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Les revers de la micro finance : microfinance Agar rends-moi ma moto

haojue escort
Haojue escort

Demandez aux jeunes Togolais, ils vous le diront. En dépit des difficultés pécuniaires, nous rêvons tous d’une belle moto, une toute nouvelle moto. J’ai donc décidé d’être à la mode. Ce n’est pas moi le plus paumé de tous. Malgré le chômage et la galère ambiante, j’ai décidé de serrer la ceinture, devenir gringalet s’il le faut. Pourvu que je cotise pour m’offrir une moto.
Comme l’argent est le plus convoité des acquis, il me faut le protéger, le conserver de toutes autres mains, à l’abri de tous autres besoins et surtout de la faim du lendemain. Mon ami Samson, agent de Coopec Agar  (Action génération avenir radieux), me revendit les avantages de l’épargne et m’a promis un prêt pour acquérir ma moto. J’ai fini par céder, malgré les mauvais souvenirs que je garde des microfinances , j’ai perdu huit mille francs CFA avec la micro finance IHD. Cette microfinance a fait faillite).

billets de banque CFA
Billets de banque CFA

Il me céda un carnet de tontine. Je pris sur moi de suivre coûte que coûte la mise de cinq cents francs CFA) journalière. Que ce fut difficile ! Tant de jours sans pain. Et me voilà habitué à la faim. On dit souvent que l’appétit vient à mangeant. Moi je vous dis le goût d’épargne vient en rêvant à ses usufruits. J’épargnais tout. J’ai mis un point à tous mes désirs charnels et j’ai réglementé ma cotisation dominicale. Je mangeais peu. Je refusais des visites coquines, car toute visite d’une dulcinée nécessite des dépenses fortuites.
Il me faut atteindre coût que coût deux cent mille francs CFA, pour bénéficier d’un prêt. Lequel multipliera par trois cette somme pour m’offrir ma moto Escort en plus de l’immatriculation. En cinq mois, c’est-à-dire en juin de cette année, mon compte était crédité d’une somme de 125 000 F CFA. Il me restait selon mes estimations 3 mois, pour être détenteur d’une moto Escort.

Tout allait pour le mieux. Un jeudi matin, j’ai dû aller pour Asdi, une association dont je suis le chargé de communication, à Kpalimé. L’après-midi, Samson me sonna et me somma de venir avant 17 h retirer ma somme. Tshiééé !!! C’est encore quelle histoire ? Il sonnait à ma montre 15 h 43. Comme Kpalimé est à deux heures de route de Lomé et qu’il était tard  je ne pouvais pas revenir. Je rappelai néanmoins Samson. Il me confia tout confus qu’ « il semblerait que leurs microfinances fassent faillite ».
Dès le lundi à 7 heures, nous nous pointâmes par millier au bureau de la microfinance Agar. Il était fermé. Deux, trois jours, nous ne vîmes personne. La foule s’attaqua aux agents de tontine. Moi, j’ai décidé d’attenter un procès à la microfinance. Mais qui suis-je moi ? Que pourrais-je faire ? J’ai juste appris par Samson, que le DG de la micro finance Agar est en prison et que l’affaire se réglera bientôt. J’ai eu de la peine, pas pour moi, mais pour ses bonnes dames, combattantes du quotidien pour un pain sans beurre et qui malgré tout épargnent pour des buts plus importants. Moi, j’ai broyé du noir pendant un bon moment. Puis, j’ai décidé de donner ma langue au chat.

Agriculture: une solution contre la pauvreté

vie au Togo de coopération Togo
vie au Togo de coopération Togo

Selon le rapport général World Happiness Report 2013, le Togo est l’un des pays les moins heureux au monde. Ils sont 72% de la population togolaise à être pauvre. Le taux de sous-alimentions est de 16,5% en 2011 pour, une population d’un peu plus de 7 millions d’habitants. Cette population est composée d’une forte jeunesse. Le taux de chômage et de sous emplois était estimé à 33,8% en 2011 selon l’ONU. Bien que le pays soit en chantier et que tous les secteurs soient prioritaires, l’agriculture doit être la priorité car, elle occupe la majorité de la population. Cette population agricole est malheureusement la plus pauvre. Il ne fait donc l’ombre d’aucun doute, que l’agriculture est un secteur qui peut fortement contribuer à la réduction du chômage et de la pauvreté. Ainsi l’agriculture devrait et doit devenir la priorité des priorités.

