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Togo Agripreneur TechCamp : La rencontre des jeunes dévoués à l’Agriculture

Cérémonie d’ouverture

Du 9 au 12 Avril 2017, s’est organisé à Kara, un camp de technologies agricoles pour les jeunes francophones de l’Afrique de l’ouest. Nous étions 60 jeunes agriculteurs et développeurs d’applications mobiles agricoles du Togo, Burkina Faso et Bénin à ce camp. Cette rencontre est organisée par l’Ambassade des États-Unis en collaboration avec l’Université de Kara. Elle a permis aux participants et à des experts de discuter de comment améliorer le rendement agricole par les TIC.
La Chargée d’Affaires Dana Banks a affirmé que la rencontre « créera des partenariats de jeunes acteurs et académiciens dans l’agriculture et d’autres domaines connexes qui s’occupent de stimuler une croissance explosive dans le secteur. » Quelle est la situation de l’agriculture Africaine ? De quoi sont meublées nos journées ?

 

La situation de l’agriculture africaine

• L’État
L’agriculture emploie une forte proportion de la population en Afrique. Plus de 70% de la population au Togo est agriculteur. Et plus de 73% de cette population agricole est pauvre. C’est elle qui connait la faim et c’est elle aussi qui vit dans l’insécurité alimentaire. Il est donc clair qu’une croissance agricole réduira la pauvreté en Afrique. Actuellement, cette agriculture est sujette à beaucoup de problèmes
• Les Problèmes
Les problèmes de l’agriculture africaine sont énormes. Mais l’essentiel est la mécanisation de cette agriculture, l’optimisation de l’agriculture avec la vulgarisation de l’agriculture 2.0, le problème de financement pour jeunes diplômés qui veulent s’élancer dans l’agriculture.
• Les défis
L’agriculture a des défis à relever. Celui de nourrir la population africaine. En effet, la population actuelle vit dans l’insécurité alimentaire avec des poches de famine sur toute l’étendue du continent. Or, cette population va subir une explosion démographique. Elle va doubler en 2050.
Le deuxième défi est celui du changement climatique. Notre agriculture doit prendre en compte les données actuelles notamment celui qui du changement climatique avec les retard de pluie, l’inadaptation des semences. Il va sans dire que nous devrons revoir notre manière de cultiver.
Le troisième défi est environnemental, car il faut une agriculture plus responsable de l’environnement.
Le quatrième est lié à la faiblesse des infrastructures et surtout des réseaux de transports
Le dernier est lié à l’absence des institutions assurances pour les paysans.

Les financements agricoles

Le financement est souvent le facteur limitant des jeunes diplômés qui veulent se lancer dans l’agriculture.
– Nous avons les fond compétitifs, qui finance à hauteur de 50 à 70% nous pouvons donner l’exemple du Fond Koweitien au Togo.
– Il y a aussi les fonds de garantis qui ont pour but de développé et de créer des emplois dans le domaine agricole. Deux institutions financières détiennent un portefeuille il s’agit de UTB et WAGES
– Les subventions à cout partagé.
Nous pouvons avoir des financements à l’international à travers le Fond vert pollueur payeur, Red++, IFDC, PPAO…


Les technologie agricoles et innovations

Au cours de camp, nous avons vu des innovations agricoles comme un épandeur à buse amélioré qui réduit le nombre d’herbicide et le temps épandage.
Nous avons vu aussi la plateforme e-agribusiness d’EcotechLab, qui donne une large vision au paysan qui peuvent vendre facilement leurs produits.
Il y a eu aussi Agrisoft qui est une structure en ligne qui permet de louer à un très bas cout des matériaux agricoles.
Il y a eu aussi SojaInvest qui est un système de cruwdfunding qui mobilise de financement pour les sojaculteurs.
Et pour finir, nous assister à la présentation des machines comme le séchoir solaire amélioré, des engins de transformation agricole de CRIIT d’ Edouard G. AKAKPO-LADO.
Nous avons aussi expérimenté le système d’irrigation connectée goutte à goutte. Il y avait aussi une Station Météo connectée des gars de Woelab.
Le camp a pris fin mercredi avec, une photo d’ensemble avec une satisfaction partagée de tous les participants.

