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Le développement de l’Afrique (1) : Une Afrique mal équipée

Université de Szeged, Hongrie

J’ai eu la chance d’effectuer un voyage d’étude en Europe et j’ai l’impression que mon Afrique ne bouge pas assez vite  alors que le monde  évolue.

Des pays qui  comme l’Afrique  étaient en développement dans les années 1960,  deviennent des puissances et reviennent en Afrique tels des conquérants (Chine, Inde, Brésil…).

Le monde évolue, certains pour plus de puissance et de développement, mutualisent efficacement leurs atouts et se comblent leur déficits dans des institutions régionales efficaces et visionnaires (Exemple  l’Union Européenne).

Sur le contient, le retard se sent à tous les niveaux. Certains pays semblent émerger du lot, toutefois, la tendance comparativement aux autres continents (Asie, Europe et Amérique) et pays (Chine, Inde, Brésil…), l’Afrique est en retard.  D’aucuns diront que L’Afrique a son propre rythme. Franchement ce rythme est déplorable.

Nous écrirons une série de plusieurs billets afin d’aborder le thème développement de l’Afrique dans son ensemble.  Ce premier article  présentera juste le décor.

C’est quoi donc le développement ? Dans quelles mesures devons-nous affirmer que l’Afrique est en retard ?

 

Le développement qui peut être défini comme la satisfaction des besoins fondamentaux de l’homme. C’est donc un processus cumulatif de long terme. Le développement est donc le processus par lequel un pays est institutionnellement fort, a des infrastructures appropriés,  une croissance économique durable, autonome et convenablement répartie entre groupes sociaux et entre individus et un développement social et culturel approprié.
Dans ce contexte le développement a une dimension économique (la croissance), mais aussi englobe les notions de sécurité humaine.

Les institutions de la république corrompues et à la solde d’un groupe d’individu

Toutes les institutions dans la plupart des pays du continent sont en pannes. Le système judiciaire surveillant des droits et garant de paix et socle du développement équitable, est souvent sujet à des corruptions et est souvent à la solde du président de la république. Le média est muselé et fait face à des difficiles budgétaires et à des menaces de tout ordre dans l’exercice de leur fonction de surveillance gouvernementale et d’information au peuple. Ainsi, nous assistons à la fermeture de ses médias qui tente de mettre leur nez dans la gestion intègre du pouvoir.

La gestion du pouvoir est à la fin personnelle. Ainsi les dictatures plombent le développement du continent. L’armée républicaine est partisane et toute l’administration corrompue.

Le continent fait face aussi  à un  problème d’insécurité énorme dû souvent la corruption et aux manques de toutes sortes lesquels sont dus à la pauvreté ambiant.

Les infrastructures et Sur le plan Économique

Le contient manque des infrastructures de développement. Les routes en bon états sont très rares et les zones de production agricoles sont très mal desservies. Les nids de poules sont légions dans sur les peu routes du continent et les accidents sont récurrents, de véritables mouroir.

Il n’a que peu de communication entre les pays du continent. Il n’y a pas des routes à caractères régionales, ni des chemins de fer. De plus les pays du continent n’ont qu’un seul aéroport par pays.

Le continent manque d’écoles et d’université pour former les élites de la nation. Ainsi, plus la moitié du continent est analphabète. Aucune politique solide pour aider à remédier à ce taux d’alphabétisation très bas.

Le continent manque des infrastructures sanitaires, le peuple se soigne mal et ses hôpitaux manquent de tout. Et les dirigeants se font soigner à l’étranger.

Les ressources minières des pays sont mal gérées et dans une opacité totale. Ses ressources sont dans les mains des étrangers qui appuient le pouvoir en place dans leurs malversations économiques. Le continent manque d’industries pouvant employer les jeunes. Car l’industrialisation qui doit soutenir le développement n’a jamais eu lieu en Afrique comme cela se devrait.

L’agriculture l’activité principale des pays est mal outillée et archaïque. Les terres agricoles sont cédées comme des petits pains à des expatriés créant ainsi un autre problème social. La plupart de la population ainsi, vive sous le coup de la pauvreté.

Le chômage est bat le record sur tout le continent.

Sur le plan social et culturel

L’africain est en panne d’identité.

 

Quelles sont les causes de ce retard ?