Le Togo a un réel avantage naturel pour l’agriculture. Tout d’abord, sa position géographique en bordure de mer dans le sud de l’Afrique occidental. Ensuite, son climat tropical avec deux saisons pluvieuses en sont les preuves. La terre est naturellement fertile, avec une importante population agricole travailleuse.

kongocentral: agriculture mécanisée
kongocentral: agriculture mécanisée

Cependant, le retard technologique (absence d’engins motorisés et de semences améliorées), l’instabilité politique des années 90 et le manque d’infrastructures de désenclavement sont les facteurs qui ont concouru au ralentissement de la production agricole. Le problème relatif aux semences améliorées est en partie résolu par l’ITRA (Institut Togolaise de Recherches Agronomiques). Ce dernier met désormais ces semences à la disposition des paysans. Il reste alors l’épineux problème de mécanisation agricole qui doit être précédée et accompagnée par une formation agricole adaptée. La résolution de ce problème peut passer par la mise à disposition des agriculteurs, d’au moins 5 tracteurs par préfecture destinés à la location. Avis donc à vous investisseurs !!!

En effet, aujourd’hui, l’agriculture nourrit difficilement son homme. Au même moment, la majorité de la jeunesse manque d’emploi. La population mange mal. Et l’IDH (Indice de Développement Humain) est très faible. Cette situation de manque et de pauvreté va plonger la population dans une léthargie poussant à croire à une malédiction qui s’accolerait à leur sempiternelle pauvreté depuis quelques deux décennies.
Or, la pauvreté n’est pas une malédiction en soi. C’est un état d’esprit et de comportement à corriger.
Comme solution durable aux problèmes, l’État togolais a lancé des pléiades de projets. Nous pouvons citer entre autres, le Provonat pour aider les jeunes sans-emploi à avoir de l’expérience professionnelle; le FAIEJ (Fonds d’Appui à l’Initiative Économique des Jeunes) pour financer les projets surtout agricoles; et tout dernièrement le programme « Togo vision 2030 » pour une vision globale du développement à l’horizon 2030. Outre les projets étatiques, les ONG et Associations ont aussi leur plan d’action pour extirper le pays de la pauvreté. C’est ainsi que l’Action Sociale pour le Développement Intégral (ASDI), une Organisation Non Gouvernementale a lancé le projet « Entraide ». Il s’agit d’un projet de mobilisation de la jeunesse. Il vise à créer des groupes de solidarité, en vue de la mise en commun des compétences et des fonds pour la promotion et la création d’entreprises viables et rentable.
Et vous, que faites-vous quel est votre apport pour le développement du pays ? Partagez-le avec nous.

Quel modèle de développement pour l’Afrique ?

 

maïs
maïs

 

Hier encore, je m’en souviens,  dans les années 80, la Chine et le Brésil aussi étaient appelés comme les nôtres, des « pays en voies de développement » ou « pays pauvres ». D’ici là, les eaux ont coulé sous le pont. Et contrairement à nos pays africains, ces deux pays sont arrivés à se faire une place au soleil et sont désormais appelés « pays émergents ». Quels modèles de développement ont-ils utilisé ? Comment l’Afrique peut-elle aussi leur emboîter le pas ?

Comme nous pouvons tous le constater, certains pays entre temps pauvres à l’instar de la Chine et du Brésil, aujourd’hui émergents, ont tous connu un développement à vitesse Grand V en un temps record grâce aux  choix audacieux des grands leaders de ces nations qui ont choisi et inventé un modèle de développement adapté pour leur pays.

Le Brésil est aujourd’hui une puissance émergente. Il se classe  parmi les dix premières économies du monde. L’agriculture a beaucoup contribué à cet essor de même que les réformes radicales qui ont stimulé son développement. L’État brésilien a beaucoup subventionné son agriculture dans les années 80, ce qui a permis l’exploitation de grandes superficies culturales avec pour conséquences : la mécanisation de l’Agriculture et la diminution du coût de production.  La surproduction qui en découle va favoriser l’essor des industries de transformation des produits agricoles. Tout ceci a entrainé l’apparition d’une importante classe moyenne dont la croissance de la consommation va booster l’économie dans les autres secteurs d’activité.