Quand la coopération internationale apporte du concret à la population : Cas de la GIZ

les facilitateurs ProFoPEJ 2016
Formation des artisans Kpalimé

La GIZ  (Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit) en français la coopération allemande m’a fait l’honneur ainsi qu’à une vingtaine d’autres jeunes de suivre une formation internationale de facilitateur sur la FODA (Formation en Développement d’Affaire), après une rigoureuse épreuve de sélection. Ceci,  dans le cadre de son programme ProFoPEJ (Programme de Formation Professionnelle et Emploi des Jeunes. Cette formation a eu lieu en Mars 2016 dans les locaux du programme sis à Bè Châteaux (Lomé). Elle a été dispensée par  Mme GHLELELA  Imen une experte tunisienne en andragogie et Mr KOMINA Tchaa Aboume Manager et directeur du cabinet d’expertise JGIK-EC.

C’est nanti d’une nouvelle approche de formation que nous nous lancés sur le terrain pour apporter du concret aux artisans, patrons d’entreprise, aux paysans et aux jeunes entrepreneurs. Nous avons une semaine pour leur apporter des connaissances manquantes pour leur pleine participation à l’émergence économique du pays.

formation des jeunes
formation des jeunes

Une section de formation  FODA  sur le terrain se déroule comme évoqué précédemment sur une semaine. Elle est prise en charge par la GIZ. Au cours de cette semaine, les participants découvrent par eux-mêmes à travers des études de cas, des jeux de rôles, la photolangage, des démonstrations … la vie d’un entrepreneur. Ils étudient aussi par les mêmes activités  leurs potentiels marchés tout en faisant une étude technique et financière minutieuse.

Notre nouvelle approche FODA est destinée à tous les niveaux.

Une section de formation regroupe 25 participants et est encadrée par 2 voire 3 facilitateurs. Un facilitateur sénior un facilitateur junior et un coach superviseur. A la fin de la section, nous facilitateurs faisons un travail de suivi dans la rédaction et dans la concrétisation des projets.

Ce qui est le plus à encourager, est que pour la journée mondiale de la femme rurale, une série de formation a été organisée par GIZ à travers son programme ProCIV (Programme Centre d’Innovations Vertes) en vue de financer des initiatives innovantes dans les campagnes togolaises. C’est dans ce contexte   que j‘étais en Juin COACH au côté des facilitateurs Mr AGBEKO Kokou Fritz et EDOH Abra Dzifa de l’ONG GRED Togo.

Les jeunes retenus pour être facilitateurs
Les jeunes retenus pour être facilitateurs

Aujourd’hui, ProFoPEJ et ProCIV ont formé en FODA près de 1 000 artisans, jeunes, patrons d’entreprises et paysans. Vivement que les autres ambassades emboitent le pas aux allemands en donnant la chance à la jeunesse togolaise en quête  d’emploi d’avoir des formations pratiques et usuelles afin d’aller exécuter sur le terrain leurs approches de développement.

Lancement du Projet pilote d’amélioration des poules de race locale.

 

 

les coqs de race
les coqs de race

Les populations rurales vivent essentiellement des activités agricoles. Cette agriculture essentiellement de subsistance est pratiquée en majorité par les femmes. La précarité de celle-ci liée aux aléas climatiques fait que ces femmes ont des revenus dérisoires. On comprend aisément que ces dernières ne puissent survenir convenablement à leurs besoins élémentaires et fondamentaux avec le fruit de leurs activités. C’est donc légitime que les paysans associent cette agriculture à l’élevage des animaux à cycle court notamment les poules. Malheureusement, la faiblesse de poids corporel de ces dernières issues de ce type d’élevage fait que leur prix est faible sur le marché par rapport aux poules de race importée. En effet, les poules de race locale sont petites de taille et prennent trop de temps pour leur croissance (environ 6 à 12 mois).

