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L’agro-transformation : l’huile palmiste cas de la Scoops Casa Kondo

 

L’agro-transformation est vaste. Elle regroupe l’ensemble des activités industrielles qui transforment des matières premières issues de l’agriculture, de l’élevage ou de la pêche en produits alimentaires destinés essentiellement à la consommation humaine.

Qu’es cette huile palmiste ?

L’huile de palmiste est extraite des graines – les noyaux du fruit du palmier à huile (Elaeis guineensis). Elle n’est pas à confondre avec l’huile de palme extraite du mésocarpe du fruit.

Ces graines sont un sous-produit de noix de palme. C’est en quelque sorte le reste qu’on obtient après extraction de l’huile de palme. Cette noix, dite palmiste est notre matière première dans la production de l’huile palmiste.

Ou trouve-on la matière première ?

Sur le marché, cette noix se trouvait un peu partout car entre temps délaissée par les femmes qui produisent l’huile de palme. Actuellement, elle a une bonne valeur marchande. Nous en achetons dans les alentours de Kpalimé, de Vogan et de Tsévié. La commercialisation de cette noix peut faire l’objet de projet pour un jeune demandeur d’emploi.

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séparateur Cette machine trie les noix manuellement et avec de courant
le Séparateur.  Cette machine trie les noix manuellement et avec de courant.

 

Processus de transformation

Les noix recueillies, nous passons au concassage. Cette opération est faite par une machine qu’on appelle le concasseur. Cette opération vise à briser les coques qui contiennent les amandes et ses dernières seront  pressées. Ces amandes sont vite triées par une autre machine qu’on appelle communément le séparateur. Le séparateur trie les noix des coques. Une fois les tris finis, nous passons à la presse.

De la presse sort d’un côté un résidu en farine : c’est le tourteau de noix palmiste ; et de l’autre, un liquide doré : c’est l’huile palmiste. Cette huile est comestible. Elle est assez prisée. Elle intervient aussi dans la saponification. Si l’huile reste notre fond de commerce, nous disposons aussi des résidus de cette opération de transformation de noix comme : les coques de noix qu’on utilise au remplacement ou au complément de gravier dans la construction, des tourteaux de noix palmiste qui intervient comme complément protéinique dans l’élevage en général.

la Presse. Elle presse les amandes concassées et triées
la Presse. Elle presse les amandes concassées et triées

 

Qui sommes-nous ?

Nous sommes une Société Coopérative Simplifiée dénommée Casa-Kondo. Nous sommes localisées à Amoussoukopé. Nous sommes aussi bien dans l’agropastorale que dans la transformation. Nous disposons des volailles, des caprins, des ovins et des porcins. Côté transformation, nous louons nos machines à la presse et disposons nous-mêmes de l’huile palmiste en quantité industrielle.

Pour toute commande contacter le : 00228 91 81 86 09 ou 00228 99 74 52 21.

 

 

A la découverte de ceux qui nourrissent le Togo 2e Partie

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Ferme Agropastorale « MAXIME »

Elle est située sur la nationale N°1 à environ 100m avant le péage, vers la droite à 500m en allant au Nord. « La Ferme Agropastorale Maxime » appartient à Mme Awesso, et dirigée par Mr Belo Saliou.

La production animale

On distingue au niveau de la production animale l’élevage de poulets de chair, de coquelets et des pondeuses. Les poulets de chair peuvent être consommés à partir de six (06) semaines  pour la race Leghon. Ils sont convoyés à Lomé où ils sont vendus aux hôtels et restaurants. Leur alimentation est constituée de farine de maïs, de soja et de compléments alimentaires tels que la farine de poissons et des antibiotiques vitaminés ou des vitamines. Les coquelets peuvent être consommés à partir de 3mois. Leurs poussins sont payés  de la Hollande et du Ghana pour des raisons de manque d’une couveuse adéquate dans le pays. Pour une bonne alimentation, on donne 120kg de provende pour 1000 coquelets. En ce qui concerne les pondeuses, la race élevée est la race Isa Brown. Elles pondent à partir de 18 à 20 semaines deux œufs pour trois jours. Le ramassage se fait 3fois par jour. Les poussins viennent de la Belgique. La présence d’une grande crête est synonyme d’une bonne alimentation et des pondeuses en bon état. En cas de maladie, l’animal atteint est mis en quarantaine et les autres sont traités. Les bâches noires au toit des poulaillers et sur les parties hautes des grillages permettent de contenir la chaleur ainsi que les marmites en terre suspendues dans les poussinières.

