Quel modèle de développement pour l’Afrique ?

 

maïs
maïs

 

Hier encore, je m’en souviens,  dans les années 80, la Chine et le Brésil aussi étaient appelés comme les nôtres, des « pays en voies de développement » ou « pays pauvres ». D’ici là, les eaux ont coulé sous le pont. Et contrairement à nos pays africains, ces deux pays sont arrivés à se faire une place au soleil et sont désormais appelés « pays émergents ». Quels modèles de développement ont-ils utilisé ? Comment l’Afrique peut-elle aussi leur emboîter le pas ?

Comme nous pouvons tous le constater, certains pays entre temps pauvres à l’instar de la Chine et du Brésil, aujourd’hui émergents, ont tous connu un développement à vitesse Grand V en un temps record grâce aux  choix audacieux des grands leaders de ces nations qui ont choisi et inventé un modèle de développement adapté pour leur pays.

Le Brésil est aujourd’hui une puissance émergente. Il se classe  parmi les dix premières économies du monde. L’agriculture a beaucoup contribué à cet essor de même que les réformes radicales qui ont stimulé son développement. L’État brésilien a beaucoup subventionné son agriculture dans les années 80, ce qui a permis l’exploitation de grandes superficies culturales avec pour conséquences : la mécanisation de l’Agriculture et la diminution du coût de production.  La surproduction qui en découle va favoriser l’essor des industries de transformation des produits agricoles. Tout ceci a entrainé l’apparition d’une importante classe moyenne dont la croissance de la consommation va booster l’économie dans les autres secteurs d’activité.

Quant à la Chine, elle est aujourd’hui, un pays intermédiaire, bien loin de la grande pauvreté qui l’avait caractérisée. La priorité a été donnée à de grandes réformes dans 4 secteurs principaux suivants: l’agriculture, l’industrie, l’armée et les techniques. A partir de 1984, les mouvements de regroupement d’entreprises s’amplifient dans presque tous les domaines. Les entreprises, les paysans, voire les marchands ont été encouragés à se regrouper pour mettre leurs ressources en communs et être plus concurrentiels face au monde. Le but est d’accroître la productivité,  de créer des emplois, de réduire les coûts de production, d’améliorer le niveau de vie des habitants et de moderniser l’appareil productif en ayant recours à l’importation de technologies. Aujourd’hui, ces décisions ont porté des fruits.

Pendant ce temps, l’Afrique, mon continent se cherche. Elle se cherche dans l’aide au développement, dans les politiques d’ajustement structurel, dans les OMD, etc. qui  sont tous des initiatives venant de l’extérieur guidées par les intérêts du donateur.  Toutes ses initiatives ont tous connu des échecs et 2015 nous en dira long sur les OMD. Les prêts internationaux sont aussi inefficaces avec des gouvernements corrompus ayant un goût prononcé pour le détournement des biens publics. Face à cette situation, les pays africains se sont lourdement endettés ce qui leur à valu pour beaucoup d’entre eux, le nom de PPTE: « Pays Pauvres Très Endettés » qu’ils n’hésitent pas à soulever fièrement comme un butin de guerre.  

Or, comme les deux pays cités plus haut, l’Afrique peut aussi inventer son développement en se basant sur son histoire, sa culture, ses ressources naturelles et humaines. Car, aucun pays ne peut prétendre se développer uniquement avec des financements extérieurs.

En effet, l’Afrique est un continent « béni » de Dieu et ceci s’explique par l’existence sur ce continent au 21ème  siècle de peuples vivant de la cueillette. Les recherches nous ont montré qu’en réalité, l’Afrique est le continent le plus riche du monde grâce à ses matières premières qui sont d’ailleurs très convoitées. C’est ce qui explique les guerres incessantes que nous constatons un peu partout sur le continent.

escargots
escargots

 

Des recherches approfondies sur ce sujet ont permis à l’ONG ASDI-Togo d’aller à la racine de nos civilisations pour réinventer un concept qui fait parti intégrante de l’identité africaine ; il s’agit de  l’« ENTRAIDE ».

