Skip to main content

Des princes sans terres

Kpélé Goudévé

L’on est mieux que chez soi. Bientôt cette assertion ne serait que du vent. L’on est mieux chez soi parce que, nous sommes propriétaire ou héritier d’un petit lopin  et où on y retrouve notre clan.

Il m’arrive de penser à ma génération et celle à venir nous des princes d’Afrique. Quel sera notre sort face à cette mondialisation sans scrupule dont prennent part à cœur joie nos parents garant de nos biens les plus précieux (nos terres agricoles et nos us et coutumes ?

Il m’arrive d’être souvent triste, si je pense à mon village. Moi prince Ewé (groupe ethnique du sud Togo, Bénin et Ghana),  dont les ancêtres furent les premiers occupants d’un espace qui s’étendant de Noèpé à Kévé  (des villes du Togo distantes l’une de l’autre de 50 Kilomètres), qui est devenu un prince sans terre. Or la terre en coutume Ewé et africaine toute entière, est un bien inalliable qui se transmet de génération en génération. Comment un petit fils du chef canton ne puisse pas hériter d’un lopin de terre de son grand père roi et fondateur de tout un village ? Je suis triste. Triste pour ma famille, triste pour mon tribu, triste pour mon pays et triste pour mon continent qui engendre des princes sans terres.

N’est-ce pas que ses terres sont vendues aux plus offrant qu’ils soient même d’une contrée inconnue ? N’avez -vous pas un oncle, une tante qui en toute impunité cède le terrain de la famille ?  La terre qui était pour les Ewé le siège des ancêtres? Pourquoi cédez-vous nos ancêtres à l’étranger? Moi je me souviens encore de ses temps immémoriaux où l’on offrait des terres à des étrangers pour juste le cultivé. Je me souviens de cette pratique qui consistait à tirer des frondes pour localiser le domaine qu’on devrait concéder  à cultiver et avec des interdits qui allaient avec. Maintenant les géomètres ont élu domicile sur nos terres. Ils le coupent et le découpent aux plus offrants.

Nous voilà donc, devenus des princes sans terres, qui peu à peu se transforment en esclave des conquérants de nos terres. Ils nous exploitent en nous offrant 1000F le jour pour des travaux humiliants. Au Cameroun, cette pratique a commencé. Des milliers de terre arables à la solde des chinois qui exploitent des paysans sans terre à 1000f  CFA le jour sans précaution aucune. Quelle sera la prochaine étape de cette exploitation ? Devraient-ils nourrir leur pays de provenance avant de nous vendre le reste des récoltes pourries, lesquelles récoltes produites sur notre propre terre ?  N’avons-nous pas les mêmes procédés au Togo ? Où nos terres sont décédées à des compatriotes apparatchiks du pouvoir qui y installent une ferme avec des bœufs qui viennent détruire le peu de cultures faites par des pauvres autochtones ( un autre sujet)?

Africain, la terre est le socle de la révolution à venir. Grâce à elle, tu nourriras le monde entier. Ne laisse plus les autres te les voler à coup de quelques pécules qui ne correspondront jamais à la valeur réelle de ce bien. hAujourd’hui tu engendre des princes sans terre. Demain, princes sans terre, si vous ne vous ressaisissez pas, vous engendrerez, des princes esclaves des étrangers.

La terre en coutume africaine un bien qu’on ne put vendre. Maintenons cette exception pour nes terres à agricoles.

Togo Agripreneur TechCamp : La rencontre des jeunes dévoués à l’Agriculture

Cérémonie d’ouverture

Du 9 au 12 Avril 2017, s’est organisé à Kara, un camp de technologies agricoles pour les jeunes francophones de l’Afrique de l’ouest. Nous étions 60 jeunes agriculteurs et développeurs d’applications mobiles agricoles du Togo, Burkina Faso et Bénin à ce camp. Cette rencontre est organisée par l’Ambassade des États-Unis en collaboration avec l’Université de Kara. Elle a permis aux participants et à des experts de discuter de comment améliorer le rendement agricole par les TIC.
La Chargée d’Affaires Dana Banks a affirmé que la rencontre « créera des partenariats de jeunes acteurs et académiciens dans l’agriculture et d’autres domaines connexes qui s’occupent de stimuler une croissance explosive dans le secteur. » Quelle est la situation de l’agriculture Africaine ? De quoi sont meublées nos journées ?

