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La fibre de coco: un ingrédient pour fertiliser les sols

 

cocotier avec des noix
cocotier avec des noix

Qu’est-ce que la fibre de coco?
« Fibre de coco » est le terme utilisé pour définir un éventail de produits naturels fabriqués à partir de l’enveloppe de la noix de coco. Les principaux produits horticoles sur le marché sont : la fibre de coco, la poussière de fibre de coco et les copeaux/morceaux de fibre de coco.
La poussière de fibre de coco est la principale composante de la plupart des produits de la fibre de coco et est souvent utilisée comme ingrédient à l’intérieur des substrats de culture. La fibre de coco est une ressource renouvelable et un sous-produit naturel de l’industrie de la fibre brune de pays tropicaux comme l’Inde, l’Afrique, l’Indonésie, les Philippines et le Sri Lanka. Les enveloppes de noix de coco sont généralement trempées dans l’eau salée afin d’en extraire les fibres pour divers usages. La poussière de fibre de coco est un sous-produit de ce processus et possède une utilité limitée en raison de sa teneur élevée en sel. Récemment, certains fabricants ont développé des procédés afin de réduire les taux de sels solubles et ainsi favoriser son utilisation en horticulture.
Trois types de fibre de coco sont produits:

 


La fibre de coco est filandreuse et est souvent utilisée pour recouvrir l’intérieur des paniers suspendus, confectionner des balais, des paillassons, etc. Son utilisation dans les substrats est limitée. La poussière de fibre de coco possède des fibres courtes, ressemblant au marc de café, et est utilisée de pair avec de la tourbe de sphaigne dans les substrats de culture. Généralement, la poussière de fibre de coco de qualité supérieure est le résultat du mélange de fibres courtes et de résidus spongieux qui restent après l’extraction des longues fibres de l’enveloppe extérieure. Plus récemment, les copeaux/morceaux de fibre de coco ont fait leur apparition afin d’ajouter de la structure aux substrats de culture, ce qui a pour effet d’en améliorer la porosité en air. Pour produire des copeaux/morceaux, l’enveloppe est coupée en particules de tailles spécifiques. Par exemple, les copeaux de fibre de coco sont un ingrédient clé du PRO-MIX® HP-CC MYCORRHIZAE™.
Caractéristiques et avantages de la fibre de coco :
La structure granulaire et poreuse de la fibre de coco en fait un excellent ingrédient pour les substrats de culture et se combine très bien à la tourbe de sphaigne canadienne. La fibre de coco possède un nombre important de pores pour chaque particule. Cette caractéristique physique fournit plus d’espace lacunaire et une meilleure capacité de rétention d’eau dans la zone racinaire lorsque totalement hydratée, ce qui permet généralement un enracinement accru et une meilleure germination. Il a été établi que la poussière de fibre de coco peut retenir jusqu’à neuf fois son poids en eau. Des essais ont également démontré un meilleur enracinement dans les mélanges à base de tourbe et de fibre de coco.
Autres caractéristiques qui font de la fibre de coco un ingrédient clé à combiner avec la tourbe de sphaigne :
La fibre de coco a un pH modéré – près de 6,0.
• Excellente capacité de mouillage et de remouillage (la fibre de coco n’a pas de cutine qui repousse l’eau).
• Excellente capacité de rétention d’air et d’eau.
• Lorsque mélangée à 20-30 %, la fibre de coco peut atténuer la réduction du volume du substrat lorsqu’il sèche, ce qui fait que l’eau ne s’écoule pas par les côtés du contenant lorsque le substrat est irrigué.
• La fibre de coco a un ratio lignine/cellulose élevé. Par conséquent, la fibre de coco est très résistante à la dégradation physique lorsque manutentionnée avec des machines d’empotage et de remplissage de plateaux. Elle démontre aussi une réduction de volume significativement moins importante dans les contenants et conserve un équilibre air/eau favorable dans la zone racinaire pour une longue période de temps.
• Les enveloppes de noix de coco peuvent être coupées en particules uniformes de tailles spécifiques.

Pratiques de gestion des cultures :
Il est à noter que les produits de la fibre de coco varient selon leur origine et la méthode de transformation. L’utilisation de la fibre de coco peut nécessiter certains ajustements en ce qui concerne les pratiques de gestion des cultures; sans s’y limiter, ceux-ci incluent : l’ajustement des pratiques d’arrosage et des taux d’application d’engrais.

