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Quand la coopération internationale apporte du concret à la population : Cas de la GIZ

les facilitateurs ProFoPEJ 2016
Formation des artisans Kpalimé

La GIZ  (Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit) en français la coopération allemande m’a fait l’honneur ainsi qu’à une vingtaine d’autres jeunes de suivre une formation internationale de facilitateur sur la FODA (Formation en Développement d’Affaire), après une rigoureuse épreuve de sélection. Ceci,  dans le cadre de son programme ProFoPEJ (Programme de Formation Professionnelle et Emploi des Jeunes. Cette formation a eu lieu en Mars 2016 dans les locaux du programme sis à Bè Châteaux (Lomé). Elle a été dispensée par  Mme GHLELELA  Imen une experte tunisienne en andragogie et Mr KOMINA Tchaa Aboume Manager et directeur du cabinet d’expertise JGIK-EC.

C’est nanti d’une nouvelle approche de formation que nous nous lancés sur le terrain pour apporter du concret aux artisans, patrons d’entreprise, aux paysans et aux jeunes entrepreneurs. Nous avons une semaine pour leur apporter des connaissances manquantes pour leur pleine participation à l’émergence économique du pays.

formation des jeunes
formation des jeunes

Une section de formation  FODA  sur le terrain se déroule comme évoqué précédemment sur une semaine. Elle est prise en charge par la GIZ. Au cours de cette semaine, les participants découvrent par eux-mêmes à travers des études de cas, des jeux de rôles, la photolangage, des démonstrations … la vie d’un entrepreneur. Ils étudient aussi par les mêmes activités  leurs potentiels marchés tout en faisant une étude technique et financière minutieuse.

Notre nouvelle approche FODA est destinée à tous les niveaux.

Une section de formation regroupe 25 participants et est encadrée par 2 voire 3 facilitateurs. Un facilitateur sénior un facilitateur junior et un coach superviseur. A la fin de la section, nous facilitateurs faisons un travail de suivi dans la rédaction et dans la concrétisation des projets.

Ce qui est le plus à encourager, est que pour la journée mondiale de la femme rurale, une série de formation a été organisée par GIZ à travers son programme ProCIV (Programme Centre d’Innovations Vertes) en vue de financer des initiatives innovantes dans les campagnes togolaises. C’est dans ce contexte   que j‘étais en Juin COACH au côté des facilitateurs Mr AGBEKO Kokou Fritz et EDOH Abra Dzifa de l’ONG GRED Togo.

Les jeunes retenus pour être facilitateurs
Les jeunes retenus pour être facilitateurs

Aujourd’hui, ProFoPEJ et ProCIV ont formé en FODA près de 1 000 artisans, jeunes, patrons d’entreprises et paysans. Vivement que les autres ambassades emboitent le pas aux allemands en donnant la chance à la jeunesse togolaise en quête  d’emploi d’avoir des formations pratiques et usuelles afin d’aller exécuter sur le terrain leurs approches de développement.

Pourquoi et comment, nous organiser en Coopérative ?

isite d'ICAT Agou pour la création de SCOOPS Casa-Kondo
visite d’ICAT Agou pour la création de SCOOPS Casa-Kondo

Dans nos activités d’aide au monde rural, lesquelles ont pour pierre angulaire le Projet d’Assistance Technique et Économique au monde rural ; Nous nous sommes rendus accompagnés de nos animateurs locaux auprès des agriculteurs du grand Kloto. Pour d’abord, promouvoir une organisation professionnelle économique agricole et ensuite leur apporter nos conseils pouvant les amener à bénéficier des appuis de l’Institut de Conseil et d’Appui Technique (ICAT).
Malgré une générosité dans les efforts de ces agricultures, ils se permettent d’évoluer chacun de son coté. Or, nous savons que l’union fait la force. C’était la mission de l’Association Gbodemefe la semaine du 9 novembre : «Organiser le monde rural. » d’où la notion de  société coopérative.