 

 

Togo:2e caravane de l’environnement et du développement durable : Kéké Zo à l’honneur

 

Le ministre au milieu, le préfet de Zio à sa droite et le Représentant Giz à gauche
Le ministre au milieu, le préfet de Zio à sa droite et le représentant Giz à gauche

Ce mardi, nous (ONG-Asdi) étions invités à Tsévié ville à 35 km de la capitale togolaise. Et comme les autres, nous avons exposé nos produits et expliqué nos actions. Cette année, nous avons mis l’accent sur Kéké zo, le pédale power togolais une des inventions des techniciens d’Asdi.

Kéké zo, le pédale power togolais
Kéké zo, le pédale power togolais

En effet, Asdi collecte et recycle des déchets électroniques et électroménagers. Le recyclage des composants récupérés, nous a permis de confectionner des gadgets tels que : l’ordinateur all in one monté dans un boîtier de tube cathodique récupéré, les baffles également montés dans les boîtiers de tube cathodique et la star de la journée Kéké Zo. Ce dernier, est une machine qui produit de l’électricité lorsqu’elle est pédalée. Son utilisation offre un double avantage à savoir : faire du sport et gagner de l’électricité à 0 franc. L’objectif est de permettre aux campagnes reculées et aux zones non connectées aux réseaux électriques d’avoir du courant pour s’éclairer et charger leur téléphone portable. Pour son utilisation, deux heures de pédale suffisent pour une utilisation de 6 heures. L’appareil ce mardi à Tsévié, a attiré des curieux notamment André Johnson le ministre de l’Environnement et des Ressources forestières, et les deux préfets de l’assistance celui de Zio M. Adossi et son homologue d’Avé M.Awu.


Kéké Zo, la lumière gratuite chez vous. Disponible dans les boutiques à partir du mois de janvier 2015.

 

Agriculture: une solution contre la pauvreté

vie au Togo de coopération Togo
vie au Togo de coopération Togo

Selon le rapport général World Happiness Report 2013, le Togo est l’un des pays les moins heureux au monde. Ils sont 72% de la population togolaise à être pauvre. Le taux de sous-alimentions est de 16,5% en 2011 pour, une population d’un peu plus de 7 millions d’habitants. Cette population est composée d’une forte jeunesse. Le taux de chômage et de sous emplois était estimé à 33,8% en 2011 selon l’ONU. Bien que le pays soit en chantier et que tous les secteurs soient prioritaires, l’agriculture doit être la priorité car, elle occupe la majorité de la population. Cette population agricole est malheureusement la plus pauvre. Il ne fait donc l’ombre d’aucun doute, que l’agriculture est un secteur qui peut fortement contribuer à la réduction du chômage et de la pauvreté. Ainsi l’agriculture devrait et doit devenir la priorité des priorités.

Le Togo a un réel avantage naturel pour l’agriculture. Tout d’abord, sa position géographique en bordure de mer dans le sud de l’Afrique occidental. Ensuite, son climat tropical avec deux saisons pluvieuses en sont les preuves. La terre est naturellement fertile, avec une importante population agricole travailleuse.

kongocentral: agriculture mécanisée
kongocentral: agriculture mécanisée

Cependant, le retard technologique (absence d’engins motorisés et de semences améliorées), l’instabilité politique des années 90 et le manque d’infrastructures de désenclavement sont les facteurs qui ont concouru au ralentissement de la production agricole. Le problème relatif aux semences améliorées est en partie résolu par l’ITRA (Institut Togolaise de Recherches Agronomiques). Ce dernier met désormais ces semences à la disposition des paysans. Il reste alors l’épineux problème de mécanisation agricole qui doit être précédée et accompagnée par une formation agricole adaptée. La résolution de ce problème peut passer par la mise à disposition des agriculteurs, d’au moins 5 tracteurs par préfecture destinés à la location. Avis donc à vous investisseurs !!!

En effet, aujourd’hui, l’agriculture nourrit difficilement son homme. Au même moment, la majorité de la jeunesse manque d’emploi. La population mange mal. Et l’IDH (Indice de Développement Humain) est très faible. Cette situation de manque et de pauvreté va plonger la population dans une léthargie poussant à croire à une malédiction qui s’accolerait à leur sempiternelle pauvreté depuis quelques deux décennies.
Or, la pauvreté n’est pas une malédiction en soi. C’est un état d’esprit et de comportement à corriger.
Comme solution durable aux problèmes, l’État togolais a lancé des pléiades de projets. Nous pouvons citer entre autres, le Provonat pour aider les jeunes sans-emploi à avoir de l’expérience professionnelle; le FAIEJ (Fonds d’Appui à l’Initiative Économique des Jeunes) pour financer les projets surtout agricoles; et tout dernièrement le programme « Togo vision 2030 » pour une vision globale du développement à l’horizon 2030. Outre les projets étatiques, les ONG et Associations ont aussi leur plan d’action pour extirper le pays de la pauvreté. C’est ainsi que l’Action Sociale pour le Développement Intégral (ASDI), une Organisation Non Gouvernementale a lancé le projet « Entraide ». Il s’agit d’un projet de mobilisation de la jeunesse. Il vise à créer des groupes de solidarité, en vue de la mise en commun des compétences et des fonds pour la promotion et la création d’entreprises viables et rentable.
Et vous, que faites-vous quel est votre apport pour le développement du pays ? Partagez-le avec nous.

