Quand la coopération internationale apporte du concret à la population : Cas de la GIZ

les facilitateurs ProFoPEJ 2016

Formation des artisans Kpalimé

La GIZ  (Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit) en français la coopération allemande m’a fait l’honneur ainsi qu’à une vingtaine d’autres jeunes de suivre une formation internationale de facilitateur sur la FODA (Formation en Développement d’Affaire), après une rigoureuse épreuve de sélection. Ceci,  dans le cadre de son programme ProFoPEJ (Programme de Formation Professionnelle et Emploi des Jeunes. Cette formation a eu lieu en Mars 2016 dans les locaux du programme sis à Bè Châteaux (Lomé). Elle a été dispensée par  Mme GHLELELA  Imen une experte tunisienne en andragogie et Mr KOMINA Tchaa Aboume Manager et directeur du cabinet d’expertise JGIK-EC.

C’est nanti d’une nouvelle approche de formation que nous nous lancés sur le terrain pour apporter du concret aux artisans, patrons d’entreprise, aux paysans et aux jeunes entrepreneurs. Nous avons une semaine pour leur apporter des connaissances manquantes pour leur pleine participation à l’émergence économique du pays.

formation des jeunes

formation des jeunes

Une section de formation  FODA  sur le terrain se déroule comme évoqué précédemment sur une semaine. Elle est prise en charge par la GIZ. Au cours de cette semaine, les participants découvrent par eux-mêmes à travers des études de cas, des jeux de rôles, la photolangage, des démonstrations … la vie d’un entrepreneur. Ils étudient aussi par les mêmes activités  leurs potentiels marchés tout en faisant une étude technique et financière minutieuse.

Notre nouvelle approche FODA est destinée à tous les niveaux.

Une section de formation regroupe 25 participants et est encadrée par 2 voire 3 facilitateurs. Un facilitateur sénior un facilitateur junior et un coach superviseur. A la fin de la section, nous facilitateurs faisons un travail de suivi dans la rédaction et dans la concrétisation des projets.

Ce qui est le plus à encourager, est que pour la journée mondiale de la femme rurale, une série de formation a été organisée par GIZ à travers son programme ProCIV (Programme Centre d’Innovations Vertes) en vue de financer des initiatives innovantes dans les campagnes togolaises. C’est dans ce contexte   que j‘étais en Juin COACH au côté des facilitateurs Mr AGBEKO Kokou Fritz et EDOH Abra Dzifa de l’ONG GRED Togo.

Les jeunes retenus pour être facilitateurs

Les jeunes retenus pour être facilitateurs

Aujourd’hui, ProFoPEJ et ProCIV ont formé en FODA près de 1 000 artisans, jeunes, patrons d’entreprises et paysans. Vivement que les autres ambassades emboitent le pas aux allemands en donnant la chance à la jeunesse togolaise en quête  d’emploi d’avoir des formations pratiques et usuelles afin d’aller exécuter sur le terrain leurs approches de développement.



Pourquoi et comment, nous organiser en Coopérative ?

isite d'ICAT Agou pour la création de SCOOPS Casa-Kondo

visite d’ICAT Agou pour la création de SCOOPS Casa-Kondo

Dans nos activités d’aide au monde rural, lesquelles ont pour pierre angulaire le Projet d’Assistance Technique et Économique au monde rural ; Nous nous sommes rendus accompagnés de nos animateurs locaux auprès des agriculteurs du grand Kloto. Pour d’abord, promouvoir une organisation professionnelle économique agricole et ensuite leur apporter nos conseils pouvant les amener à bénéficier des appuis de l’Institut de Conseil et d’Appui Technique (ICAT).
Malgré une générosité dans les efforts de ces agricultures, ils se permettent d’évoluer chacun de son coté. Or, nous savons que l’union fait la force. C’était la mission de l’Association Gbodemefe la semaine du 9 novembre : «Organiser le monde rural. » d’où la notion de  société coopérative.

