouer, moi qui avait un cœur conquis puis perdu à reconquérir (objectif principal de ma visite à Kpalimé).

Et le lendemain matin, après une nuit cauchemardesque,  mon Grand-père me narra mon aventure.  Mon  oncle m’avait traîné d’amis en amis, où nous avions profité des bons mets du Kloto et de la gratuité des boissons pour nous enivrer. Lui n’avait juste que vomi et dormi deux (2) heures et moi qui n’avait jamais tant bu, il m’avait fallu une journée pour tout évacuer. Et quelle journée ?

J’ai juste souri. Et pour ces premiers jours de l’année, j’ai tout fait pour ressembler à Dieu, j’ai pardonné à mon oncle. Puisque je me disais que tout ceci était de sa faute.

Tentons tous pour 2014 de ressembler à Dieu. Bonne et heureuse annnée

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komi fiagan DOGBLE
Géographe, agro-entrepreneur et coordinateur de l'Association Gbodemefe qui est spécialisée dans la création et gestion des fermes agricoles. Moi même je réponds au nomme de Komi Fiagan DOGBLE.