Quant à la Chine, elle est aujourd’hui, un pays intermédiaire, bien loin de la grande pauvreté qui l’avait caractérisée. La priorité a été donnée à de grandes réformes dans 4 secteurs principaux suivants: l’agriculture, l’industrie, l’armée et les techniques. A partir de 1984, les mouvements de regroupement d’entreprises s’amplifient dans presque tous les domaines. Les entreprises, les paysans, voire les marchands ont été encouragés à se regrouper pour mettre leurs ressources en communs et être plus concurrentiels face au monde. Le but est d’accroître la productivité,  de créer des emplois, de réduire les coûts de production, d’améliorer le niveau de vie des habitants et de moderniser l’appareil productif en ayant recours à l’importation de technologies. Aujourd’hui, ces décisions ont porté des fruits.

Pendant ce temps, l’Afrique, mon continent se cherche. Elle se cherche dans l’aide au développement, dans les politiques d’ajustement structurel, dans les OMD, etc. qui  sont tous des initiatives venant de l’extérieur guidées par les intérêts du donateur.  Toutes ses initiatives ont tous connu des échecs et 2015 nous en dira long sur les OMD. Les prêts internationaux sont aussi inefficaces avec des gouvernements corrompus ayant un goût prononcé pour le détournement des biens publics. Face à cette situation, les pays africains se sont lourdement endettés ce qui leur à valu pour beaucoup d’entre eux, le nom de PPTE: « Pays Pauvres Très Endettés » qu’ils n’hésitent pas à soulever fièrement comme un butin de guerre.  

Or, comme les deux pays cités plus haut, l’Afrique peut aussi inventer son développement en se basant sur son histoire, sa culture, ses ressources naturelles et humaines. Car, aucun pays ne peut prétendre se développer uniquement avec des financements extérieurs.

En effet, l’Afrique est un continent « béni » de Dieu et ceci s’explique par l’existence sur ce continent au 21ème  siècle de peuples vivant de la cueillette. Les recherches nous ont montré qu’en réalité, l’Afrique est le continent le plus riche du monde grâce à ses matières premières qui sont d’ailleurs très convoitées. C’est ce qui explique les guerres incessantes que nous constatons un peu partout sur le continent.

escargots
escargots

 

Des recherches approfondies sur ce sujet ont permis à l’ONG ASDI-Togo d’aller à la racine de nos civilisations pour réinventer un concept qui fait parti intégrante de l’identité africaine ; il s’agit de  l’« ENTRAIDE ».

De nos jours encore, l’ « Entraide » est pratiquée dans beaucoup de villages et cantons et s’observe souvent dans des groupes de jeunes agriculteurs, de femmes lors de l’exécution des travaux champêtres tels que le défrichage, le sarclage et la récolte mais aussi et surtout lors de l’organisation des célébrations de mariage, des cérémonies du 8ème Jour, des fêtes traditionnelles et des funérailles. Les avantages de ce système sont nombreux : le gain de temps, la rapidité de l’exécution de l’activité, la quantité et la qualité du travail abattu sans oublier le partage des risques liés à l’activité etc.

Présentation d’ENTRAIDE selon l’ASDI

ENTRAIDE est un projet de mobilisation de la jeunesse pour la création de groupes de solidarité en vue de la mise en commun des compétences et des fonds pour la promotion et la création d’entreprises. Ce projet a pour cible principale, les fonctionnaires, les entrepreneurs, les  conducteurs de taxi motos, les conducteurs de taxi, les commerçants, les diplômés sans emploi, les paysans et la diaspora regroupés en trois catégories à savoir: les Financiers ou actionnaires, les demandeurs d’emploi et les selfs Entrepreneurs.

* Les Financiers ou Actionnaires: se sont des personnes disposant de moyens financiers ou pouvant en mobiliser et voulant se lancer dans l’entrepreneuriat mais n’ayant pas de temps matériel nécessaire et/ou de projets concrets.  Ils peuvent adhérer à ENTRAIDE et devenir actionnaires d’un ou plusieurs projets au profit des jeunes diplômés en quête d’emploi dans un cadre légal et sécurisé.

*Les Demandeurs d’emploi: Ce sont des jeunes diplômés sans emploi ou en quête d’emploi plus rémunérateurs qui adhèrent à entraide dans le but de bosser sur un projet financé.

*Les Selfs Entrepreneurs: Ce sont des personnes à revenus moyens ou faibles qui s’engagent à rassembler des fonds nécessaires sur un période donnée pour la réalisation d’un projet spécifique ou pour devenir actionnaire et qui décident de cotiser quotidiennement selon des profils de produits bien définis dans le but d’atteindre leur objectif.

 

Qui peut intégrer Entraide et comment faire ?