Les formes de sociétés coopératives

Préalablement nommées groupements, les organisations des groupes d’activité dans le monde rural ont évolué avec l’uniformisation de L’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA). Cette loi de changement est adoptée à Lomé le 15 Décembre 2010, sous la Direction de la Formation, de la Diffusion des Techniques et des Organisations Professionnelles Agricoles (DFDTOPA) et l’Institut de Conseil et d’Appui Technique (ICAT) du Ministère de l’Agriculture de l’élevage et de la Pêche de la République togolaise, dans le cadre de la révision de l’ordonnance N°13 du 12 Avril 1967 portant statut de la coopération au Togo et ceci, conformément aux dispositions de OHADA.
A l’issu des travaux, il est convenu deux (2) coopératives possibles à savoir : Société Coopérative Simplifiée (SCOOPS) et la Société Coopérative avec Conseil Administration (COOP CA).

Comment les créer et quels sont les démarches ?

La Société Coopérative Simplifiée « SCOOPS »
Effectifs : Constituée par cinq (5) personnes physiques ou morales au moins.
Capital social : Un capital social dont, la valeur nominale est fixée par le statut et il est divisé en part sociales égales.
– Il est exigé un comité de gestion composé de 3 membres au plus et une commission de surveillance composée de 3 à 5 personnes physiques élues.

La Société Coopérative avec Conseil d’Administration «COOP-CA »
Effectifs : Constituée par quinze (15) personnes physiques ou morales au moins.
Capital social : il doit être totalement souscrit avant la tenue de l’Assemblée Générale constitutive. Les parts sociales représentent les apports en numéraires et sont libérées lors de la souscription d’1/4 au moins de la valeur nominale. La libération du surplus intervient dans un délai qui ne peut excéder 3 mois à compter de l’immatriculation.
– Il faut un conseil d’Administration composé de 3 membres au moins et 12 au plus, un conseil de surveillance composé de 3 à 5 personnes physiques élues.

Les pièces requises pour l’immatriculation

1.) Une demande d’immatriculation adressée à Monsieur le Directeur de la DFDTOPA
2.) Trois (3) copies des statuts
3.) Trois (3) copies du règlement intérieur;
4.) Trois (3) copies de la liste des membres du Comité de Gestion ou du Conseil d’Administration de la Société Coopérative ;
5.) Le procès-verbal de l’Assemblée Générale Constitutive, ou AGO/AGE avec la liste manuscrite signée par chaque participant;
6.) Une attestation de suivi technique de l’ICAT ou d’une ONG agréée contresigné par l’ICAT.
7.) Un compte d’exploitation prévisionnel annuel ;
8.) Un bilan d’ouverture ;
9.) Un tableau de souscription des parts sociales
10.) Une attestation d’ouverture de compte et de relevé de compte bancaire s’il y a lieu ;
11.) Copies des pièces d’identité des membres des organes élus (carte d’identité, carte d’électeur, passeport)
12.) Un casier judiciaire datant de moins de trois (03) mois pour les membres du conseil d’administration pour les COOP CA;
13.) Des frais d’étude de dossiers de 2500 FCFA pour les SCOOPS et de 7500 FCFA pour les COOP- CA .

Les avantages issus de cette organisation

Au Togo, tout agriculteur a droit de manière gratuite à l’assistance d’ l’institut de conseil et d’appui technique (ICAT). Toute fois, un groupe organisé a plus d’avantage dans la mesure où, les gros producteurs sont souvent récompensés par des dons (matériels et semences).
Si on est organisé, il nous est facile de bénéficier des subventions étatiques que privées provenant des ONG.
Si on est organisé, il y a plus du sérieux dans la gestion de la chose collective et une facilité à regrouper les ressources.
Il est facile à une Société Coopérative d’avoir des financements dans les structures bancaires de la place. Encore plus facile pour elle de bénéficier des fonds mises à leur disposition par des institutions dans le cadre des coopérations bilatérales ou multilatérales pour promouvoir le développement en général et celui du monde rural en particulier.
Nous nous mettons à votre disposition pour vous aidez à vous organiser.



