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A la découverte de ceux qui nourrissent le Togo 2e Partie

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Ferme Agropastorale « MAXIME »

Elle est située sur la nationale N°1 à environ 100m avant le péage, vers la droite à 500m en allant au Nord. « La Ferme Agropastorale Maxime » appartient à Mme Awesso, et dirigée par Mr Belo Saliou.

La production animale

On distingue au niveau de la production animale l’élevage de poulets de chair, de coquelets et des pondeuses. Les poulets de chair peuvent être consommés à partir de six (06) semaines  pour la race Leghon. Ils sont convoyés à Lomé où ils sont vendus aux hôtels et restaurants. Leur alimentation est constituée de farine de maïs, de soja et de compléments alimentaires tels que la farine de poissons et des antibiotiques vitaminés ou des vitamines. Les coquelets peuvent être consommés à partir de 3mois. Leurs poussins sont payés  de la Hollande et du Ghana pour des raisons de manque d’une couveuse adéquate dans le pays. Pour une bonne alimentation, on donne 120kg de provende pour 1000 coquelets. En ce qui concerne les pondeuses, la race élevée est la race Isa Brown. Elles pondent à partir de 18 à 20 semaines deux œufs pour trois jours. Le ramassage se fait 3fois par jour. Les poussins viennent de la Belgique. La présence d’une grande crête est synonyme d’une bonne alimentation et des pondeuses en bon état. En cas de maladie, l’animal atteint est mis en quarantaine et les autres sont traités. Les bâches noires au toit des poulaillers et sur les parties hautes des grillages permettent de contenir la chaleur ainsi que les marmites en terre suspendues dans les poussinières.

 

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Production végétale

Au niveau de la production végétale, l’activité principale est le maraichage dont le responsable est Mr Dokla Kossi. Ils produisent essentiellement de l’oignon, de la carotte, du gingembre, du piment vert et rouge, du gombo, du gboma (les épinards), et de l’aubergine. Ils utilisent deux systèmes d’arrosage à savoir le système d’arrosage goutte à goutte assurant ainsi une bonne gestion de l’eau et le système d’aspersion, tous alimentés par des forages. La fertilisation est essentiellement faite à partir de fientes de volailles. Le tabac et les feuilles de neem sont utilisés en traitement phytosanitaire des plants, ce qui certifie une production biologique. La ferme aurait des exploitations annexes pour la production du maïs, riz, soja qui servent en grande partie à l’alimentation des volailles.

 

 

 


Journée mondiale des toilettes : des toilettes pour chaque maison

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En ce jour qui cumule trois journées mondiales toutes plus importantes les unes que les autres, face à celle surtout la prévention des abus envers les enfants qui me tente, mon choix s’est finalement porté sur celle des toilettes que je vis.

Je ne sais pas ce que vous vivez, mais moi c’est mon quotidien. Puisque chaque fois quand je sors, je dois feinter en slalomant ou en sautant des flaques d’eau de bain. Ne dit-on pas que l’endroit le plus important d’une maison, c’est les toilettes ? Chez nous ici à Lomé surtout dans des quartiers comme Gbadago, Dogbéavou, Adidogomé… c’est souvent la dernière partie du puzzle qu’on refuse délibérément d’assembler. Ainsi, de très belles maisons en manque.

Les signes d’une maison sans toilettes

Dans une maison sans toilettes, comme j’en connais dans mon quartier, chaque fois qu’un individu s’est douché, il doit transporter son eau de  bain souvent dans des bidons jaunes, serviette nouée au rein et aller le déverser dans la rigole, si une, passe devant leur concession ou carrément sur la voie publique. Le plus décevant dans tout ça est que les citoyens togolais acceptent de louer des pièces dans ces maisons sans toilettes en occurrence sans W-C,  qu’ils jugent souvent moins chères. Et dans ces maisons où il n’existe pas de W-C  leurs excréments deviennent des soucoupes volantes mieux des météorites que tu peux à tout moment prendre sur la tête, si la poisse est ton fidèle compagnon. Dans mon quartier sur une rue occupée par des maisons autochtones, il n’est pas rare de rencontrer au petit matin, si tu es chanceux des bronzes bien montés (bien gros) sur ta route. Mais, si tu es malchanceux dans ce cas c’est ta chaussure que tu laisseras dedans.

Crédit image: Top santé
Crédit image : Top santé

Pour régler ce problème, des W-C publics furent créés. Mais leur salubrité reste à prouver. De  plus c’est payant. Comment voulez-vous que celui qui utilise gratuitement les sachets plastiques comme W-C  puisse débourser « kponon kpata » (vingt-cinq francs Cfa) de ses poches pour une bronze ( caca) qu’il peut couler seul dans sa chambre et balancer par sa fenêtre dans les rues ou sur ce terrain inoccupé d’à côté. Et l’autre chaque fois qu’il va visiter son terrain va insulter ceux qui chient sur ce dernier pour finalement lui-même construire une maison sans W-C ainsi de suite. Et avec tout ça, une petite visite ou un petit passage d’un air cholérique fait des carnages dans la population.