ENTRAIDE est ouvert à toute personne désireuse d’entreprendre ou d’encourager l’entrepreneuriat à participer au développement du pays en finançant ou en sponsorisant une ou plusieurs entreprises créées par ENTRAIDE. Pour cela il suffit de remplir la fiche d’inscription, de payer le droit d’adhésion et de fournir les documents nécessaires.

 

QUELQUES PROJETS

1. Élevage du porc 

2. Élevage de poules pondeuses

3. Élevage et abatage de poulet de chaire et autres.

4. Production de Maïs à grande échelle

5. Production à grande échelle de manioc

6. Production du piment et gingembre

7. Production et transformation de la citronnelle

8. Transformation du maïs, soja, manioc et autres

9. Production du soja à grande échelle

10. Élevages des escargots

11. Construction de cité et hôtel s’inspirant de l’architecture africaine

12. Production de riz dans les zones de bas fond etc.


 

Les avantages de ce système

Mobilisation des ressources intérieures du pays pour financer le développement

Mise en valeur des terres cultivables

Développement de grandes superficies culturales

Mécanisation de l’agriculture

Augmentation du rendement

Dégagement d’un excédant de production

Développement des industries de transformation

Forte efficacité et grandes capacité à créer des emplois décents et durables

Développement rapide d’une classe moyenne entrainant une augmentation de la consommation intérieur des biens et un taux élevé de l’épargne national.

Augmentation rapide du PIB

Décollage économique de l’Afrique.

 

Exemple concret

Dix jeunes (10) décident de financer un projet de production du maïs combiné à celui du manioc. Ils sont rassemblés par entraide qui met à leur disposition un terrain agricole à louer. Ces dix jeunes décident de cotiser chacun 200.000F CFA ce qui revient à 2.000.000de FCFA pour le groupe. La terre mise à leur disposition à une superficie de 20 hectares ce qui revient à 2 hectares par personnes. Avec les 2.000.000 de Francs, ENTRAIDE loue un tracteur pour dessoucher et labourer les 20 hectares en 10 jours. Il y a ici mécanisation et un gain de  temps par rapport au travail manuel. Les opérations de semi vont suivre dans les jours qui suivent et au final, notre groupe de jeunes ne dépensera que 1.730.000 francs pour toutes les activités jusqu’à la récolte du maïs.

Or, le rendement du maïs varie de 3 à 5 tonnes/hectares ; celui du manioc de 40 à 60 tonnes à l’hectare.

La production des 20hectares tournerait en moyenne au tour de 80 tonnes pour le maïs et celui du manioc au tour de 1000 tonnes.

Calculons dont la rentabilité annuelle :

Pour le maïs la tonne vaut : 160.000F F CA

Celui du manioc est de : 80.000 F CFA

Recette pour le maïs : 12.800.000 F CFA

Recette pour le manioc : 80.000.000 F FA

Recette total : 92.800.000 F CFA

Recette net : 86.500.000 F CFA

 

Ce projet est rentable quelque soit les simulations sur le prix de la tonne du maïs ou du manioc. Les jeunes ayant investi dans ce projet peuvent se retrouver chacun avec plus de 5.000.000 F CFA à la fin de l’année. Alors n’hésiter pas à rejoindre ENTRAIDE Togo pour fructifier votre argent ou pour contribuer au développement de notre cher pays le TOGO.

Si vous voulez aider le Togo, soutenez ENTRAIDE Togo.

NB : Bientôt, il y aura entraide France, entraide Belgique etc. restez à l’écoute !!!!

Ressources naturelles et agriculture: une Afrique émergente d’ici 2025

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ph: denning-interview-1_1

L’espoir, voilà ce qui nous fait vivre mieux survivre. Chacun de nous dans la vie fait des plans pour son avenir c’est-à-dire pour le lendemain car ne dit on pas que gouverner c’est prévoir ? Ainsi l’Afrique, mon Afrique à la veille  de l’an 2025 va croire à un avenir meilleur, à un destin autre que celui dévastateur, calamiteux,  déshonorable  que les pessimistes et les analystes même les plus érudits pourraient s’adonner. Dans ce développement, nous verrons une nouvelle Afrique, celle des optimistes, l’Afrique de ceux qui ne baissent pas les bras. Cette Afrique qui  ne néglige pas les réalités, les clichés, les boulets. Mais  cette Afrique qui s’érige sur ces  manquements, s’insurge  contre les fatalités et les calamités, bref ces réalités, ces clichés et ces boulets. Un continent qui fait face triomphalement  aux défis environnementaux dans une meilleure gestion des ressources naturelles, ce qui conduira forcement au développement agricole assurant ainsi une sécurité alimentaire à ses enfants meurtris par des décennies de peines et qui comme des phœnix, renaissent de leurs cendres. C’est un continent qui a accepté le changement climatique mieux, le contrôle. Cette Afrique, c’est mon Afrique. C’est ton Afrique. C’est notre Afrique.