Journée mondiale du refus de la misère

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De tout temps, la chose la plus difficile, c’est d’être au pied du monde alors qu’on peut avoir le monde à ses pieds. La misère conçue sous toutes ses formes (état d’extrême pauvreté, de faiblesse, d’impuissance, ou de manque grave) est l’apanage des pays du tiers monde dont nous faisons partie et n’a que pour seule source le manque de ressources financières.
Des études longues, suantes, usantes et onéreuses couronnées par des diplômes dits universitaires mais infructueuses faute d’emplois. Cet emploi qui les crée ? Une vie de soumission, monotone et misérable par manque de ressources financières, des mères vaillantes se levant à quatre heures et se couchant à minuit, travailleuses comme des fourmis mais aux espoirs annihilés par l’endettement notoire de leurs époux et aux bouches trop nombreuses à nourrir. Ici, le monde rural dont il est question ce sont elles les hommes de famille. Des rêves brisés faute de soutiens lesquels poussent la jeunesse à devenir bon gré mal gré des poètes à plumes mélancoliques. Nos interminables litanies à qui les chanterions-nous? Nos mélodrames qui les écouteront ? La réponse est sans équivoque : Personne, si nous ne consentons pas le minimum d’effort. Ne dit-on pas souvent que « Aides-toi et le ciel t’aidera ? » Nous, jeunes

entrepreneurs du Togo regroupés au sein d’une association du nom de « GBODEMEFE » avions eu la perspicacité de flairer de loin cette calamité qui s’abattrait sur nous. Ensemble nous avions dit NON ! À la misère. Nos champs d’actions sont entre autres, un projet d’assistance technique et économique au monde rural lequel, octroie de petits crédits aux femmes vertueuses de notre milieu afin qu’elles puissent développer et fructifier leurs petits commerces.
Pour nous , l’auto emploi demeure la meilleure chance de refuser la misère. Ainsi, nous formons des jeunes ruraux en entrepreneuriat avec un minimum de soutien financier qui leur permet de lancer leurs jeunes entreprises sur de bons rails. Tous ces projets ont été rendu capable grâce à la minorité que nous sommes, mais nous savons que plus nous serons nombreux à combiner nos efforts, moins la misère s’étendra dans nos sociétés. Formons de petites poches d’emplois, vulgarisons l’auto emploi encourageons nos jeunes frères et sœurs à se réunir en coopérative pour mieux s’entraider. Notre cri de guerre en cette journée mondiale du refus de la misère est « Un pour Tous, et Tous contre la misère ! »

 



Quand l’ANPE s’intéresse de près à l’agropastoral

AMOUSSOUKOPE

Le dernier vendredi du ramadan, le directeur général de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE), Edmond Comlan Amoussou et ses collaborateurs ont visité des fermes agricoles dans la préfecture d’Agou, spécialement dans la localité d’Amoussou Kopé.

En effet, tous  les acteurs du développement se rendent compte aujourd’hui qu’il n’y a pas de développement économique sans une révolution agricole. Et aussi dans un futur très proche, les meilleurs emplois ne viendront que du monde rural.

C’est bien conscients de ces réalités que le directeur général de l’ANPE,  Edmond Comlan Amoussouet ses collaborateurs se sont déplacés pour visiter la ferme Société coopérative simplifiée (SCoopS) dénommée « Casa Kondo ». Suivis par les jeunes de Gbodemefe ,ils se sont également rendus dans la ferme des bonnes sœurs de la Congrégation des Sœurs hospitalières. Un domaine situé dans la préfecture d’Agou, plus précisément à Amoussou Kopé.AMOUSSOUKOPE1

Saluant les efforts fournis par un petit groupe d’hommes et de femmes organisés, le directeur général s’est surtout penché sur la productivité et les opportunités d’emplois de la première ferme spécialisée dans la transformation des noix de palme en divers produits (huile de palme, savon…). Il s’est aussi montré attentif et admiratif face à la créativité de la seconde ferme. La ferme des bonnes sœurs de la Congrégation des Sœurs hospitalières offre tout un éventail des cultures possibles dans la région., et se positionne pionnière dans la localité.