 

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Production végétale

Au niveau de la production végétale, l’activité principale est le maraichage dont le responsable est Mr Dokla Kossi. Ils produisent essentiellement de l’oignon, de la carotte, du gingembre, du piment vert et rouge, du gombo, du gboma (les épinards), et de l’aubergine. Ils utilisent deux systèmes d’arrosage à savoir le système d’arrosage goutte à goutte assurant ainsi une bonne gestion de l’eau et le système d’aspersion, tous alimentés par des forages. La fertilisation est essentiellement faite à partir de fientes de volailles. Le tabac et les feuilles de neem sont utilisés en traitement phytosanitaire des plants, ce qui certifie une production biologique. La ferme aurait des exploitations annexes pour la production du maïs, riz, soja qui servent en grande partie à l’alimentation des volailles.

 

 

 

A la découverte de ceux qui nourrissent le Togo 1ere Partie

photo Fiagan
photo Fiagan

Dans cette série d’articles à plusieurs volets, nous irons à la découverte de ces agriculteurs qui chaque jour nous fournissent notre pain quotidien, dans le souci de se familiariser avec leurs activités agricoles et de nous faire découvrir le quotidien de ces producteurs. C’est le lieu de découvrir non seulement d’où proviennent certains produits et comment ils sont produits, mais aussi d’aller à la découverte de ces agro-industries souvent à l’initiative d’une seule personne. C’est aussi le lieu de donner des idées de projets aux jeunes sans emplois. C’est une véritable imprégnation dans le monde agricole.

–          Ferme AYODELE à Badja (Préfecture d’Avé)

Présentation de la ferme :

La ferme « Ayodele » réside à Badja, un village situé à une quarantaine de kilomètres de Lomé. Créee en décembre 1998, elle appartient  à Mr Sanvee Georges, un ex-banquier qui assume également le rôle de premier responsable de la ferme. Cette dernière s’étale sur une superficie de 22 ha dont 11 premiers hectares sur lesquels se font essentiellement la production des poulets. Cette partie abrite donc les poulaillers, des étables et des bergeries et aussi les teckerais, palmeraies et des cultures maraichères. Sur les 11 hectares restants se font l’élevage des porcs, des lapins, des canards, et des dindons.

Production animale :

Élevage des poulets

Elle constitue la principale spéculation de la ferme. On compte aujourd’hui environ 17500 têtes de pondeuses et de poulets de chairs, répartis dans quinze (15) poulaillers environ. Les races élevées sont essentiellement la race « Isa Brown » et la race « Leghorn ». L’alimentation de tous ces poulets s’évalue à 1,6 tonnes de provende par jour.

L’approvisionnement en provende se fait par les produits issus de la production végétale, ces produits sont mixés  dans leur propre provenderie située à l’entrée de Badja.

En ce qui concerne la prophylaxie sanitaire, il y a trois types de vaccination qui se font : une primo vaccination, une deuxième vaccination contre la peste et une troisième contre la Gorborose. La litière est remuée deux (02) à trois (03) fois par semaine et un entretien total des poulaillers, y compris le nettoyage des grillages survient tous les trois (03) mois.

En termes de rendement, les poules pondeuses donnent environ 250 plateaux d’œufs par jour. Chaque poulailler a des fiches techniques avec ses œufs à coté de celle de suivi. Ces œufs sont vendus en fonction de leur grosseur, et à des grossistes souvent venus des grandes villes. Les poulets de chairs sont également vendus souvent sous forme de poulets congelés. Les fientes sont aussi vendues et sont également utilisées pour la production végétale.