L’Afrique est bénie. Elle est généreusement douée de ressources. Nous avons entre autres, des terres productives et  des richesses naturelles précieuses renouvelables comme l’eau,  des forêts et des poissons et d’autres tout autant précieuses mais non renouvelables comme le charbon, le  gaz,  le pétrole et  d’autres minéraux. Ces ressources naturelles sont la charpente de l’économie mondiale et de nombre de pays du continent. Elle constitue le plus important moyen de subsistance pour nos habitants aujourd’hui majoritairement pauvres, vivant en zone rurale ou urbaine ; s’adonnant légalement ou clandestinement à la jouissance des ces ressources. Nous osons croire qu’avec une bonne gestion de ces ressources, l’Afrique endiguera la pauvreté de manière définitive car selon les économistes, le continent n’aurait besoin que d’une croissance minimum de 7 % pour ce fait. Je crois dès 2020 à une Afrique transparente, c’est-à-dire cette Afrique qui fera de la transparence dans l’exploitation de ces ressources son outil de travail. Car, toute  l’Afrique, c’est-à-dire tous les états, prendront des mesures pour une gestion responsable et durable de leurs patrimoines naturels, entre autres, ils feront montre tant des dépenses que des recettes comme il en est au Ghana où, la loi sur la gestion des recettes pétrolières nationales rend obligatoire une déclaration trimestrielle des paiements et des volumes de production. Cette loi sera étendue sur tout le continent ainsi, des fonds que chaque état percevra à titre de droit de l’exploitation et de royalties seront  publiés. L’écologie sera au centre des préoccupations du continent  avec la protection des écosystèmes fragiles.

Bien avant l’échéance 2025, nous voyons chacun des pays africains se doter d’une seule et même législature  élaborée pas des politiques que nous accusons  aujourd’hui véreux et corrompus mettant en place des lois pour la protection des droits et les intérêts des africains et africaines, et plus   particulièrement de ceux et celles qui vivent dans la pauvreté notamment dans les zones d’extractions minières. Il est à noter que d’ores et déjà, l’extrême pauvreté est en recul. A pas de géant, nous voyons le continent  progresser vers les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). C’est dans cette optique que plusieurs pays africains très pauvres, dont le Malawi, la Sierra Leone, le Niger et l’Éthiopie, ont dernièrement considérablement réduit les inégalités de revenus. Dire que cette échéance est à venir. Nous, nous pouvons voir ces pays en 2025 constitués  à plus de soixante pour-cent  (60%) de classes moyennes à la brésilienne  et ceci entre autres grâce à une bonne gestion des ressources. Il est temps pour l’Afrique de changer la donne, de prendre le poil de la bête. Que ces acteurs le fassent pour leurs populations classées plus pauvres au monde, affublées des nominatifs péjoratifs, que l’équité soit l’apanage de notre continent. Seules cette équité et la transparence  feront bénéficier à tous et à toutes les revenues de nos ressources. Nous sommes certains que nos ressources naturelles sont un moteur essentiel de la croissance et du développement. Et comme tous les acteurs, nous nous accordons à reconnaître que l’agriculture africaine présente un  énorme potentiel de croissance grâce à  l’abondance de ses ressources naturelles, à savoir les terres et l’eau.