« C’est surtout de nouveaux emplois pour les jeunes et un moyen de gagner en expériences tant pour les férus de la chose agricole que pour les futurs agronomes » a estimé le directeur de l’ANPE.

DOGBLE Komi Fiagan



Copeaux de fibre de coco

La fibre de coco: un ingrédient pour fertiliser les sols

 

cocotier avec des noix

cocotier avec des noix

Qu’est-ce que la fibre de coco?
« Fibre de coco » est le terme utilisé pour définir un éventail de produits naturels fabriqués à partir de l’enveloppe de la noix de coco. Les principaux produits horticoles sur le marché sont : la fibre de coco, la poussière de fibre de coco et les copeaux/morceaux de fibre de coco.
La poussière de fibre de coco est la principale composante de la plupart des produits de la fibre de coco et est souvent utilisée comme ingrédient à l’intérieur des substrats de culture. La fibre de coco est une ressource renouvelable et un sous-produit naturel de l’industrie de la fibre brune de pays tropicaux comme l’Inde, l’Afrique, l’Indonésie, les Philippines et le Sri Lanka. Les enveloppes de noix de coco sont généralement trempées dans l’eau salée afin d’en extraire les fibres pour divers usages. La poussière de fibre de coco est un sous-produit de ce processus et possède une utilité limitée en raison de sa teneur élevée en sel. Récemment, certains fabricants ont développé des procédés afin de réduire les taux de sels solubles et ainsi favoriser son utilisation en horticulture.
Trois types de fibre de coco sont produits:

 

La fibre de coco est filandreuse et est souvent utilisée pour recouvrir l’intérieur des paniers suspendus, confectionner des balais, des paillassons, etc. Son utilisation dans les substrats est limitée. La poussière de fibre de coco possède des fibres courtes, ressemblant au marc de café, et est utilisée de pair avec de la tourbe de sphaigne dans les substrats de culture. Généralement, la poussière de fibre de coco de qualité supérieure est le résultat du mélange de fibres courtes et de résidus spongieux qui restent après l’extraction des longues fibres de l’enveloppe extérieure. Plus récemment, les copeaux/morceaux de fibre de coco ont fait leur apparition afin d’ajouter de la structure aux substrats de culture, ce qui a pour effet d’en améliorer la porosité en air. Pour produire des copeaux/morceaux, l’enveloppe est coupée en particules de tailles spécifiques. Par exemple, les copeaux de fibre de coco sont un ingrédient clé du PRO-MIX® HP-CC MYCORRHIZAE™.
Caractéristiques et avantages de la fibre de coco :
La structure granulaire et poreuse de la fibre de coco en fait un excellent ingrédient pour les substrats de culture et se combine très bien à la tourbe de sphaigne canadienne. La fibre de coco possède un nombre important de pores pour chaque particule. Cette caractéristique physique fournit plus d’espace lacunaire et une meilleure capacité de rétention d’eau dans la zone racinaire lorsque totalement hydratée, ce qui permet généralement un enracinement accru et une meilleure germination. Il a été établi que la poussière de fibre de coco peut retenir jusqu’à neuf fois son poids en eau. Des essais ont également démontré un meilleur enracinement dans les mélanges à base de tourbe et de fibre de coco.
Autres caractéristiques qui font de la fibre de coco un ingrédient clé à combiner avec la tourbe de sphaigne :
La fibre de coco a un pH modéré – près de 6,0.
• Excellente capacité de mouillage et de remouillage (la fibre de coco n’a pas de cutine qui repousse l’eau).
• Excellente capacité de rétention d’air et d’eau.
• Lorsque mélangée à 20-30 %, la fibre de coco peut atténuer la réduction du volume du substrat lorsqu’il sèche, ce qui fait que l’eau ne s’écoule pas par les côtés du contenant lorsque le substrat est irrigué.
• La fibre de coco a un ratio lignine/cellulose élevé. Par conséquent, la fibre de coco est très résistante à la dégradation physique lorsque manutentionnée avec des machines d’empotage et de remplissage de plateaux. Elle démontre aussi une réduction de volume significativement moins importante dans les contenants et conserve un équilibre air/eau favorable dans la zone racinaire pour une longue période de temps.
• Les enveloppes de noix de coco peuvent être coupées en particules uniformes de tailles spécifiques.