Ressources naturelles et agriculture: une Afrique émergente d’ici 2025

ph: denning-interview-1_1
ph: denning-interview-1_1

L’espoir, voilà ce qui nous fait vivre mieux survivre. Chacun de nous dans la vie fait des plans pour son avenir c’est-à-dire pour le lendemain car ne dit on pas que gouverner c’est prévoir ? Ainsi l’Afrique, mon Afrique à la veille  de l’an 2025 va croire à un avenir meilleur, à un destin autre que celui dévastateur, calamiteux,  déshonorable  que les pessimistes et les analystes même les plus érudits pourraient s’adonner. Dans ce développement, nous verrons une nouvelle Afrique, celle des optimistes, l’Afrique de ceux qui ne baissent pas les bras. Cette Afrique qui  ne néglige pas les réalités, les clichés, les boulets. Mais  cette Afrique qui s’érige sur ces  manquements, s’insurge  contre les fatalités et les calamités, bref ces réalités, ces clichés et ces boulets. Un continent qui fait face triomphalement  aux défis environnementaux dans une meilleure gestion des ressources naturelles, ce qui conduira forcement au développement agricole assurant ainsi une sécurité alimentaire à ses enfants meurtris par des décennies de peines et qui comme des phœnix, renaissent de leurs cendres. C’est un continent qui a accepté le changement climatique mieux, le contrôle. Cette Afrique, c’est mon Afrique. C’est ton Afrique. C’est notre Afrique.

L’Afrique est bénie. Elle est généreusement douée de ressources. Nous avons entre autres, des terres productives et  des richesses naturelles précieuses renouvelables comme l’eau,  des forêts et des poissons et d’autres tout autant précieuses mais non renouvelables comme le charbon, le  gaz,  le pétrole et  d’autres minéraux. Ces ressources naturelles sont la charpente de l’économie mondiale et de nombre de pays du continent. Elle constitue le plus important moyen de subsistance pour nos habitants aujourd’hui majoritairement pauvres, vivant en zone rurale ou urbaine ; s’adonnant légalement ou clandestinement à la jouissance des ces ressources. Nous osons croire qu’avec une bonne gestion de ces ressources, l’Afrique endiguera la pauvreté de manière définitive car selon les économistes, le continent n’aurait besoin que d’une croissance minimum de 7 % pour ce fait. Je crois dès 2020 à une Afrique transparente, c’est-à-dire cette Afrique qui fera de la transparence dans l’exploitation de ces ressources son outil de travail. Car, toute  l’Afrique, c’est-à-dire tous les états, prendront des mesures pour une gestion responsable et durable de leurs patrimoines naturels, entre autres, ils feront montre tant des dépenses que des recettes comme il en est au Ghana où, la loi sur la gestion des recettes pétrolières nationales rend obligatoire une déclaration trimestrielle des paiements et des volumes de production. Cette loi sera étendue sur tout le continent ainsi, des fonds que chaque état percevra à titre de droit de l’exploitation et de royalties seront  publiés. L’écologie sera au centre des préoccupations du continent  avec la protection des écosystèmes fragiles.