 

La situation de l’agriculture africaine

• L’État
L’agriculture emploie une forte proportion de la population en Afrique. Plus de 70% de la population au Togo est agriculteur. Et plus de 73% de cette population agricole est pauvre. C’est elle qui connait la faim et c’est elle aussi qui vit dans l’insécurité alimentaire. Il est donc clair qu’une croissance agricole réduira la pauvreté en Afrique. Actuellement, cette agriculture est sujette à beaucoup de problèmes
• Les Problèmes
Les problèmes de l’agriculture africaine sont énormes. Mais l’essentiel est la mécanisation de cette agriculture, l’optimisation de l’agriculture avec la vulgarisation de l’agriculture 2.0, le problème de financement pour jeunes diplômés qui veulent s’élancer dans l’agriculture.
• Les défis
L’agriculture a des défis à relever. Celui de nourrir la population africaine. En effet, la population actuelle vit dans l’insécurité alimentaire avec des poches de famine sur toute l’étendue du continent. Or, cette population va subir une explosion démographique. Elle va doubler en 2050.
Le deuxième défi est celui du changement climatique. Notre agriculture doit prendre en compte les données actuelles notamment celui qui du changement climatique avec les retard de pluie, l’inadaptation des semences. Il va sans dire que nous devrons revoir notre manière de cultiver.
Le troisième défi est environnemental, car il faut une agriculture plus responsable de l’environnement.
Le quatrième est lié à la faiblesse des infrastructures et surtout des réseaux de transports
Le dernier est lié à l’absence des institutions assurances pour les paysans.

Les financements agricoles

Le financement est souvent le facteur limitant des jeunes diplômés qui veulent se lancer dans l’agriculture.
– Nous avons les fond compétitifs, qui finance à hauteur de 50 à 70% nous pouvons donner l’exemple du Fond Koweitien au Togo.
– Il y a aussi les fonds de garantis qui ont pour but de développé et de créer des emplois dans le domaine agricole. Deux institutions financières détiennent un portefeuille il s’agit de UTB et WAGES
– Les subventions à cout partagé.
Nous pouvons avoir des financements à l’international à travers le Fond vert pollueur payeur, Red++, IFDC, PPAO…


Les technologie agricoles et innovations

Au cours de camp, nous avons vu des innovations agricoles comme un épandeur à buse amélioré qui réduit le nombre d’herbicide et le temps épandage.
Nous avons vu aussi la plateforme e-agribusiness d’EcotechLab, qui donne une large vision au paysan qui peuvent vendre facilement leurs produits.
Il y a eu aussi Agrisoft qui est une structure en ligne qui permet de louer à un très bas cout des matériaux agricoles.
Il y a eu aussi SojaInvest qui est un système de cruwdfunding qui mobilise de financement pour les sojaculteurs.
Et pour finir, nous assister à la présentation des machines comme le séchoir solaire amélioré, des engins de transformation agricole de CRIIT d’ Edouard G. AKAKPO-LADO.
Nous avons aussi expérimenté le système d’irrigation connectée goutte à goutte. Il y avait aussi une Station Météo connectée des gars de Woelab.
Le camp a pris fin mercredi avec, une photo d’ensemble avec une satisfaction partagée de tous les participants.

Les freins à l’émergence de l’agriculture africaine

reseauinternational.net
reseauinternational.net

 Comment faire sortir notre agriculture de l’ornière et lui faire prendre un essor protubérant ? C’est ce à quoi s’attelle ce billet. A la lumière des manques observés sur le terrain, des plaintes portées par des paysans et  surtout en comparant à ce qui se fait ailleurs, nous parlerons de ces choses qui endiguent l’évolution de l’agriculture africaine. Ces manques sont d’ordre institutionnel, technique, technologique, énergétique, éducatif et bien sûr, financier.