Eau et assainissement : un enjeu de taille mondiale, un défi pour l’Afrique

ph: Assainissement_photo_relevage
ph: Assainissement_photo_relevage

L’eau est présente dans le monde entier. Sans elle, toute vie est impossible. Elle est à la fois indispensable à la vie animale et végétale. Elle est aussi nécessaire à l’homme pour ses activités notamment l’agriculture, l’élevage, l’entretien de la maison, l’hygiène… Bien qu’elle soit une ressource renouvelable, l’eau douce sur la terre est menacée par une consommation sans cesse croissante. Or l’accès, à l’eau potable, à l’assainissement décent et à l’hygiène, est essentiel à la vie et à la santé humaine. Ainsi, en 2004, la couverture en assainissement amélioré, telle qu’elle a été définie par le Programme conjoint de suivi, chargé de suivre les progrès en vue de la réalisation des objectifs, était de 37 %. L’objectif pour 2015 est de 66 %. Ce billet, a une approche double : d’abord, il  vise à protéger la santé et l’environnement par l’assainissement (excrétas humains, eaux usées) aux fins de les utiliser, éventuellement,  comme fertilisants dans l’agriculture (engrais et irrigation). Pour étudier la question, nous allons dans un premier temps présenter la situation qui prévaut actuellement sur le continent africain mais aussi dans le monde entier, dans un second temps, nous parlerons des efforts fournis pour assainir l’eau. Pour finir, nous ferons montre des intérêts qui peuvent découler de cette préconisation.

L’accès à l’eau potable, à l’assainissement décent et à l’hygiène est essentiel à la vie et à la santé humaine.

De tous ces éléments quel est celui dont on doit faire la priorité ?Nous pensons que  c’est l’assainissement.  Un bon assainissement favorise une meilleure hygiène dans l’habitat, découlant sur une préservation de la santé en général, mais aussi par son rejet propre supprime les risques de pollution de l’environnement et de l’eau potable en particulier.

Il constitue le fondement pour l’amélioration de la productivité, de la santé maternelle et infantile et du développement socio-économique de tout pays.

Cependant, plus de 780 millions de personnes vivant majoritairement dans les pays en voie de développement et dont plus de 50 % en Afrique subsaharienne n’ont pas suffisamment accès à l’eau potable. Pour ce qui concerne spécifiquement l’assainissement et l’hygiène, environ 2, 5 milliards de personnes n’y ont toujours pas accès et plus du tiers d’entre eux pratique la défécation à l’air libre ; le tout combiné avec les eaux usées déversées n’importe où. En Afrique de l’Est, ils sont des millions d’hommes et d’animaux à mourir de soif chaque année.Les maladies et les décès inévitables qui en découlent alourdissent les budgets des ménages et des pays. Ils peuvent être réduits en pratiquant un meilleur assainissement.

Or, il est démontré qu’une bonne technique d’assainissement des eaux usées réduit la pression sur cette denrée rare qu’est l’eau potable en plus de contribuer à la fertilisation naturelle des champs garante d’un bon rendement agricole. 

Nous parlons de l’apport de fertilisation de la terre agricole résultantd’un concept d’assainissement biotechnologique de traitement d’épuration des eaux usées par procédé micro biologique qui semble se développer un peu partout dans le monde, mais très peu en Afrique.

Ce concept en fin de traitement rejette une eau contenant de fines particules de matières organiques en suspension ainsi qu’une flore bactérienne active qui en font des éléments fertilisants et enrichissants pour la terre végétale. Cette action a pour résultat positif de fournir des composants d’intrant naturel et le recyclage d’une eau usée pour l’irrigation de cultures agronomiques. 

champ-de-mais-agriculture
champ-de-mais-agriculture irrigué

C’est l’exemple d’un jeune Sénégalais et d’une ONG AASF (Association des agriculteurs sans frontières) de la RD Congo, basée dans la région du Bukavu qui, tous deux, utilisent un concept jugé avantageux dénommé : le « PROJET » de  Lyse concept  pour triplés leur rendement.  

D’autres adaptations, basées sur l’utilisation des micros organismes et des végétaux, sont utilisées dans le traitement des eaux usées d’une manière efficace pour éliminer des polluants tels que le nitrate, la potasse, le phosphate, l’azote, l’urée, l’ammoniaque…

Les avantages de l’utilisation de l’assainissement biologique :

Augmentation considérable de la production agricole par un apport d’eau abondante, gratuite,  enrichissante et fertilisante.

Prise en compte des conditions spécifiques de territoire où vivent des populations approvisionnées en eau potable par des sources (puits) en supprimant  la problématique de l’assainissement des eaux usées rejetées à même le sol, avec tous les risques  de pollution par infiltration, des nappes phréatiques,

Développement d’une production agricole avec un approvisionnement en eau provenant des eaux usées de l’habitat.

Promotion d’une gestion durable de l’eau par une réduction de la consommation d’eau potable utilisée à l’irrigation,  

Fixation de la jeunesse au pays  par la création d’emplois et de revenus pour une population locale sans grande qualification.

Apport alimentaire à faible coût pour des populations rurales.

Promotion d’une agriculture biologique respectueuse de l’environnement.

Apport d’une solution durable à la problématique de l’assainissement des eaux usées en général, première source de pollution des sous-sols, des milieux hydrauliques naturels, des nappes phréatiques.