Bien avant l’échéance 2025, nous voyons chacun des pays africains se doter d’une seule et même législature  élaborée pas des politiques que nous accusons  aujourd’hui véreux et corrompus mettant en place des lois pour la protection des droits et les intérêts des africains et africaines, et plus   particulièrement de ceux et celles qui vivent dans la pauvreté notamment dans les zones d’extractions minières. Il est à noter que d’ores et déjà, l’extrême pauvreté est en recul. A pas de géant, nous voyons le continent  progresser vers les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). C’est dans cette optique que plusieurs pays africains très pauvres, dont le Malawi, la Sierra Leone, le Niger et l’Éthiopie, ont dernièrement considérablement réduit les inégalités de revenus. Dire que cette échéance est à venir. Nous, nous pouvons voir ces pays en 2025 constitués  à plus de soixante pour-cent  (60%) de classes moyennes à la brésilienne  et ceci entre autres grâce à une bonne gestion des ressources. Il est temps pour l’Afrique de changer la donne, de prendre le poil de la bête. Que ces acteurs le fassent pour leurs populations classées plus pauvres au monde, affublées des nominatifs péjoratifs, que l’équité soit l’apanage de notre continent. Seules cette équité et la transparence  feront bénéficier à tous et à toutes les revenues de nos ressources. Nous sommes certains que nos ressources naturelles sont un moteur essentiel de la croissance et du développement. Et comme tous les acteurs, nous nous accordons à reconnaître que l’agriculture africaine présente un  énorme potentiel de croissance grâce à  l’abondance de ses ressources naturelles, à savoir les terres et l’eau.

L’agriculture est  essentielle pour la croissance de la majorité des pays du continent. Elle s’est avérée indispensable à la réduction de la pauvreté et pour assurer la sécurité alimentaire. Conscient de ce fait, l’Union Africaine  avec les nouveaux  partenariats pour le développement de l’Afrique, ont collaboré pour mettre sur pied un programme pour le développement de l’agriculture en Afrique et encouragé les pays à consacrer davantage de moyens financiers au développement agricole.  Pour mieux coordonner leurs efforts, les pays du continent se sont regroupés dans des organisations régionales et sous- régionales plus solides, tant au niveau politique (comme la CEDEAO en Afrique de l’ouest) que dans le domaine de la recherche agricole (comme la Fondation africaine pour les technologies agricoles AATF), en promouvant une utilisation accrue des innovations existantes, en facilitant l’accès aux connaissances et en améliorant la coordination des programmes de recherche agricole aux niveaux national, régional et international. Ce développement permettra d’améliorer la productivité rurale durable et d’accroître la valeur nutritive des produits agricoles. Quant aux partenaires au développement de l’Afrique, ils ont indiqué eux aussi leur volonté de répondre à l’appel lancé par l’Afrique. Cette intention en vue  de fournir du soutien technique et financier a été affirmée sans langue de bois lors des réunions de  Gleneagles, de l’ONU, par le biais de la Commission pour l’Afrique. Enfin, tout comme les dirigeants africains, les institutions régionales et les partenaires du développement,  sont plus résolus  tant en paroles qu’en actes pour un soutien continu pour le développement agricole et rural. Car ils savent tous que, l’agriculture joue un rôle central pour la croissance économique du continent et ils ont assisté avec admiration à l’émergence de l’Asie, laquelle fut d’abord agricole. Elle contribue à un tiers du produit intérieur brut (PIB) et représente plus de deux tiers de la population active dans certains pays d’une part. D’autre part, à l’agriculture sont liées des questions de sécurité alimentaire indispensables pour tenir tête aux changements climatiques. Ces tendances positives ont accéléré la croissance économique et agricole par habitant et réduit le nombre de pauvres dans les pays où l’expansion a été la plus rapide. Nous  voyons en 2025, l’agriculture africaine plus forte que toutes autres au monde. Comme tout le continent semblait le faire avec zèle, nous pouvons croire à un  renforcement des politiques agricoles, d’une gestion efficace et pérenne des ressources naturelles pour assurer une utilisation à la fois durable et rentable des ressources foncières, halieutiques et forestières. Nous pouvons croire aux renforcements de la bonne gouvernance dans le secteur agricole, avec une facilité de l’évolution d’une agriculture basée sur des petites fermes vers une agriculture familiale viable commercialement et durable. L’Afrique fera montre d’une cohérence entre politiques agricoles régionales et nationales ainsi que la promotion de partenariats entre secteurs publics et privés. Les agriculteurs seront en coopératives et en associations professionnelles, afin de renforcer leurs capacités à participer à la formulation et à la mise en œuvre des politiques; pour faciliter des ressources et intégrations de l’agriculture dans tous les programmes de développement aux niveaux national, régional voire continental. Et  enfin, on assistera à des élaborations des politiques, des stratégies et des budgets de développement cohérents. Avec une amélioration du fonctionnement des marchés régionaux des produits agricoles pour permettre l’accès à des marchés rémunérateurs et garantir aux consommateurs la sécurité des produits. L’émergence et l’imposition de l’Afrique au monde dans le domaine agricole ne seront plus des hypothèses mais des réalités palpables et ce n’est qu’une question de temps. Il s’agit notamment de faciliter l’accès physique aux marchés, d’exploiter des débouchés commerciaux ainsi que d’établir des cadres juridiques et réglementaires appropriés notamment en matière de mesures sanitaires et phytosanitaires pour garantir la vente de nos produits et l’authenticité de nos alimentations. Nous voyons en 2025, la place importante du secteur de l’élevage qu’il soit de gros ou de petits bétails voire celui des volailles dans le monde. La révélation des maladies auxquelles font face nos animaux et des moyens de les combattre.