Ce n’est ni le premier article qui touche, ni le dernier qui blesse, mais comme vous avez les plumes serrées j’ai encore déversé une bassine d’eau au dos du canard. Et pour ceux qui le veulent, il existe des latrines mobiles qui peuvent servir de W-C et ces excréments peuvent vous être utiles comme engrais dans nos cultures. Nous ne serons pas les premiers à le faire ni les derniers à les utiliser comme engrais.


J’accuse

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Crédit image: paix développement

 

Ce n’est pas ici une question de faire d’un œuf un bœuf, mais plutôt de jouer cartes sur table, histoire d’appeler un chat un chat.

J’accuse toute la population africaine d’entretenir la corruption. Dites-moi si vous vous faites arrêter par un policier pour des infractions que vous jugez bénignes, quels réflexes avez-vous ? Ne lui remettez-vous pas mille francs Cfa pour qu’il se taise et pour que vous continuer à enfreindre les règles de la conduite et de la République ? Laissez-vous sévir et demain vous allez mieux vous conduire. Je vous accuse d’entretenir de gré la corruption quand vous conduisez des voitures, taxis comme personnels. Les assurances et les visites techniques ne les faites-vous pas dans les poches des policiers ? Sachez que quand par inadvertance vous ramasserez quelqu’un, c’est vous seul qui serez visage confiné, tête baissée, sur le banc des accusés et ce même policier qui acceptait vos pattes graissées vous liera les poignets et tant pis pour vous. Entre nous dites-moi, un policier vous a-t-il déjà arrêté et vous demandé directement de l’argent ? N’est-ce pas vous qui le proposez? Regardez Dieu en face et mentez-moi, c’est bien pour ça que je vous accuse  d’entretenir la corruption.

image credit: facebook

Je vous accuse d’entretenir la corruption, quand les agents de la fiscalité frappent à vos portes  et vous surprennent en flagrant délit de fuite au lieu de payer vos impôts ne préférez-vous pas leur offrir des pots de  bière en guise de pot-de-vin ? Dites-moi, ont-ils un registre dans lequel est inscrit les pots-de-vin ? Comment voulez-vous qu’ils fassent de bons comptes si c’est vous qui les tentez ? Comment  voulez-vous qu’on assainisse  la finance républicaine si la population contribue à sa dégradation?

Et vous qui faites du « mindèfrèrisme » (c’est mon frère, ma famille) passant par des canaux de vos oncles, tantes, frères pour accéder à des postes en ignorant la compétence et le mérite. Dieu vous voit et vous êtes le boulet que l’Afrique traîne. Ce qui m’outre le plus, c’est quand nous sommes des milliers à nous réveiller à 3 heures pour renouveler une carte d’identité et que des individus arrivés à 8 heures passent avant nous parce qu’ils connaissent  le commissaire ou un policier ou pour avoir  glissé un « étaméa » (soudoyé). C’est triste et c’est décevant. La liste de mes exemples n’est pas exhaustive et elle ne saurait l’être. Pour ces faits, chers Africains, je m’accuse et vous de récuser d’être des corrupteurs et des corrompus. Si nous voulons que notre justice soit impartiale et que chacun ait les mêmes chances dans nos pays, nous qui savons lire et écrire nous qui nous disons lettrés et intellectuels donnons l’exemple.


A la découverte de ceux qui nourrissent le Togo 1ere Partie

photo Fiagan
photo Fiagan

Dans cette série d’articles à plusieurs volets, nous irons à la découverte de ces agriculteurs qui chaque jour nous fournissent notre pain quotidien, dans le souci de se familiariser avec leurs activités agricoles et de nous faire découvrir le quotidien de ces producteurs. C’est le lieu de découvrir non seulement d’où proviennent certains produits et comment ils sont produits, mais aussi d’aller à la découverte de ces agro-industries souvent à l’initiative d’une seule personne. C’est aussi le lieu de donner des idées de projets aux jeunes sans emplois. C’est une véritable imprégnation dans le monde agricole.

–          Ferme AYODELE à Badja (Préfecture d’Avé)

Présentation de la ferme :

La ferme « Ayodele » réside à Badja, un village situé à une quarantaine de kilomètres de Lomé. Créee en décembre 1998, elle appartient  à Mr Sanvee Georges, un ex-banquier qui assume également le rôle de premier responsable de la ferme. Cette dernière s’étale sur une superficie de 22 ha dont 11 premiers hectares sur lesquels se font essentiellement la production des poulets. Cette partie abrite donc les poulaillers, des étables et des bergeries et aussi les teckerais, palmeraies et des cultures maraichères. Sur les 11 hectares restants se font l’élevage des porcs, des lapins, des canards, et des dindons.

Production animale :

Élevage des poulets

Elle constitue la principale spéculation de la ferme. On compte aujourd’hui environ 17500 têtes de pondeuses et de poulets de chairs, répartis dans quinze (15) poulaillers environ. Les races élevées sont essentiellement la race « Isa Brown » et la race « Leghorn ». L’alimentation de tous ces poulets s’évalue à 1,6 tonnes de provende par jour.