 

Pour atteindre son objectif qui est d’éradiquer la pauvreté à visage de femme, ASDI a choisi en collaboration avec les paysans d’améliorer ces poules de rare locale pour permettre à ces derniers :
– d’optimiser leur revenu
– de diversifier les activités
– de Rendre autonome les femmes
– Et de faire baisser le décrochage scolaire des filles.
Pour ce faire, c’est Atti-Toméfa un village de la préfecture d’Avé qui est choisi. Atti-Toméfa se trouve 17 kilomètres de Kévé sur la route de Kpalimé. Il est à 5 km d’Atti-Atowou. Comme l’indique le nom de la préfecture « Avé » (Forêt), Atti-Toméfa se niche au cœur d’une petite forêt. C’est un petit village de près de deux cent (200) habitants dont 60% de femme. Le climat y est très doux et donc favorable aux activités d’élevage. C’est donc suite à plusieurs visites préparatoires que le projet a pu démarrer le samedi 23 Aout 2014 avec l’introduction effective des coqs de race importés.

Ce projet dont le budget s’élève à 750 000 francs CFA soit 1,500 Dollars par village à besoin de votre soutien pour se développer et se pérenniser. Notons par ailleurs que la phase pilote a été entièrement et totalement financée par ASDI avec la collaboration de monsieur MODJI Dominique secrétaire général de l’association AECL. Six mois après, les résultats sont très encourageants.

Les revers de la micro finance : microfinance Agar rends-moi ma moto

haojue escort
Haojue escort

Demandez aux jeunes Togolais, ils vous le diront. En dépit des difficultés pécuniaires, nous rêvons tous d’une belle moto, une toute nouvelle moto. J’ai donc décidé d’être à la mode. Ce n’est pas moi le plus paumé de tous. Malgré le chômage et la galère ambiante, j’ai décidé de serrer la ceinture, devenir gringalet s’il le faut. Pourvu que je cotise pour m’offrir une moto.
Comme l’argent est le plus convoité des acquis, il me faut le protéger, le conserver de toutes autres mains, à l’abri de tous autres besoins et surtout de la faim du lendemain. Mon ami Samson, agent de Coopec Agar  (Action génération avenir radieux), me revendit les avantages de l’épargne et m’a promis un prêt pour acquérir ma moto. J’ai fini par céder, malgré les mauvais souvenirs que je garde des microfinances , j’ai perdu huit mille francs CFA avec la micro finance IHD. Cette microfinance a fait faillite).

billets de banque CFA
Billets de banque CFA

Il me céda un carnet de tontine. Je pris sur moi de suivre coûte que coûte la mise de cinq cents francs CFA) journalière. Que ce fut difficile ! Tant de jours sans pain. Et me voilà habitué à la faim. On dit souvent que l’appétit vient à mangeant. Moi je vous dis le goût d’épargne vient en rêvant à ses usufruits. J’épargnais tout. J’ai mis un point à tous mes désirs charnels et j’ai réglementé ma cotisation dominicale. Je mangeais peu. Je refusais des visites coquines, car toute visite d’une dulcinée nécessite des dépenses fortuites.
Il me faut atteindre coût que coût deux cent mille francs CFA, pour bénéficier d’un prêt. Lequel multipliera par trois cette somme pour m’offrir ma moto Escort en plus de l’immatriculation. En cinq mois, c’est-à-dire en juin de cette année, mon compte était crédité d’une somme de 125 000 F CFA. Il me restait selon mes estimations 3 mois, pour être détenteur d’une moto Escort.

Tout allait pour le mieux. Un jeudi matin, j’ai dû aller pour Asdi, une association dont je suis le chargé de communication, à Kpalimé. L’après-midi, Samson me sonna et me somma de venir avant 17 h retirer ma somme. Tshiééé !!! C’est encore quelle histoire ? Il sonnait à ma montre 15 h 43. Comme Kpalimé est à deux heures de route de Lomé et qu’il était tard  je ne pouvais pas revenir. Je rappelai néanmoins Samson. Il me confia tout confus qu’ « il semblerait que leurs microfinances fassent faillite ».
Dès le lundi à 7 heures, nous nous pointâmes par millier au bureau de la microfinance Agar. Il était fermé. Deux, trois jours, nous ne vîmes personne. La foule s’attaqua aux agents de tontine. Moi, j’ai décidé d’attenter un procès à la microfinance. Mais qui suis-je moi ? Que pourrais-je faire ? J’ai juste appris par Samson, que le DG de la micro finance Agar est en prison et que l’affaire se réglera bientôt. J’ai eu de la peine, pas pour moi, mais pour ses bonnes dames, combattantes du quotidien pour un pain sans beurre et qui malgré tout épargnent pour des buts plus importants. Moi, j’ai broyé du noir pendant un bon moment. Puis, j’ai décidé de donner ma langue au chat.