ph: investing-african-agriculture-2
ph: investing-african-agriculture-2

Loin de nous toutes idées de contre dire le Groupe Intergouvernemental d’Experts pour l’étude du changement Climatique (GEIC), nous jeunes étudiants africains croyons fort que même si la pluviométrie diminuait nous trouverons de l’eau pour notre agriculture et avec toutes ces propositions et ces avancées notables, la pauvreté sera boutée hors de l’Afrique car la sécheresse récurrente annoncée et redoutée n’aura point d’effet sur nous. Que le climat change, nous on s’accommode. Nous n’espérerons plus rien d’aucune organisation que se soit, d’aucun état aussi puissant et aussi riche qu’il soit, aucune aide au développement. Par contre l’Afrique se soutiendra mutuellement en cas de difficultés et des forces majeures. Nous ne refuserons pas par orgueil mais plutôt par abondance. De  ces vivres américains qu’on nous octroyait en cas de catastrophe, nous n’en aurons plus besoin. Il est tant que l’Afrique aussi soit au chevet des autres pays. Nous  pouvons voir par exemple la Somalie, l’Érythrée, l’Éthiopie offrir à leur tour en 2025 des vivres aux pays asiatiques voire Européens en proie à des catastrophes naturelles ou politiques. Nous en avons tant reçu à nous de donner en 2025. Car l’agriculture reviendrait au premier plan des préoccupations de l’Afrique au dépend de la politique. Adieu  aux problèmes de l’instabilité politique ! Adieu  la mauvaise gouvernance ! Adieu instabilité macroéconomique ! Adieu  présence limitée de l’Afrique sur les marchés mondiaux. Nous les voyons tous, ces marchés, nous appartenir en 2025. Tous ces maux ont fortement réduit notre croissance et il est temps de les combattre et nous y arriverons.

Nous pouvons voir l’Afrique de 2025 émaillée de routes bien bitumées desservant tous les coins et recoins de l’Afrique, reliant des pays entre eux, des villes entre elles des campagnes agricoles entre villes commerçantes. Nos moyens de communications seront les plus performants au monde. Nous pouvons voir l’électricité partout et en abondance alimenter nos campagnes comme on en voit au Ghana pays hôte, servant à l’irrigation de nos champs, alimentant nos usines de transformations. Soyez en sûrs, l’Afrique en est capable car nos ressources bien entretenues et gérées l’assumeront d’elles-mêmes. Plus de problème d’addition d’eau potable. S’il le faut, nous reprendrons et traiterons nos eaux usées et nous traiterons l’eau de mer  et en serviront pour l’irrigation s’il le faillait. Nous ne serons point les tous premiers à le faire et nous n’en serons pas moins les derniers. D’autres le font pourquoi pas nous ?

ph wezon: système d'irrigation gout à gout
ph wezon: système d’irrigation gout à gout

Les marchés financiers en général et la finance rurale en particulier seront développés et les taux d’épargne africains bien élevés.  Fini le choc mondial dont a fait face l’agriculture africaine et qui avait endormi un tant soi peu notre agriculture. Vivement 2025, notre agriculture sera maîtresse. Grâce aux prix mondiaux des produits alimentaires élevés, à une abondance de ces produits, et à une bonne organisation, les cours globaux des produits alimentaires, y compris les céréales et les oléagineux en valeur réelle, et les cours de produits de bases individuels feront la richesse de notre  cher continent.  La croissance agricole et économique dans son ensemble va dépasser la croissance démographique dans tous les pays et nous aurons des marges énormes à vendre.

L’Afrique de 2025 aura des fortes politiques sociales et environnementales.  Plus d’exode rural car chacun préférera son village riche et développé qu’une ville quelconque. L’immigration sera le cadet de nos soucis. Nous nous lancerons à la conquête de nos déserts. Le reboisement  remplacera le déboisement car il n’y aura plus l’utilisation de bois de chauffe. La désertification  qui touche 46 % de l’Afrique et affecte quelques 485 millions d’Africains, va contrairement aux prévisions  du GEIC régresser grâce à une politique de reboisement et de regain sur le désert.