Pratiques de gestion des cultures :
Il est à noter que les produits de la fibre de coco varient selon leur origine et la méthode de transformation. L’utilisation de la fibre de coco peut nécessiter certains ajustements en ce qui concerne les pratiques de gestion des cultures; sans s’y limiter, ceux-ci incluent : l’ajustement des pratiques d’arrosage et des taux d’application d’engrais.



Togo

La promesse (seconde partie)

une vieille moto

une vieille moto

 

Le lendemain, je partageai ma promesse et mes rêves avec un autre ami : Boga. Celui-ci les apprécia, me félicita et voulut aussi profiter de ma moto. Je lui proposai de prendre en charge le carburant, ce qu’il accepta rapidement avec plaisir. Il proposa aussi de passer l’emprunter de temps à autre pour ses courses personnelles. Ce que je ne pus lui refuser, lui qui me donnait du pain noir en période de vache maigre et me ressourçait en période de sécheresse. Et comme c’était le jour suivant seulement que mon oncle Mawuli viendrait à la capitale acheter une nouvelle moto et me remettrait l’ancienne, je demandai par manque et par profit à Boga de me donner comme première paye de carburant, deux mille francs CFA afin qu’en possession de la moto à la station du bus, je puisse le remplir d’essence. Il me les remit sans broncher, sachant qu’il conduira ma moto en contrepartie. Toute la journée, j’étais heureux. Aussi heureux que les fidèles de l’église Emisda qui louent le Seigneur pour ses bienfaits. La nuit, le jour refusait d’apparaître. L’angoisse prit place dans mes pensées et prit en captivité mon attention et surtout mon sommeil. Je repassais mentalement le film de la gloire que je me suis bâtie le jour. Je crus que le jour n’apparaîtrait jamais. Je m’encourageai par cet adage : « Quelle que soit la durée de la nuit, le jour apparaîtra ». Je ne vis même plus le jour apparaitre. Une légère et surprenante somme me transporta dans une révélation festive dans laquelle je filais à vive allure avec cinq vahinés toutes plus belles les unes que les autres sur ma selle quand subitement l’une d’entre elles me mit la main à l’aisselle pour me faire rire. Je me réveillai en sursaut. Oups ! Quelle était la fin ?