Les formes de sociétés coopératives

Préalablement nommées groupements, les organisations des groupes d’activité dans le monde rural ont évolué avec l’uniformisation de L’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA). Cette loi de changement est adoptée à Lomé le 15 Décembre 2010, sous la Direction de la Formation, de la Diffusion des Techniques et des Organisations Professionnelles Agricoles (DFDTOPA) et l’Institut de Conseil et d’Appui Technique (ICAT) du Ministère de l’Agriculture de l’élevage et de la Pêche de la République togolaise, dans le cadre de la révision de l’ordonnance N°13 du 12 Avril 1967 portant statut de la coopération au Togo et ceci, conformément aux dispositions de OHADA.
A l’issu des travaux, il est convenu deux (2) coopératives possibles à savoir : Société Coopérative Simplifiée (SCOOPS) et la Société Coopérative avec Conseil Administration (COOP CA).

Comment les créer et quels sont les démarches ?

La Société Coopérative Simplifiée « SCOOPS »
Effectifs : Constituée par cinq (5) personnes physiques ou morales au moins.
Capital social : Un capital social dont, la valeur nominale est fixée par le statut et il est divisé en part sociales égales.
– Il est exigé un comité de gestion composé de 3 membres au plus et une commission de surveillance composée de 3 à 5 personnes physiques élues.

La Société Coopérative avec Conseil d’Administration «COOP-CA »
Effectifs : Constituée par quinze (15) personnes physiques ou morales au moins.
Capital social : il doit être totalement souscrit avant la tenue de l’Assemblée Générale constitutive. Les parts sociales représentent les apports en numéraires et sont libérées lors de la souscription d’1/4 au moins de la valeur nominale. La libération du surplus intervient dans un délai qui ne peut excéder 3 mois à compter de l’immatriculation.
– Il faut un conseil d’Administration composé de 3 membres au moins et 12 au plus, un conseil de surveillance composé de 3 à 5 personnes physiques élues.

Les pièces requises pour l’immatriculation

1.) Une demande d’immatriculation adressée à Monsieur le Directeur de la DFDTOPA
2.) Trois (3) copies des statuts
3.) Trois (3) copies du règlement intérieur;
4.) Trois (3) copies de la liste des membres du Comité de Gestion ou du Conseil d’Administration de la Société Coopérative ;
5.) Le procès-verbal de l’Assemblée Générale Constitutive, ou AGO/AGE avec la liste manuscrite signée par chaque participant;
6.) Une attestation de suivi technique de l’ICAT ou d’une ONG agréée contresigné par l’ICAT.
7.) Un compte d’exploitation prévisionnel annuel ;
8.) Un bilan d’ouverture ;
9.) Un tableau de souscription des parts sociales
10.) Une attestation d’ouverture de compte et de relevé de compte bancaire s’il y a lieu ;
11.) Copies des pièces d’identité des membres des organes élus (carte d’identité, carte d’électeur, passeport)
12.) Un casier judiciaire datant de moins de trois (03) mois pour les membres du conseil d’administration pour les COOP CA;
13.) Des frais d’étude de dossiers de 2500 FCFA pour les SCOOPS et de 7500 FCFA pour les COOP- CA .

Les avantages issus de cette organisation

Au Togo, tout agriculteur a droit de manière gratuite à l’assistance d’ l’institut de conseil et d’appui technique (ICAT). Toute fois, un groupe organisé a plus d’avantage dans la mesure où, les gros producteurs sont souvent récompensés par des dons (matériels et semences).
Si on est organisé, il nous est facile de bénéficier des subventions étatiques que privées provenant des ONG.
Si on est organisé, il y a plus du sérieux dans la gestion de la chose collective et une facilité à regrouper les ressources.
Il est facile à une Société Coopérative d’avoir des financements dans les structures bancaires de la place. Encore plus facile pour elle de bénéficier des fonds mises à leur disposition par des institutions dans le cadre des coopérations bilatérales ou multilatérales pour promouvoir le développement en général et celui du monde rural en particulier.
Nous nous mettons à votre disposition pour vous aidez à vous organiser.