De nos jours encore, l’ « Entraide » est pratiquée dans beaucoup de villages et cantons et s’observe souvent dans des groupes de jeunes agriculteurs, de femmes lors de l’exécution des travaux champêtres tels que le défrichage, le sarclage et la récolte mais aussi et surtout lors de l’organisation des célébrations de mariage, des cérémonies du 8ème Jour, des fêtes traditionnelles et des funérailles. Les avantages de ce système sont nombreux : le gain de temps, la rapidité de l’exécution de l’activité, la quantité et la qualité du travail abattu sans oublier le partage des risques liés à l’activité etc.

Présentation d’ENTRAIDE selon l’ASDI

ENTRAIDE est un projet de mobilisation de la jeunesse pour la création de groupes de solidarité en vue de la mise en commun des compétences et des fonds pour la promotion et la création d’entreprises. Ce projet a pour cible principale, les fonctionnaires, les entrepreneurs, les  conducteurs de taxi motos, les conducteurs de taxi, les commerçants, les diplômés sans emploi, les paysans et la diaspora regroupés en trois catégories à savoir: les Financiers ou actionnaires, les demandeurs d’emploi et les selfs Entrepreneurs.

* Les Financiers ou Actionnaires: se sont des personnes disposant de moyens financiers ou pouvant en mobiliser et voulant se lancer dans l’entrepreneuriat mais n’ayant pas de temps matériel nécessaire et/ou de projets concrets.  Ils peuvent adhérer à ENTRAIDE et devenir actionnaires d’un ou plusieurs projets au profit des jeunes diplômés en quête d’emploi dans un cadre légal et sécurisé.

*Les Demandeurs d’emploi: Ce sont des jeunes diplômés sans emploi ou en quête d’emploi plus rémunérateurs qui adhèrent à entraide dans le but de bosser sur un projet financé.

*Les Selfs Entrepreneurs: Ce sont des personnes à revenus moyens ou faibles qui s’engagent à rassembler des fonds nécessaires sur un période donnée pour la réalisation d’un projet spécifique ou pour devenir actionnaire et qui décident de cotiser quotidiennement selon des profils de produits bien définis dans le but d’atteindre leur objectif.

 

Qui peut intégrer Entraide et comment faire ?

ENTRAIDE est ouvert à toute personne désireuse d’entreprendre ou d’encourager l’entrepreneuriat à participer au développement du pays en finançant ou en sponsorisant une ou plusieurs entreprises créées par ENTRAIDE. Pour cela il suffit de remplir la fiche d’inscription, de payer le droit d’adhésion et de fournir les documents nécessaires.

 

QUELQUES PROJETS

1. Élevage du porc 

2. Élevage de poules pondeuses

3. Élevage et abatage de poulet de chaire et autres.

4. Production de Maïs à grande échelle

5. Production à grande échelle de manioc

6. Production du piment et gingembre

7. Production et transformation de la citronnelle

8. Transformation du maïs, soja, manioc et autres

9. Production du soja à grande échelle

10. Élevages des escargots

11. Construction de cité et hôtel s’inspirant de l’architecture africaine

12. Production de riz dans les zones de bas fond etc.


 

Les avantages de ce système

Mobilisation des ressources intérieures du pays pour financer le développement

Mise en valeur des terres cultivables

Développement de grandes superficies culturales

Mécanisation de l’agriculture

Augmentation du rendement

Dégagement d’un excédant de production

Développement des industries de transformation

Forte efficacité et grandes capacité à créer des emplois décents et durables

Développement rapide d’une classe moyenne entrainant une augmentation de la consommation intérieur des biens et un taux élevé de l’épargne national.

Augmentation rapide du PIB

Décollage économique de l’Afrique.

 

Exemple concret

Dix jeunes (10) décident de financer un projet de production du maïs combiné à celui du manioc. Ils sont rassemblés par entraide qui met à leur disposition un terrain agricole à louer. Ces dix jeunes décident de cotiser chacun 200.000F CFA ce qui revient à 2.000.000de FCFA pour le groupe. La terre mise à leur disposition à une superficie de 20 hectares ce qui revient à 2 hectares par personnes. Avec les 2.000.000 de Francs, ENTRAIDE loue un tracteur pour dessoucher et labourer les 20 hectares en 10 jours. Il y a ici mécanisation et un gain de  temps par rapport au travail manuel. Les opérations de semi vont suivre dans les jours qui suivent et au final, notre groupe de jeunes ne dépensera que 1.730.000 francs pour toutes les activités jusqu’à la récolte du maïs.