 

Une banque d’investissement et une bonne assurance

En Afrique, la plupart des banques ont pour nom quelque chose comme : « Banque d’investissement et d’aide aux agriculteurs ». Quand vient le temps d’aider l’agriculteur Africain, ou d’investir dans l’agriculture, elles sortent leur vrai visage et immolent leur superbe dénomination sur l’autel de leurs faramineux intérêts. Ainsi, ils demandent des garanties avant de concéder tout prêt. En plus de la garantie, leur taux d’intérêt culmine au firmament des bénéfices récoltés par nos pauvres paysans. Au Togo, certaines banques ou micro-finances à dénomination sans commune mesure dévouées à l’agriculture vont jusqu’à un taux de  18%/an pour céder un prêt. Bref, la plupart de nos banques sont hypocrites et motivées seulement par la part du gain. Il nous faut de vraies banques agricoles.

L’énergie

 Sans cette dernière, aucune révolution agricole n’est possible. L’énergie est indispensable à l’agriculture. Elle est nécessaire pour la production des engrais minéraux et pour la mécanisation. Elle est l’élément clé dans l’essor de la productivité. Aujourd’hui en Afrique, un choix  de ressource énergétique doit être fait. Après ce choix commun, régional, sous-régional ou carrément national, l’utilisation de cette énergie  doit être raisonnée pour optimiser et  la rendre disponible surtout dans nos campagnes agricoles. Celle-ci permettra l’effectivité sur le terrain de la mécanisation de l’agriculture africaine.

Besoin de plus de formation

L’Afrique fait des efforts pour ce qui est de la formation des encadreurs agricoles. Mais elle peut faire encore plus : offrir plus d’experts agricoles à ses paysans, faire l’échange d’exports, pour apprendre des autres, inviter des agronomes étrangers notamment asiatiques ou européens pour offrir des formations d’appoint à leurs homologues africains. Il faut aussi les échanges de données issues des expériences. Nos ministères et centres dits de recherches sont pleins d’agronomes en  costard cravate. Allez appliquer ce que vous avez appris pour que  baisse le prix du maïs et celui des produits agricoles de première nécessité.

L’agriculture africaine doit vivre à la pointe du changement

Avec l’avance du désert, le changement climatique qui s’instaure dans le monde entier, l’agriculture africaine doit s’adapter et s’imposer à ses tumultes sources de la famine dans le monde et en Afrique en particulier. Par exemple mettre à disposition des agriculteurs des semences plus résistantes à la sécheresse comme c’est le cas du riz sur le continent.

L’agriculture africaine doit s’allier avec le NTIC

Enfin, pour contrôler tant les cultures, leurs dépenses, promouvoir leurs  entreprises qu’apprendre sur leur métier, l’agriculture africaine doit aller à l’école des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication. Cette incitation peut être l’œuvre du gouvernement, d’une association ou d’une Organisation Non  Gouvernementale. Sur ce, je félicite et encourage  le prix Yobloco pour cette initiative qui  incite les jeunes à s’intéresser à l’agriculture.

 

Cette liste de ces quelques manques ne saurait être exhaustive. Vous êtes donc invités à la compléter par vos commentaires. Merci pour les mots de soutiens de tout un chacun.

J’accuse

000-ci-IDAC
Crédit image: paix développement

 

Ce n’est pas ici une question de faire d’un œuf un bœuf, mais plutôt de jouer cartes sur table, histoire d’appeler un chat un chat.

J’accuse toute la population africaine d’entretenir la corruption. Dites-moi si vous vous faites arrêter par un policier pour des infractions que vous jugez bénignes, quels réflexes avez-vous ? Ne lui remettez-vous pas mille francs Cfa pour qu’il se taise et pour que vous continuer à enfreindre les règles de la conduite et de la République ? Laissez-vous sévir et demain vous allez mieux vous conduire. Je vous accuse d’entretenir de gré la corruption quand vous conduisez des voitures, taxis comme personnels. Les assurances et les visites techniques ne les faites-vous pas dans les poches des policiers ? Sachez que quand par inadvertance vous ramasserez quelqu’un, c’est vous seul qui serez visage confiné, tête baissée, sur le banc des accusés et ce même policier qui acceptait vos pattes graissées vous liera les poignets et tant pis pour vous. Entre nous dites-moi, un policier vous a-t-il déjà arrêté et vous demandé directement de l’argent ? N’est-ce pas vous qui le proposez? Regardez Dieu en face et mentez-moi, c’est bien pour ça que je vous accuse  d’entretenir la corruption.