Agriculture: une solution contre la pauvreté

vie au Togo de coopération Togo
vie au Togo de coopération Togo

Selon le rapport général World Happiness Report 2013, le Togo est l’un des pays les moins heureux au monde. Ils sont 72% de la population togolaise à être pauvre. Le taux de sous-alimentions est de 16,5% en 2011 pour, une population d’un peu plus de 7 millions d’habitants. Cette population est composée d’une forte jeunesse. Le taux de chômage et de sous emplois était estimé à 33,8% en 2011 selon l’ONU. Bien que le pays soit en chantier et que tous les secteurs soient prioritaires, l’agriculture doit être la priorité car, elle occupe la majorité de la population. Cette population agricole est malheureusement la plus pauvre. Il ne fait donc l’ombre d’aucun doute, que l’agriculture est un secteur qui peut fortement contribuer à la réduction du chômage et de la pauvreté. Ainsi l’agriculture devrait et doit devenir la priorité des priorités.

Le Togo a un réel avantage naturel pour l’agriculture. Tout d’abord, sa position géographique en bordure de mer dans le sud de l’Afrique occidental. Ensuite, son climat tropical avec deux saisons pluvieuses en sont les preuves. La terre est naturellement fertile, avec une importante population agricole travailleuse.

kongocentral: agriculture mécanisée
kongocentral: agriculture mécanisée

Cependant, le retard technologique (absence d’engins motorisés et de semences améliorées), l’instabilité politique des années 90 et le manque d’infrastructures de désenclavement sont les facteurs qui ont concouru au ralentissement de la production agricole. Le problème relatif aux semences améliorées est en partie résolu par l’ITRA (Institut Togolaise de Recherches Agronomiques). Ce dernier met désormais ces semences à la disposition des paysans. Il reste alors l’épineux problème de mécanisation agricole qui doit être précédée et accompagnée par une formation agricole adaptée. La résolution de ce problème peut passer par la mise à disposition des agriculteurs, d’au moins 5 tracteurs par préfecture destinés à la location. Avis donc à vous investisseurs !!!

En effet, aujourd’hui, l’agriculture nourrit difficilement son homme. Au même moment, la majorité de la jeunesse manque d’emploi. La population mange mal. Et l’IDH (Indice de Développement Humain) est très faible. Cette situation de manque et de pauvreté va plonger la population dans une léthargie poussant à croire à une malédiction qui s’accolerait à leur sempiternelle pauvreté depuis quelques deux décennies.
Or, la pauvreté n’est pas une malédiction en soi. C’est un état d’esprit et de comportement à corriger.
Comme solution durable aux problèmes, l’État togolais a lancé des pléiades de projets. Nous pouvons citer entre autres, le Provonat pour aider les jeunes sans-emploi à avoir de l’expérience professionnelle; le FAIEJ (Fonds d’Appui à l’Initiative Économique des Jeunes) pour financer les projets surtout agricoles; et tout dernièrement le programme « Togo vision 2030 » pour une vision globale du développement à l’horizon 2030. Outre les projets étatiques, les ONG et Associations ont aussi leur plan d’action pour extirper le pays de la pauvreté. C’est ainsi que l’Action Sociale pour le Développement Intégral (ASDI), une Organisation Non Gouvernementale a lancé le projet « Entraide ». Il s’agit d’un projet de mobilisation de la jeunesse. Il vise à créer des groupes de solidarité, en vue de la mise en commun des compétences et des fonds pour la promotion et la création d’entreprises viables et rentable.
Et vous, que faites-vous quel est votre apport pour le développement du pays ? Partagez-le avec nous.