L’approvisionnement en provende se fait par les produits issus de la production végétale, ces produits sont mixés  dans leur propre provenderie située à l’entrée de Badja.

En ce qui concerne la prophylaxie sanitaire, il y a trois types de vaccination qui se font : une primo vaccination, une deuxième vaccination contre la peste et une troisième contre la Gorborose. La litière est remuée deux (02) à trois (03) fois par semaine et un entretien total des poulaillers, y compris le nettoyage des grillages survient tous les trois (03) mois.

En termes de rendement, les poules pondeuses donnent environ 250 plateaux d’œufs par jour. Chaque poulailler a des fiches techniques avec ses œufs à coté de celle de suivi. Ces œufs sont vendus en fonction de leur grosseur, et à des grossistes souvent venus des grandes villes. Les poulets de chairs sont également vendus souvent sous forme de poulets congelés. Les fientes sont aussi vendues et sont également utilisées pour la production végétale.

Production porcine 

Elle s’effectue sur l’autre site de la ferme pour éviter que les poulets ne se contaminent très fréquemment. Les porcs sont élevés dans un bâtiment séparé en enclos de différentes dimensions. Chaque enclos possède une mangeoire et un abreuvoir un peu grands pour servir aussi de baignoire aux animaux. La race élevée est mixte.

   Production lapine

Les lapins sont élevés dans une grande structure faite à base de bois et de grillages disposés en deux (02) rangées verticalement. Les clapiers sont directement alimentés en eau, de façon à pouvoir satisfaire les 3 races qui sont : Le géant des Flandres, la plus représentée; le géant papillon français et le Bourca qui constitue la race locale.

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Pour les canards, la race élevée est le canard de Barbarie de la France. Les dindons sont élevés en petit nombre dans une petite cage à proximité de celle des canards. On note aussi quelques têtes de bovins et ovins.

Le nombre d’ouvriers de la ferme s’élève à 20 personnes qui vivent sur les sites avec leurs familles. La sécurité de la ferme est assurée grâce aux chiens bergers allemands qu’on élève dans la ferme et aussi par le personnel ouvrier qui est présent en permanence sur le site.

 –     Difficultés dans la gestion

La principale difficulté de la ferme est le manque d’eau. Malgré le système de forage effectué il y a aussi l’absence d’électricité dans le milieu, d’où l’utilisation des groupes électrogènes qui consomment jusqu’à 25000Fcfa de carburant par semaine. La qualité de l’eau pose aussi problème car elle est très riche en potassium. Par ailleurs, on note des problèmes de vol de produits phytosanitaires et des nourritures par les ouvriers. Ce qui oblige le responsable à être très fréquent sur la ferme et effectuer un contrôle permanent des stocks. Enfin il y a des maladies qui menacent les différentes espèces de la ferme. On distingue entre autres : la gale, la coccidiose.


L’agriculture dans nos pays en développement

 

ONG Entreprises Territoires et Développement
ONG Entreprises Territoires et Développement

L’économie de nos pays africains est subdivisée en deux secteurs : l’agriculture et l’industrie. Dans notre article, il s’agit d’établir le  lien existant entre eux.

L’agriculture remplit plusieurs fonctions économiques dans un pays. En Afrique, l’agriculture emploie plus de la moitié de la population active. Elle octroie fondamentalement les produits agricoles qui sont à la base de l’alimentation des hommes et des animaux à des prix qui sont souvent hors de son contrôle (souvent c’est nos gouvernants qui choisissent  les prix de vente de nos denrées alimentaires avec une confiscation pure et simple de certains produits). Elle offre de la matière aux autres secteurs. En effet, l’agriculteur se déplace vers ses exploitations, transporte ses produits, elle permet aux commerçants d’avoir des matières premières. Elle fournit aussi à nos industries et à celles des pays développés des matières premières. Elle est la principale fournisseuse du PIB (Produit Intérieur Brut) de nos pays en développement. De plus, c’est sur l’agriculture que l’Etat perçoit plus de taxe et pour ce faire, il impose aux producteurs des prix inférieurs aux cours mondiaux et engrange un maximum de profits par de divers mécanismes;  alors que les pays développés à l’inverse  soutiennent  leurs productions. Elle  permet d’équilibrer le budget des États. Et souvent, les chômeurs dans nos économies se reversent dans l’agriculture.

De nos jours, nos pays africains semblent comprendre l’importance de l’agriculture et chacun, à sa manière tente à l’instar de la Chine,  de soutenir son agriculture afin qu’ils aient aussi une révolution économique en voguant sur les flots de l’agriculture. Ainsi nous verrons au Togo, des multiples voies et moyens d’aides à l’agriculteur; ceci fera l’objet d’un article dans nos prochaines publications.

En somme, on peut dire avec assurance que l’agriculture contribue au développement global par son propre développement. Elle fournit des biens et ressources aux autres secteurs économiques. Elle participe au développement  industriel par la fourniture de matières premières.