image credit: facebook

Je vous accuse d’entretenir la corruption, quand les agents de la fiscalité frappent à vos portes  et vous surprennent en flagrant délit de fuite au lieu de payer vos impôts ne préférez-vous pas leur offrir des pots de  bière en guise de pot-de-vin ? Dites-moi, ont-ils un registre dans lequel est inscrit les pots-de-vin ? Comment voulez-vous qu’ils fassent de bons comptes si c’est vous qui les tentez ? Comment  voulez-vous qu’on assainisse  la finance républicaine si la population contribue à sa dégradation?

Et vous qui faites du « mindèfrèrisme » (c’est mon frère, ma famille) passant par des canaux de vos oncles, tantes, frères pour accéder à des postes en ignorant la compétence et le mérite. Dieu vous voit et vous êtes le boulet que l’Afrique traîne. Ce qui m’outre le plus, c’est quand nous sommes des milliers à nous réveiller à 3 heures pour renouveler une carte d’identité et que des individus arrivés à 8 heures passent avant nous parce qu’ils connaissent  le commissaire ou un policier ou pour avoir  glissé un « étaméa » (soudoyé). C’est triste et c’est décevant. La liste de mes exemples n’est pas exhaustive et elle ne saurait l’être. Pour ces faits, chers Africains, je m’accuse et vous de récuser d’être des corrupteurs et des corrompus. Si nous voulons que notre justice soit impartiale et que chacun ait les mêmes chances dans nos pays, nous qui savons lire et écrire nous qui nous disons lettrés et intellectuels donnons l’exemple.

L’agriculture dans nos pays en développement

 

ONG Entreprises Territoires et Développement
ONG Entreprises Territoires et Développement

L’économie de nos pays africains est subdivisée en deux secteurs : l’agriculture et l’industrie. Dans notre article, il s’agit d’établir le  lien existant entre eux.

L’agriculture remplit plusieurs fonctions économiques dans un pays. En Afrique, l’agriculture emploie plus de la moitié de la population active. Elle octroie fondamentalement les produits agricoles qui sont à la base de l’alimentation des hommes et des animaux à des prix qui sont souvent hors de son contrôle (souvent c’est nos gouvernants qui choisissent  les prix de vente de nos denrées alimentaires avec une confiscation pure et simple de certains produits). Elle offre de la matière aux autres secteurs. En effet, l’agriculteur se déplace vers ses exploitations, transporte ses produits, elle permet aux commerçants d’avoir des matières premières. Elle fournit aussi à nos industries et à celles des pays développés des matières premières. Elle est la principale fournisseuse du PIB (Produit Intérieur Brut) de nos pays en développement. De plus, c’est sur l’agriculture que l’Etat perçoit plus de taxe et pour ce faire, il impose aux producteurs des prix inférieurs aux cours mondiaux et engrange un maximum de profits par de divers mécanismes;  alors que les pays développés à l’inverse  soutiennent  leurs productions. Elle  permet d’équilibrer le budget des États. Et souvent, les chômeurs dans nos économies se reversent dans l’agriculture.

De nos jours, nos pays africains semblent comprendre l’importance de l’agriculture et chacun, à sa manière tente à l’instar de la Chine,  de soutenir son agriculture afin qu’ils aient aussi une révolution économique en voguant sur les flots de l’agriculture. Ainsi nous verrons au Togo, des multiples voies et moyens d’aides à l’agriculteur; ceci fera l’objet d’un article dans nos prochaines publications.

En somme, on peut dire avec assurance que l’agriculture contribue au développement global par son propre développement. Elle fournit des biens et ressources aux autres secteurs économiques. Elle participe au développement  industriel par la fourniture de matières premières.