Notre Afrique de 2025 est possible. Ce n’est point une vision optimiste ni une utopie à la Pangloss mais c’est bien quelque chose que nous pouvons et avons l’aptitude de réaliser. Loin de nous ces difficultés réalistes du quotidien que nous vivons et subissons. Cet essai est  en soi un rêve qui devrait être pour tous un but, un objectif, un leitmotiv, mieux un cap que nous devons et efforcerons d’atteindre à l’horizon 2025.  Nous en sommes capables. Nous avons déjà posé les jalons, il nous faut juste continuer sur cette lancée, améliorer les imperfections et les manquements, décider avec véhémence à tous les niveaux qu’il soit politique, économique et social de le vouloir et nous le pourrons. Chacun de nous devrait apporter sa pierre à la construction de cette Afrique moderne. L’Afrique, notre Afrique est le fleuron du monde, c’est l’avenir de l’humanité. D’ailleurs tous s’y affluent. Elle a tout. Elle peut tout. Puisqu’elle a les ressources qu’il faut. Donnons-nous cette chance de nous en sortir d’ici 2025. Ensemble boutons la faim hors de nos contrées.

 

 

Les TIC, parents pauvres de l’agriculture Togolaise

ph: paixetdeveloppement
ph: paixetdeveloppement

Partout en Afrique, les Technologies d’Information et de la Communication (TIC) sont de plus en plus intégrées dans la diffusion des informations aux agriculteurs. Mais au Togo, cet engouement ne se sent pas. Au moment où  l’ONG Ougandaise Busoga Rural Open Source Developpement Initiative (BROSDI) en 2003, lançait son projet  qui se sert des TIC pour cartographier et partager des informations agricoles dans les communautés locales d’agriculteurs  à l’aide de téléphones mobiles, de portails Web (notamment des blogs audio) et de radios rurales ; nos communes rurales souffraient d’un manque cruel d’électricité. Au même  moment,  ces agriculteurs locaux pouvaient recevoir une assistance, renforçant ainsi les liens entre la communauté et l’ONG. Nous nous dormions. Nos télévisions et radios se contentaient juste de diffuser des bulletins météos approximatifs, des prix des matières premières et c’est tout, oubliant d’aider ceux qui vont produire ces matières avant de les vendre. 

ph: wezon formation
ph: wezon formation

C’est depuis 2005, que CELAC diffuse aux agriculteurs un bulletin d’information hebdomadaire par SMS (en anglais et en langue luganda). Chez nous, c’est avec peine que nos parents paysans arrivent à composer juste un numéro pire, à le reconnaitre. Hors ce canal est très pratique. Des informations et des données sur divers sujets (par exemple la lutte antiparasitaire, les bonnes pratiques agricoles, des rappels concernant le calendrier des cultures) pouvaient être diffusées, notamment des informations climatiques. Ces pratiques, les agriculteurs Ougandais les connaissaient depuis.  Posons-nous la question, combien d’heures consacrons-nous sur nos radios et télévisions à instruire, informer et  conseiller nos agriculteurs?

 

Pour que le Togo ne soit pas en reste de cette révolution « TIC et agriculture », des Organisations Non Gouvernementales doivent suivre cet exemple Ougandais, en proposant des formations d’abord pour  l’utilisation des téléphones portables. Puisqu’ils sont accessibles sur toute l’étendue du territoire, adaptées des projets concrets et informatifs  pour l’utilisation de ces portables.

Que nos universités adaptent à leur tour leurs travaux de recherche aux problèmes environnementaux et agricoles du pays, notamment les facultés d’agronomie et de géographie. Il faut de plus, mettre ces données à disposition de la population paysanne.

Que nos chaines privées et publiques concentrent plus de temps aux informations agricoles, mieux créer plus de radios communautaires qui émettront dans les langues locales afin, que les informations atteignent des coins les plus reculés et que les agriculteurs de tout âge et de tout niveau puissent en bénéficier. Cela inclut des émissions de radio régulières qui fourniront des prix du marché et d’autres informations agricoles. Une radio par réseau commutée qui présente une série de segments Courts de programme radiophonique. Lequel fournira aux petits agriculteurs un accès téléphonique, des informations pertinentes à travers un système d’information vocale automatisée.

source: recherche google