Production porcine 

Elle s’effectue sur l’autre site de la ferme pour éviter que les poulets ne se contaminent très fréquemment. Les porcs sont élevés dans un bâtiment séparé en enclos de différentes dimensions. Chaque enclos possède une mangeoire et un abreuvoir un peu grands pour servir aussi de baignoire aux animaux. La race élevée est mixte.

   Production lapine

Les lapins sont élevés dans une grande structure faite à base de bois et de grillages disposés en deux (02) rangées verticalement. Les clapiers sont directement alimentés en eau, de façon à pouvoir satisfaire les 3 races qui sont : Le géant des Flandres, la plus représentée; le géant papillon français et le Bourca qui constitue la race locale.

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image fiagan

Pour les canards, la race élevée est le canard de Barbarie de la France. Les dindons sont élevés en petit nombre dans une petite cage à proximité de celle des canards. On note aussi quelques têtes de bovins et ovins.

Le nombre d’ouvriers de la ferme s’élève à 20 personnes qui vivent sur les sites avec leurs familles. La sécurité de la ferme est assurée grâce aux chiens bergers allemands qu’on élève dans la ferme et aussi par le personnel ouvrier qui est présent en permanence sur le site.

 –     Difficultés dans la gestion

La principale difficulté de la ferme est le manque d’eau. Malgré le système de forage effectué il y a aussi l’absence d’électricité dans le milieu, d’où l’utilisation des groupes électrogènes qui consomment jusqu’à 25000Fcfa de carburant par semaine. La qualité de l’eau pose aussi problème car elle est très riche en potassium. Par ailleurs, on note des problèmes de vol de produits phytosanitaires et des nourritures par les ouvriers. Ce qui oblige le responsable à être très fréquent sur la ferme et effectuer un contrôle permanent des stocks. Enfin il y a des maladies qui menacent les différentes espèces de la ferme. On distingue entre autres : la gale, la coccidiose.

L’agriculture dans nos pays en développement

 

ONG Entreprises Territoires et Développement
ONG Entreprises Territoires et Développement

L’économie de nos pays africains est subdivisée en deux secteurs : l’agriculture et l’industrie. Dans notre article, il s’agit d’établir le  lien existant entre eux.

L’agriculture remplit plusieurs fonctions économiques dans un pays. En Afrique, l’agriculture emploie plus de la moitié de la population active. Elle octroie fondamentalement les produits agricoles qui sont à la base de l’alimentation des hommes et des animaux à des prix qui sont souvent hors de son contrôle (souvent c’est nos gouvernants qui choisissent  les prix de vente de nos denrées alimentaires avec une confiscation pure et simple de certains produits). Elle offre de la matière aux autres secteurs. En effet, l’agriculteur se déplace vers ses exploitations, transporte ses produits, elle permet aux commerçants d’avoir des matières premières. Elle fournit aussi à nos industries et à celles des pays développés des matières premières. Elle est la principale fournisseuse du PIB (Produit Intérieur Brut) de nos pays en développement. De plus, c’est sur l’agriculture que l’Etat perçoit plus de taxe et pour ce faire, il impose aux producteurs des prix inférieurs aux cours mondiaux et engrange un maximum de profits par de divers mécanismes;  alors que les pays développés à l’inverse  soutiennent  leurs productions. Elle  permet d’équilibrer le budget des États. Et souvent, les chômeurs dans nos économies se reversent dans l’agriculture.

De nos jours, nos pays africains semblent comprendre l’importance de l’agriculture et chacun, à sa manière tente à l’instar de la Chine,  de soutenir son agriculture afin qu’ils aient aussi une révolution économique en voguant sur les flots de l’agriculture. Ainsi nous verrons au Togo, des multiples voies et moyens d’aides à l’agriculteur; ceci fera l’objet d’un article dans nos prochaines publications.

En somme, on peut dire avec assurance que l’agriculture contribue au développement global par son propre développement. Elle fournit des biens et ressources aux autres secteurs économiques. Elle participe au développement  industriel par la fourniture de matières premières.