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Lancement du Projet pilote d’amélioration des poules de race locale.

 

 

les coqs de race
les coqs de race

Les populations rurales vivent essentiellement des activités agricoles. Cette agriculture essentiellement de subsistance est pratiquée en majorité par les femmes. La précarité de celle-ci liée aux aléas climatiques fait que ces femmes ont des revenus dérisoires. On comprend aisément que ces dernières ne puissent survenir convenablement à leurs besoins élémentaires et fondamentaux avec le fruit de leurs activités. C’est donc légitime que les paysans associent cette agriculture à l’élevage des animaux à cycle court notamment les poules. Malheureusement, la faiblesse de poids corporel de ces dernières issues de ce type d’élevage fait que leur prix est faible sur le marché par rapport aux poules de race importée. En effet, les poules de race locale sont petites de taille et prennent trop de temps pour leur croissance (environ 6 à 12 mois).

 

Pour atteindre son objectif qui est d’éradiquer la pauvreté à visage de femme, ASDI a choisi en collaboration avec les paysans d’améliorer ces poules de rare locale pour permettre à ces derniers :
– d’optimiser leur revenu
– de diversifier les activités
– de Rendre autonome les femmes
– Et de faire baisser le décrochage scolaire des filles.
Pour ce faire, c’est Atti-Toméfa un village de la préfecture d’Avé qui est choisi. Atti-Toméfa se trouve 17 kilomètres de Kévé sur la route de Kpalimé. Il est à 5 km d’Atti-Atowou. Comme l’indique le nom de la préfecture « Avé » (Forêt), Atti-Toméfa se niche au cœur d’une petite forêt. C’est un petit village de près de deux cent (200) habitants dont 60% de femme. Le climat y est très doux et donc favorable aux activités d’élevage. C’est donc suite à plusieurs visites préparatoires que le projet a pu démarrer le samedi 23 Aout 2014 avec l’introduction effective des coqs de race importés.

Ce projet dont le budget s’élève à 750 000 francs CFA soit 1,500 Dollars par village à besoin de votre soutien pour se développer et se pérenniser. Notons par ailleurs que la phase pilote a été entièrement et totalement financée par ASDI avec la collaboration de monsieur MODJI Dominique secrétaire général de l’association AECL. Six mois après, les résultats sont très encourageants.

Ferme TAAR : une des grandes fermes agricoles du Togo

des Oies de la ferme taar
les Oies de la ferme taar

Située sur la route de Bolou à 8 kilomètres de la ville de Tsévié ( Tsévié est à 35km de Lomé la capitale), la ferme TAAR est créée en 2006. Elle fut l’une des premières fermes que nous avons gérées. Bâtie sur 55 hectares, cette ferme avait des résultats mitigés malgré la bonne volonté et les investissements du propriétaire. Appelés à intervenir en Août 2008, un an (1) a suffi pour booster le rendement de cette ferme pour atteindre 65 tonnes de maïs sur 15 hectares cultivés. Après 6 ans de coaching, cette ferme ne cesse de s’imposer. Aujourd’hui, elle s’étend sur plus de 75 hectares avec des bandes de plus de dix mille têtes de volailles (pintades, dindons, poulets de chair, coqs…) ; des porcs, des bœufs, des moutons, des chèvres et quelques chevaux. Nos interventions ont permis à cette ferme d’avoir des démembrements à savoir : deux provenderies, une société de production de poussin d’un jour appelée « Le Poussin », une ferme d’élevage et d’abatage industrielle avec chambre froide à Avétonou (50 km de Lomé).

L’économie verte est notre credo: En faites-vous partie ?

Merci à vous chers lecteurs

Les visites de ces vacances sous l'auspice de ASDI
Les visites de ces vacances sous l’auspice de ASDI