Or, le rendement du maïs varie de 3 à 5 tonnes/hectares ; celui du manioc de 40 à 60 tonnes à l’hectare.

La production des 20hectares tournerait en moyenne au tour de 80 tonnes pour le maïs et celui du manioc au tour de 1000 tonnes.

Calculons dont la rentabilité annuelle :

Pour le maïs la tonne vaut : 160.000F F CA

Celui du manioc est de : 80.000 F CFA

Recette pour le maïs : 12.800.000 F CFA

Recette pour le manioc : 80.000.000 F FA

Recette total : 92.800.000 F CFA

Recette net : 86.500.000 F CFA

 

Ce projet est rentable quelque soit les simulations sur le prix de la tonne du maïs ou du manioc. Les jeunes ayant investi dans ce projet peuvent se retrouver chacun avec plus de 5.000.000 F CFA à la fin de l’année. Alors n’hésiter pas à rejoindre ENTRAIDE Togo pour fructifier votre argent ou pour contribuer au développement de notre cher pays le TOGO.

Si vous voulez aider le Togo, soutenez ENTRAIDE Togo.

NB : Bientôt, il y aura entraide France, entraide Belgique etc. restez à l’écoute !!!!

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komi fiagan DOGBLE
Géographe, agro-entrepreneur et coordinateur de l'Association Gbodemefe qui est spécialisée dans la création et gestion des fermes agricoles. Moi même je réponds au nomme de Komi Fiagan DOGBLE.

7 commentaires sur “Quel modèle de développement pour l’Afrique ?

  1. merci cher pascal d’avoir lu mon blog. Nous avons ensemble pris conscience de l’importance de l’agriculture et s’il plait à Dieu le développement et le bien être souhaiter suivra. De plus, j’ai vu ton article c’est cool.

    Fiagan

  2. Bonsoir monsieur Attila
    je suis touché que vous ayez lu mon blog. je serai aussi heureux de travailler avec vous je réponds au +228 91 81 86 09/ +228 99 74 52 21

    merci Fiagan

  3. Estimado Hervé, faço esse comentário em português para chamar a sua atenção para entender melhor o que se passou no Brasil e o que se passa. O português do Brasil é muito importante para quem quer discutir modelo de desenvolvimento para a África. Não existe nenhum país com maior influência africana do que o Brasil. Temos mais influência africana que a própria África do Sul. E não podemos considerar o nosso modelo de desenvolvimento confiável e muito menos recomendável para a África. Será que existe um modelo de desenvolvimento para a África? Sim existem alguns especialistas interessados em definir rumos, pois a diversidade é muito grande, territorial, histórica, de legado, e de idiomas cultuaras…nada comparável com qualquer país da América Latnia. Dê uma lida no livro de Mario Mendes Jr. « Procura-se um negro para salvar o planeta ». Lá existem pistas para a discussão sobro como procurar perquntas certas para as questões da África. As respostas e as propostas não serão únicas e nem com esse simplistmo que está sendo apresentado. Sobre o desenvolvimento do Brasil você está muito mal informado! Um abraço e sucesso em seu trabalho.

  4. Bonjour,
    je suis le directeur exécutif de l’ONG LE VRAI CEP TOGO. Nous travaillons dans entrepreneuriat urbain et rural.
    J’aimerai avoir vos contacts afin qu’on puisse s’échanger.
    xxxxxxxxxx
    Merci

  5. Bonjour,

    Je viens de lire votre blog qui m´a beaucoup inspiré. Je pense c´est á nous de choisir les models de base du dévelopement de l´Afrique. Nous venons de mettre sur place ce projet qui peut aider surtout l´Afrique á mieux se developer
    Voici le lien du projet en englais. La version francaise va suivre:
    http://www.developmentaidsupport.org

    Vous pourriez toutefois partager ce projet avec des ONGs ou individus qui seront intéressés.
    Merci beaucoup

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