L’agriculture est  essentielle pour la croissance de la majorité des pays du continent. Elle s’est avérée indispensable à la réduction de la pauvreté et pour assurer la sécurité alimentaire. Conscient de ce fait, l’Union Africaine  avec les nouveaux  partenariats pour le développement de l’Afrique, ont collaboré pour mettre sur pied un programme pour le développement de l’agriculture en Afrique et encouragé les pays à consacrer davantage de moyens financiers au développement agricole.  Pour mieux coordonner leurs efforts, les pays du continent se sont regroupés dans des organisations régionales et sous- régionales plus solides, tant au niveau politique (comme la CEDEAO en Afrique de l’ouest) que dans le domaine de la recherche agricole (comme la Fondation africaine pour les technologies agricoles AATF), en promouvant une utilisation accrue des innovations existantes, en facilitant l’accès aux connaissances et en améliorant la coordination des programmes de recherche agricole aux niveaux national, régional et international. Ce développement permettra d’améliorer la productivité rurale durable et d’accroître la valeur nutritive des produits agricoles. Quant aux partenaires au développement de l’Afrique, ils ont indiqué eux aussi leur volonté de répondre à l’appel lancé par l’Afrique. Cette intention en vue  de fournir du soutien technique et financier a été affirmée sans langue de bois lors des réunions de  Gleneagles, de l’ONU, par le biais de la Commission pour l’Afrique. Enfin, tout comme les dirigeants africains, les institutions régionales et les partenaires du développement,  sont plus résolus  tant en paroles qu’en actes pour un soutien continu pour le développement agricole et rural. Car ils savent tous que, l’agriculture joue un rôle central pour la croissance économique du continent et ils ont assisté avec admiration à l’émergence de l’Asie, laquelle fut d’abord agricole. Elle contribue à un tiers du produit intérieur brut (PIB) et représente plus de deux tiers de la population active dans certains pays d’une part. D’autre part, à l’agriculture sont liées des questions de sécurité alimentaire indispensables pour tenir tête aux changements climatiques. Ces tendances positives ont accéléré la croissance économique et agricole par habitant et réduit le nombre de pauvres dans les pays où l’expansion a été la plus rapide. Nous  voyons en 2025, l’agriculture africaine plus forte que toutes autres au monde. Comme tout le continent semblait le faire avec zèle, nous pouvons croire à un  renforcement des politiques agricoles, d’une gestion efficace et pérenne des ressources naturelles pour assurer une utilisation à la fois durable et rentable des ressources foncières, halieutiques et forestières. Nous pouvons croire aux renforcements de la bonne gouvernance dans le secteur agricole, avec une facilité de l’évolution d’une agriculture basée sur des petites fermes vers une agriculture familiale viable commercialement et durable. L’Afrique fera montre d’une cohérence entre politiques agricoles régionales et nationales ainsi que la promotion de partenariats entre secteurs publics et privés. Les agriculteurs seront en coopératives et en associations professionnelles, afin de renforcer leurs capacités à participer à la formulation et à la mise en œuvre des politiques; pour faciliter des ressources et intégrations de l’agriculture dans tous les programmes de développement aux niveaux national, régional voire continental. Et  enfin, on assistera à des élaborations des politiques, des stratégies et des budgets de développement cohérents. Avec une amélioration du fonctionnement des marchés régionaux des produits agricoles pour permettre l’accès à des marchés rémunérateurs et garantir aux consommateurs la sécurité des produits. L’émergence et l’imposition de l’Afrique au monde dans le domaine agricole ne seront plus des hypothèses mais des réalités palpables et ce n’est qu’une question de temps. Il s’agit notamment de faciliter l’accès physique aux marchés, d’exploiter des débouchés commerciaux ainsi que d’établir des cadres juridiques et réglementaires appropriés notamment en matière de mesures sanitaires et phytosanitaires pour garantir la vente de nos produits et l’authenticité de nos alimentations. Nous voyons en 2025, la place importante du secteur de l’élevage qu’il soit de gros ou de petits bétails voire celui des volailles dans le monde. La révélation des maladies auxquelles font face nos animaux et des moyens de les combattre.

ph: investing-african-agriculture-2
ph: investing-african-agriculture-2

Loin de nous toutes idées de contre dire le Groupe Intergouvernemental d’Experts pour l’étude du changement Climatique (GEIC), nous jeunes étudiants africains croyons fort que même si la pluviométrie diminuait nous trouverons de l’eau pour notre agriculture et avec toutes ces propositions et ces avancées notables, la pauvreté sera boutée hors de l’Afrique car la sécheresse récurrente annoncée et redoutée n’aura point d’effet sur nous. Que le climat change, nous on s’accommode. Nous n’espérerons plus rien d’aucune organisation que se soit, d’aucun état aussi puissant et aussi riche qu’il soit, aucune aide au développement. Par contre l’Afrique se soutiendra mutuellement en cas de difficultés et des forces majeures. Nous ne refuserons pas par orgueil mais plutôt par abondance. De  ces vivres américains qu’on nous octroyait en cas de catastrophe, nous n’en aurons plus besoin. Il est tant que l’Afrique aussi soit au chevet des autres pays. Nous  pouvons voir par exemple la Somalie, l’Érythrée, l’Éthiopie offrir à leur tour en 2025 des vivres aux pays asiatiques voire Européens en proie à des catastrophes naturelles ou politiques. Nous en avons tant reçu à nous de donner en 2025. Car l’agriculture reviendrait au premier plan des préoccupations de l’Afrique au dépend de la politique. Adieu  aux problèmes de l’instabilité politique ! Adieu  la mauvaise gouvernance ! Adieu instabilité macroéconomique ! Adieu  présence limitée de l’Afrique sur les marchés mondiaux. Nous les voyons tous, ces marchés, nous appartenir en 2025. Tous ces maux ont fortement réduit notre croissance et il est temps de les combattre et nous y arriverons.