Journée mondiale du refus de la misère

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De tout temps, la chose la plus difficile, c’est d’être au pied du monde alors qu’on peut avoir le monde à ses pieds. La misère conçue sous toutes ses formes (état d’extrême pauvreté, de faiblesse, d’impuissance, ou de manque grave) est l’apanage des pays du tiers monde dont nous faisons partie et n’a que pour seule source le manque de ressources financières.
Des études longues, suantes, usantes et onéreuses couronnées par des diplômes dits universitaires mais infructueuses faute d’emplois. Cet emploi qui les crée ? Une vie de soumission, monotone et misérable par manque de ressources financières, des mères vaillantes se levant à quatre heures et se couchant à minuit, travailleuses comme des fourmis mais aux espoirs annihilés par l’endettement notoire de leurs époux et aux bouches trop nombreuses à nourrir. Ici, le monde rural dont il est question ce sont elles les hommes de famille. Des rêves brisés faute de soutiens lesquels poussent la jeunesse à devenir bon gré mal gré des poètes à plumes mélancoliques. Nos interminables litanies à qui les chanterions-nous? Nos mélodrames qui les écouteront ? La réponse est sans équivoque : Personne, si nous ne consentons pas le minimum d’effort. Ne dit-on pas souvent que « Aides-toi et le ciel t’aidera ? » Nous, jeunes

entrepreneurs du Togo regroupés au sein d’une association du nom de « GBODEMEFE » avions eu la perspicacité de flairer de loin cette calamité qui s’abattrait sur nous. Ensemble nous avions dit NON ! À la misère. Nos champs d’actions sont entre autres, un projet d’assistance technique et économique au monde rural lequel, octroie de petits crédits aux femmes vertueuses de notre milieu afin qu’elles puissent développer et fructifier leurs petits commerces.
Pour nous , l’auto emploi demeure la meilleure chance de refuser la misère. Ainsi, nous formons des jeunes ruraux en entrepreneuriat avec un minimum de soutien financier qui leur permet de lancer leurs jeunes entreprises sur de bons rails. Tous ces projets ont été rendu capable grâce à la minorité que nous sommes, mais nous savons que plus nous serons nombreux à combiner nos efforts, moins la misère s’étendra dans nos sociétés. Formons de petites poches d’emplois, vulgarisons l’auto emploi encourageons nos jeunes frères et sœurs à se réunir en coopérative pour mieux s’entraider. Notre cri de guerre en cette journée mondiale du refus de la misère est « Un pour Tous, et Tous contre la misère ! »

 

Quand l’ANPE s’intéresse de près à l’agropastoral

AMOUSSOUKOPE

Le dernier vendredi du ramadan, le directeur général de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE), Edmond Comlan Amoussou et ses collaborateurs ont visité des fermes agricoles dans la préfecture d’Agou, spécialement dans la localité d’Amoussou Kopé.

En effet, tous  les acteurs du développement se rendent compte aujourd’hui qu’il n’y a pas de développement économique sans une révolution agricole. Et aussi dans un futur très proche, les meilleurs emplois ne viendront que du monde rural.

C’est bien conscients de ces réalités que le directeur général de l’ANPE,  Edmond Comlan Amoussouet ses collaborateurs se sont déplacés pour visiter la ferme Société coopérative simplifiée (SCoopS) dénommée « Casa Kondo ». Suivis par les jeunes de Gbodemefe ,ils se sont également rendus dans la ferme des bonnes sœurs de la Congrégation des Sœurs hospitalières. Un domaine situé dans la préfecture d’Agou, plus précisément à Amoussou Kopé.AMOUSSOUKOPE1

Saluant les efforts fournis par un petit groupe d’hommes et de femmes organisés, le directeur général s’est surtout penché sur la productivité et les opportunités d’emplois de la première ferme spécialisée dans la transformation des noix de palme en divers produits (huile de palme, savon…). Il s’est aussi montré attentif et admiratif face à la créativité de la seconde ferme. La ferme des bonnes sœurs de la Congrégation des Sœurs hospitalières offre tout un éventail des cultures possibles dans la région., et se positionne pionnière dans la localité.

« C’est surtout de nouveaux emplois pour les jeunes et un moyen de gagner en expériences tant pour les férus de la chose agricole que pour les futurs agronomes » a estimé le directeur de l’ANPE.