C’est la rentrée, c’est la fin des belles vacances, c’est le travail qui recommence. Il y a beau temps, je l’avoue mes cher lecteurs, que je vous ais abandonné. Il est donc bon temps de vous revenir dans de meilleurs sentiments et plus aguerri.
Mais, ingrat serais-je, si mes tous premiers mots à votre endroit ne furent pas des sincères remerciements. Car, des milliers êtes-vous à m’avoir lus et supportés  durant la saison dernière.
D’abord, merci à notre plateforme mère Mondoblog de RFI, pour la visibilité qu’elle nous offre et l’innovation qu’elle apporte à notre blog et merci aux autres amis blogueurs de la plateforme.
Mes sincères remerciements à nos expatriés qui ont vu en mon blog une source d’orientation pour leur investissement au Togo et plus généralement en Afrique. Ainsi, vous être près d’une dizaine, au cours de vos vacances à Lomé, à m’avoir adressés une invitation de rencontre et d’échange. Bien que toutes ces invitations ne fussent pas honorées pour de diverses raisons, je tiens ici, à vous témoigner mes reconnaissances. Merci à :
Mr ABOTSI Komlan Paul du Canada et à toute sa famille. Je vous avoue que notre édifiante rencontre ma énormément remotivée et encouragée à plus de travail.
Mr Parou Bonante de la Tunisie : Qui, malgré son bref séjour m’a rencontré plusieurs fois. Votre abnégation et sens d’affaire m’ont fasciné et je compte fort sur vous pour la concrétisation de nos projets.
Mr Mars Celio d’Allemagne qui malgré son emploi du temps saturé à voulu me rencontre. Votre envie de m’apporter quelque chose d’appréciable m’a touché.
Mr Goké Fiakossi du Luxembourg qui n’a aménagé aucun effort pour m’inviter plus d’une fois. Et pour ton soutien infaillible dans toutes les circonstances.
Mr Gabriel Komi ANATO qui  malgré tout demeura un infaillible soutien.

A ses deux aînés anonymes, qui m’avaient invité à la semaine grande la diaspora. Une semaine époustouflante et riche.
Au président du Togolese Foundation Mr Kodjovi Aubin Acohin Thon des USA et ses collaborateurs.
Merci au président de l’ONG-ASDI   Monsieur TCHAMSI hervé avec qui, j’ai visité nos contrées dans l’exécution de leurs projets.
Mes remerciements à mes frères blogueurs togolais et tout particulièrement à notre meneur et ami Aphtal Cissé qui à chaque fois me prend la main.

mes vacances
mes vacances

Merci à vous togolais qui m’ont appelé pour qu’on échange. Merci à ces entrepreneurs qui m’ont cru capable de leur trouver des partenaires.
Cette nouvelle saison, je vous promets à tous de mieux faire que la précédente.

Merci à vous anonymes lecteurs de toutes nationalités, c’est grâce à vous que mon blog est dans plus de cent (100) nations.

 

Agro-business au Togo et en Afrique : Quelles opportunités

 

ph: wezon formation ULDD
ph: wezon formation ULDD (asdi)

Où et comment trouver de l’emploi par ce temps de crise ? Des milliers de jeunes formés chaque année, une crise économique accentuée et ressentie, le taux de chômage de plus en plus élevé ; le tableau est noir lorsqu’on fait référence à l’emploi des jeunes au Togo et en Afrique.  Face à cette situation de crise, la solution la plus idoine et la plus sûre, se trouve être l’entrepreneuriat.  Ainsi, sommes-nous des milliers de jeunes togolais à avoir fait le choix d’entreprendre. Pour nous accompagner, le gouvernement à travers Faiej (Fonds d’Appui aux Initiatives Économiques des Jeunes), des ONG à l’instar de Pasyd(Partage Action en Synergie pour le Développement)  et des associations comme ASDI, nous forment pour gagner le pari de notre devenir.

Dans le cadre de cet article, j’ai été accueilli à  bras ouverts, aux secrets étalés par le président de l’ASDI  Monsieur Tchamsi kokou hervé, jeune agro-entrepreneur  et informaticien, qui dans son souci d’aide à la jeunesse, nous livre quelques  idées porteuses en entrepreneuriat liées à l’agriculture et à l’environnement  dans un premier temps et dans un second, nous indique des portes à toquer pour bénéficier du financement pour l’exécution de nos projets. Mais tout d’abord allons à la découverte de l’ASDI.

Présentation

Créer depuis 2009,  l’ASDI  (Action  Sociale pour le Développement Intégral) est une association à but non lucratif qui  intervient dans les domaines de l’éducation, formation, environnement et la promotion de l’agriculture et de l’élevage. Elle dispose d’un centre de formation en NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication). Elle  a en son actif, plus de 150 jeunes togolais formés en informatique, en entrepreneuriat, en développement personnel, en art oratoire, en agriculture et en élevage. L’ASDI  a déjà réalisé 7 projets dont l’appui à la création et au développement de  5 groupements, la formation en entrepreneuriat des jeunes dénommée ULDD (les Universités des Leaders De Demain) dont je suis l’un des bénéficiaires. Elle a aussi deux (2) projets phares en cours dans le domaine environnemental. Il s’agit de :

  •  Projet de collecte et de recyclage des DEEE (Déchets d’Equipement Electrique et  Electronique).
  •  Collecte et recyclage des papiers de  bureau et cartons : c’est un projet qui vise à transformer ces déchets en combustible domestique afin de réduire la pression sur la biodiversité.