Nous pouvons voir l’Afrique de 2025 émaillée de routes bien bitumées desservant tous les coins et recoins de l’Afrique, reliant des pays entre eux, des villes entre elles des campagnes agricoles entre villes commerçantes. Nos moyens de communications seront les plus performants au monde. Nous pouvons voir l’électricité partout et en abondance alimenter nos campagnes comme on en voit au Ghana pays hôte, servant à l’irrigation de nos champs, alimentant nos usines de transformations. Soyez en sûrs, l’Afrique en est capable car nos ressources bien entretenues et gérées l’assumeront d’elles-mêmes. Plus de problème d’addition d’eau potable. S’il le faut, nous reprendrons et traiterons nos eaux usées et nous traiterons l’eau de mer  et en serviront pour l’irrigation s’il le faillait. Nous ne serons point les tous premiers à le faire et nous n’en serons pas moins les derniers. D’autres le font pourquoi pas nous ?

ph wezon: système d'irrigation gout à gout
ph wezon: système d’irrigation gout à gout

Les marchés financiers en général et la finance rurale en particulier seront développés et les taux d’épargne africains bien élevés.  Fini le choc mondial dont a fait face l’agriculture africaine et qui avait endormi un tant soi peu notre agriculture. Vivement 2025, notre agriculture sera maîtresse. Grâce aux prix mondiaux des produits alimentaires élevés, à une abondance de ces produits, et à une bonne organisation, les cours globaux des produits alimentaires, y compris les céréales et les oléagineux en valeur réelle, et les cours de produits de bases individuels feront la richesse de notre  cher continent.  La croissance agricole et économique dans son ensemble va dépasser la croissance démographique dans tous les pays et nous aurons des marges énormes à vendre.

L’Afrique de 2025 aura des fortes politiques sociales et environnementales.  Plus d’exode rural car chacun préférera son village riche et développé qu’une ville quelconque. L’immigration sera le cadet de nos soucis. Nous nous lancerons à la conquête de nos déserts. Le reboisement  remplacera le déboisement car il n’y aura plus l’utilisation de bois de chauffe. La désertification  qui touche 46 % de l’Afrique et affecte quelques 485 millions d’Africains, va contrairement aux prévisions  du GEIC régresser grâce à une politique de reboisement et de regain sur le désert.

Notre Afrique de 2025 est possible. Ce n’est point une vision optimiste ni une utopie à la Pangloss mais c’est bien quelque chose que nous pouvons et avons l’aptitude de réaliser. Loin de nous ces difficultés réalistes du quotidien que nous vivons et subissons. Cet essai est  en soi un rêve qui devrait être pour tous un but, un objectif, un leitmotiv, mieux un cap que nous devons et efforcerons d’atteindre à l’horizon 2025.  Nous en sommes capables. Nous avons déjà posé les jalons, il nous faut juste continuer sur cette lancée, améliorer les imperfections et les manquements, décider avec véhémence à tous les niveaux qu’il soit politique, économique et social de le vouloir et nous le pourrons. Chacun de nous devrait apporter sa pierre à la construction de cette Afrique moderne. L’Afrique, notre Afrique est le fleuron du monde, c’est l’avenir de l’humanité. D’ailleurs tous s’y affluent. Elle a tout. Elle peut tout. Puisqu’elle a les ressources qu’il faut. Donnons-nous cette chance de nous en sortir d’ici 2025. Ensemble boutons la faim hors de nos contrées.

