Les freins à l’émergence de l’agriculture africaine

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 Comment faire sortir notre agriculture de l’ornière et lui faire prendre un essor protubérant ? C’est ce à quoi s’attelle ce billet. A la lumière des manques observés sur le terrain, des plaintes portées par des paysans et  surtout en comparant à ce qui se fait ailleurs, nous parlerons de ces choses qui endiguent l’évolution de l’agriculture africaine. Ces manques sont d’ordre institutionnel, technique, technologique, énergétique, éducatif et bien sûr, financier.

 

Une banque d’investissement et une bonne assurance

En Afrique, la plupart des banques ont pour nom quelque chose comme : « Banque d’investissement et d’aide aux agriculteurs ». Quand vient le temps d’aider l’agriculteur Africain, ou d’investir dans l’agriculture, elles sortent leur vrai visage et immolent leur superbe dénomination sur l’autel de leurs faramineux intérêts. Ainsi, ils demandent des garanties avant de concéder tout prêt. En plus de la garantie, leur taux d’intérêt culmine au firmament des bénéfices récoltés par nos pauvres paysans. Au Togo, certaines banques ou micro-finances à dénomination sans commune mesure dévouées à l’agriculture vont jusqu’à un taux de  18%/an pour céder un prêt. Bref, la plupart de nos banques sont hypocrites et motivées seulement par la part du gain. Il nous faut de vraies banques agricoles.

L’énergie

 Sans cette dernière, aucune révolution agricole n’est possible. L’énergie est indispensable à l’agriculture. Elle est nécessaire pour la production des engrais minéraux et pour la mécanisation. Elle est l’élément clé dans l’essor de la productivité. Aujourd’hui en Afrique, un choix  de ressource énergétique doit être fait. Après ce choix commun, régional, sous-régional ou carrément national, l’utilisation de cette énergie  doit être raisonnée pour optimiser et  la rendre disponible surtout dans nos campagnes agricoles. Celle-ci permettra l’effectivité sur le terrain de la mécanisation de l’agriculture africaine.

Besoin de plus de formation

L’Afrique fait des efforts pour ce qui est de la formation des encadreurs agricoles. Mais elle peut faire encore plus : offrir plus d’experts agricoles à ses paysans, faire l’échange d’exports, pour apprendre des autres, inviter des agronomes étrangers notamment asiatiques ou européens pour offrir des formations d’appoint à leurs homologues africains. Il faut aussi les échanges de données issues des expériences. Nos ministères et centres dits de recherches sont pleins d’agronomes en  costard cravate. Allez appliquer ce que vous avez appris pour que  baisse le prix du maïs et celui des produits agricoles de première nécessité.

L’agriculture africaine doit vivre à la pointe du changement

Avec l’avance du désert, le changement climatique qui s’instaure dans le monde entier, l’agriculture africaine doit s’adapter et s’imposer à ses tumultes sources de la famine dans le monde et en Afrique en particulier. Par exemple mettre à disposition des agriculteurs des semences plus résistantes à la sécheresse comme c’est le cas du riz sur le continent.

L’agriculture africaine doit s’allier avec le NTIC

Enfin, pour contrôler tant les cultures, leurs dépenses, promouvoir leurs  entreprises qu’apprendre sur leur métier, l’agriculture africaine doit aller à l’école des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication. Cette incitation peut être l’œuvre du gouvernement, d’une association ou d’une Organisation Non  Gouvernementale. Sur ce, je félicite et encourage  le prix Yobloco pour cette initiative qui  incite les jeunes à s’intéresser à l’agriculture.

 

Cette liste de ces quelques manques ne saurait être exhaustive. Vous êtes donc invités à la compléter par vos commentaires. Merci pour les mots de soutiens de tout un chacun.

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komi fiagan DOGBLE
Géographe, agro-entrepreneur et coordinateur de l'Association Gbodemefe qui est spécialisée dans la création et gestion des fermes agricoles. Moi même je réponds au nomme de Komi Fiagan DOGBLE.

1 commentaire sur “Les freins à l’émergence de l’agriculture africaine

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