 Quelques  idées entrepreneuriales porteuses

Selon notre hôte, il y a plusieurs idées entrepreneuriales porteuses les unes que les autres. Cependant, nous allons aborder ici quelques une de ces idées dont la réalisation est facile et nécessite peu de fond. Dans tous les cas, il faut mettre un accent particulier sur le regroupement des jeunes en groupement ouen coopérative. Car dit-on, l’union fait la force.

  •        Le regroupement des jeunes pour collecter et transformer les déchets domestiques qui abondent  dans nos quartiers en compost pour enrichir la terre. (environnement, agriculture)

 

  •   L’Elevage des porcs : cette idée, transformée en projet  va rapporter beaucoup avec  peu d’investissement. Il est à savoir que nous importons une bonne partie de notre consommation de la viande du porc et la demande est sans cesse croissante. (élevage)

 

 

  •   L’élevage des aulacodes (aulacodiculture) ou élevage des « agoutis » au niveau des familles paysannes. L’avantage est à trois niveaux. Premièrement,  cet animal n’est pas en concurrence alimentaire avec l’homme (il ne mange pas la même nourriture que les Hommes). Deuxièmement, cet élevage va limiter les feux de brousse puisse que, sa quête fait flamber toute la végétation environnante (chasse par brûlis). Et pour finir, comme c’est une viande  appréciée et demandée, il y a garantie de la  clientèle. De plus, les fientes seront utilisées en agriculture cela va sans dire. (élevage, environnement)

 

  •  Elevage des escargots, peu couteux et très rentable. (élevage)

 

 

  • Exploitation des zones de bas fond et des lits des fleuves. Par exemple, entre togblékopé et adétikopé, les jeunes peuvent s’organiser et mettre en place une riziculture. (agriculture)

 

Les sources de financement

          L’autofinancement : c’est le meilleur moyen pour démarrer  son activité. C’est facile lorsqu’on se met en groupe. Si nous prenons l’exemple de l’élevage des escargots et que nous sommes  10 jeunes, il suffit que chacun apporte dix mille (10 000) francs CFA, et le capital de démarrage est ainsi constitué.

 

          Les ONG et Associations : elles fournissent des apports en natures et/ou financiers sur présentation de plan d’affaire. C’est l’exemple du projet  d’appui à la création et au développement des groupements évoqué plus haut. Dans ce projet, nous offrons des coquelets et aliment de démarrage aux groupements assistés.

 

 

          Les structures étatiques :

·         Faiej : Fonds d’Appui aux Initiatives Economiques des Jeunes. Il finance le début de l’activité des jeunes après une formation et une aide à la rédaction de plan d’affaire. Le taux d’intérêt est de 4.5%.

·         Pasa : Projets d’Appui au Secteur Agricole. Initié par le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche avec l’appui de la Banque Mondiale, ses projets entendent renforcer les capacités productrices dans les filières agricoles et favoriser un environnement institutionnel propice au développement de ce secteur. Bref, il finance à fond perdu le développement des activités.

·         Agaïb : il constitue un appui aux organisations paysannes sur le plan de l’agriculture, de l’élevage et des infrastructures locales, comme la construction des écoles, des dispensaires, etc. Il suffit seulement d’un regroupement d’une dizaine de personnes pour former une association assez crédible pour bénéficier d’un financement… C’est à fond perdu et il finance le développement des activités au niveau rural.

 

          Les micros finances : elles financent le développement des activités. Il vous suffit pour cela de cotiser pendant trois mois seulement (tontine) pour bénéficier du financement.524326_419698951481485_1868126268_n

un jeune aidé qui fait ses débuts
un jeune aidé qui fait ses débuts

 

 

Mes derniers mots iront à l’endroit  des jeunes diplômés sans emplois. Je leurs demanderais de se regrouper en association,  groupement ou en coopérative pour exploiter ces idées entrepreneuriales et bénéficier des nombreux appuis évoqués un peu plus haut.

Quant à nous (ASDI) nous sommes disposés à vous accompagner tout au long de ce processus.