 

 

Une fête inoubliable

crédit image: Yahoo
crédit image: Yahoo

C’était mes neuf ans. Je faisais la classe de CE2 (Cours Élémentaire Deuxième année). Nous étions avec notre père à son poste d’affectation à Wogba, un petit village de la préfecture de Vo. C’était notre troisième fête de nativité dans ce village. Les deux premières s’étaient suivies et  s’étaient ressemblées par faute de connaissance et d’intégration. Cette troisième était particulière, car, le père avait apporté de la capitale (lomé)  une télévision en blanc noir qu’on alimentait avec une batterie. J’humais la fête  en plein nez. Un sachet de riz était aussi dans les bagages. Mon grand frère qui, le premier, avait découvert le pot aux roses m’héla et me le montra discrètement. Nous fûmes euphoriques et nous partagions notre heureux évènement avec tous les copains du foot. Nous allons enfin alterner la pâte et le manioc. Enfin du riz. Un plat qui nous ait donné deux fois par an, Noel puis nouvel an. Je ne saurai vous dire avec exactitude à quoi est dû ce régime alimentaire digne des prisonniers. Peut être bien au misérable salaire que percevait mon instituteur de père ou à l’enclavement de cette zone. Puisque le prix des aliments dits de base comme le lait, le riz, le sucre subissaient une forte inflation allant de 50 à 1OO%. Et que dire des boissons importées, les prix décourageaient même les fortunés qui, comme les pauvres s’adonnaient au sodabi (boisson local). Bien que nous ayons pour ce grand moment comme toute boisson, une eau dont la potabilité est douteuse (eau de rivière), cette fête fut sublime. Ainsi, ils sont en ce moment des milliers de fonctionnaires de la république, oubliés au fin fond des forêts inaccessibles vivant de jour en jour cette vie de bagne avec leur famille. Moi, je ne vous oublie pas. Bon courage à vous et bonne fête de  nativité à toute la famille. Oups ! Je dévie.

Très tôt le matin du 25, je m’étais éveillé de moi-même, moi qui toujours me faisais prier de me lever et de me laver prit, malgré l’harmattan, mon bain pour paraitre exemplaire et rentrer dans les bonnes grâces du père… Noël. Je ne vous dirai pas ici que je courus sous le sapin pour chercher un carton en mon nom. Non ! En Afrique, mieux, nous les pauvres, nous n’avions guère besoin de grandes choses pour être heureux. De  plus l’argent des jouets, les parents préféreraient à raison l’utiliser pour des poissons afin de  nous éviter du rachitisme. Enfin, nous n’étions habitués à aucun cadeau si ce n’est de quoi grignoter, des biscuits. Et notre père, me remis mon sachet de biscuit. Au même moment, la mère qui s’était levée de bonnes heures préparait notre seul repas consistant de la journée du bon riz.

Mon grand frère et moi, s’assîmes à environ deux mètres du fourneau à bois, humant bouche ouverte narines dilatées, l’odeur de la sauce tout en nous  brulant la langue d’un piment imaginatif que nous essayâmes par des « tsuuu » d’évacuer. Et comme les chiens de Pavlov devant la nourriture, nous déglutîmes abondamment. Je vous épargne cette dégustation.

Après le repas, nous nous retrouvâmes. Une sarabande de gamins majoritairement composée des enfants d’instituteurs  tous dans nos complets (pantalon et chemise de même pagne) tous beaux, tous neufs. Nous gambadâmes  et bêlâmes en boucle « Pé milé dou Pé trova do » (C’est la fête, la fête est revenue) tel des cabris. Nous allâmes de maison d’instituteur en celle de directeur, de maison directeur en celle de la matrone, de maison de la matrone en celle d’encadreur agricole, de maison d’encadreur en celle du chef de village et de maison du chef pour nous retrouver dans la maison du Houno (féticheur) où, les poules saignées à blanc dormaient sur une pâte blanche et salée appelée dzogoli. Et nous, âmes innocentes et  cœurs d’enfants, nous nous régalâmes accompagnés des agbassivis (les adeptes) sans embûches ni préjugés.

Le soir, nous nous retrouvâmes tous à la mission catholique où nous rejouâmes tout autant que nous étions l’histoire de la naissance du messie sous le regard admiratif aussi bien de nos parents qui nous offrirent quelques pièces de 5 ou 1Of,  que du féticheur et de l’imam. Dans  une communion et dans une fraternité collective, tout le village se fédéra pour nous offrir enfants de tout horizon et de toute religion une grande paty (fête) dans la maison du chef. Je savoure en détails chaque instant de cette journée féerique à chaque noël.

Bonne fête à tous surtout aux enfants de Centrafrique et du Soudan du Sud.