DOGBLE Komi Fiagan

La fibre de coco: un ingrédient pour fertiliser les sols

 

cocotier avec des noix
cocotier avec des noix

Qu’est-ce que la fibre de coco?
« Fibre de coco » est le terme utilisé pour définir un éventail de produits naturels fabriqués à partir de l’enveloppe de la noix de coco. Les principaux produits horticoles sur le marché sont : la fibre de coco, la poussière de fibre de coco et les copeaux/morceaux de fibre de coco.
La poussière de fibre de coco est la principale composante de la plupart des produits de la fibre de coco et est souvent utilisée comme ingrédient à l’intérieur des substrats de culture. La fibre de coco est une ressource renouvelable et un sous-produit naturel de l’industrie de la fibre brune de pays tropicaux comme l’Inde, l’Afrique, l’Indonésie, les Philippines et le Sri Lanka. Les enveloppes de noix de coco sont généralement trempées dans l’eau salée afin d’en extraire les fibres pour divers usages. La poussière de fibre de coco est un sous-produit de ce processus et possède une utilité limitée en raison de sa teneur élevée en sel. Récemment, certains fabricants ont développé des procédés afin de réduire les taux de sels solubles et ainsi favoriser son utilisation en horticulture.
Trois types de fibre de coco sont produits:

 


La fibre de coco est filandreuse et est souvent utilisée pour recouvrir l’intérieur des paniers suspendus, confectionner des balais, des paillassons, etc. Son utilisation dans les substrats est limitée. La poussière de fibre de coco possède des fibres courtes, ressemblant au marc de café, et est utilisée de pair avec de la tourbe de sphaigne dans les substrats de culture. Généralement, la poussière de fibre de coco de qualité supérieure est le résultat du mélange de fibres courtes et de résidus spongieux qui restent après l’extraction des longues fibres de l’enveloppe extérieure. Plus récemment, les copeaux/morceaux de fibre de coco ont fait leur apparition afin d’ajouter de la structure aux substrats de culture, ce qui a pour effet d’en améliorer la porosité en air. Pour produire des copeaux/morceaux, l’enveloppe est coupée en particules de tailles spécifiques. Par exemple, les copeaux de fibre de coco sont un ingrédient clé du PRO-MIX® HP-CC MYCORRHIZAE™.
Caractéristiques et avantages de la fibre de coco :
La structure granulaire et poreuse de la fibre de coco en fait un excellent ingrédient pour les substrats de culture et se combine très bien à la tourbe de sphaigne canadienne. La fibre de coco possède un nombre important de pores pour chaque particule. Cette caractéristique physique fournit plus d’espace lacunaire et une meilleure capacité de rétention d’eau dans la zone racinaire lorsque totalement hydratée, ce qui permet généralement un enracinement accru et une meilleure germination. Il a été établi que la poussière de fibre de coco peut retenir jusqu’à neuf fois son poids en eau. Des essais ont également démontré un meilleur enracinement dans les mélanges à base de tourbe et de fibre de coco.
Autres caractéristiques qui font de la fibre de coco un ingrédient clé à combiner avec la tourbe de sphaigne :
La fibre de coco a un pH modéré – près de 6,0.
• Excellente capacité de mouillage et de remouillage (la fibre de coco n’a pas de cutine qui repousse l’eau).
• Excellente capacité de rétention d’air et d’eau.
• Lorsque mélangée à 20-30 %, la fibre de coco peut atténuer la réduction du volume du substrat lorsqu’il sèche, ce qui fait que l’eau ne s’écoule pas par les côtés du contenant lorsque le substrat est irrigué.
• La fibre de coco a un ratio lignine/cellulose élevé. Par conséquent, la fibre de coco est très résistante à la dégradation physique lorsque manutentionnée avec des machines d’empotage et de remplissage de plateaux. Elle démontre aussi une réduction de volume significativement moins importante dans les contenants et conserve un équilibre air/eau favorable dans la zone racinaire pour une longue période de temps.
• Les enveloppes de noix de coco peuvent être coupées en particules uniformes de tailles spécifiques.

Pratiques de gestion des cultures :
Il est à noter que les produits de la fibre de coco varient selon leur origine et la méthode de transformation. L’utilisation de la fibre de coco peut nécessiter certains ajustements en ce qui concerne les pratiques de gestion des cultures; sans s’y limiter, ceux-ci incluent : l’ajustement des pratiques d’arrosage et des taux d’application d’engrais.