 
C’est à quatorze heures que nous devrions nous voir à la station principale. Je pris rapidement mon bain en marmonnant quelques hymnes à la gloire de Dieu Tout-Puissant qui me fit grâce de cette journée et surtout j’espérais fort, à une belle moto. Je m’y présentai à dix heures précises. Car cet oncle, enseignant de son état, avait fait de la ponctualité et du respect du temps fixé ses leitmotive. Et pour un léger retard, je risquais de ne plus être à moto. Cela, tout mon être ne pouvait le supporter. J’attendais, attendais encore, onze heures, bientôt quatorze heures me rassurais-je. Quand tout d’un coup, mon portable se mit à sonner. Je décrochai sans voir préalablement l’émetteur puis-qu’ayant les yeux rivés sur une des voitures qui débarquait une moto, quand je reconnus la voix de mon oncle. La tonalité de cette voix parlait d’elle-même. Elle était navrée pour un fait que je ne tarderai à apprendre. Devrait-il tarder à venir ou quelque chose lui était-il arrivé en chemin ? Cette fraction de seconde, mieux cette tierce qui sépara nos deux « allô » me fortifia sur toute éventualité, sauf pour une perte possible de moto.
Allo !
Allo !
Hum ! Sam on a volé la moto.
Quoi ? mes yeux se sont mis à couler d’eux-mêmes. Comme cherchant par là, à laver mon âme de ce rêve, de cette vision réaliste qu’elle s’insinua en elle, et s’en étant totalement imbibée. Elle qui se disait et enfin un, qui va à coup sûr se réaliser pour son confort et sa dignité.
Oh ! Sam pleures-tu ? Quelle question ? m’étais-je dit. Quel étudiant de ce pays ne pleurerait pas pour une promesse de moto avérée qui par miracle avortée.
Non oncle! je repoussai mes morves qui tentaient de s’écouler de mes narines.
Mais ne pleure pas. On a arrêté le voleur.
Quoi ? Vous l’avez appréhendé ?
Oui. Viens à Atakpamé régler cette histoire toi-même. Je vais te payer le déplacement. Le sourire chassa de droit les pleurs. L’espoir reprit sa place et cet optimisme propre à ceux qui ont tout perdu, me gagna. Ce qui me fit dire que je reviendrai ce soir à moto.
Ok ! je pars tout de suite.

 
Que mes ennemis sont méchants! Que le diable était jaloux de mon changement de statut ! Il voulait à tout prix m’empêcher d’atteindre mon rêve, mon salut. Je priai tout au long du trajet. Je liais par ma prière le diable et ses acolytes et ressassai le « Notre Père » jusqu’à ce que le sommeil ne me dérobe dans cette cabosse de voiture roulant à tombeau ouvert.
A mon arrivée vers dix sept heures, mon oncle me présenta Jo et me dit que ce fut lui qui captura le voleur en fuite et qu’il était sans moto. Je replongeai en l’espace de quelques secondes dans le noir. Et il continua en disant que le voleur se trouvait à la gendarmerie et qu’il disait qu’il avait remis la moto à ses complices qui étaient partis la vendre au Ghana voisin. Mais il n’aurait reçu avant son arrestation aucun pécule. Quand la police fit une descente dans la maison des complices, ils ont disparu. Jo se proposa devant mon oncle et moi de nous retrouver la moto où qu’elle se cachait. Et qu’il ira au fin fond des contrées à ses frais pour retrouver la moto à mon oncle car c’était lui qui l’avait enseigné jusqu’à ce qu’il n’obtienne son Certificat d’Études de Premier Degré (CEPD). Je ne puis dormir cette nuit pour deux raisons. La première, j’avais changé de logis ; la seconde, je pensais à ce bonheur retardé, à ce rêve simple et léger compliqué par la vie et le temps, me prouvant une fois de plus que le facteur temps n’était et ne serait jamais l’allié des hommes et que la vie, jamais et au grand jamais ne serait facile. Je revisitai la facilité de cette promesse et en déduisit une action occulte.

 
Le lendemain, vers midi, Jo entra dans la concession de mon oncle tout excité au moment où il prenait tranquillement son déjeuner. A cet instant, je tentais de suivre un film ; film en réalité qui me dégoûtait fortement. Rien, ni personne ne fera mon bonheur si ce n’est une moto. Je fus appelé et Jo nous rapporta qu’il avait trouvé la moto au Ghana et qu’il faut que j’aille vérifier si c’est bien elle. Comme je ne connaissais guère ce pour quoi je fantasmais, mon oncle alla et s’assura que c’était bien elle, ma belle, ma moto. Que faire alors ? Les personnes détentrices de la moto disaient qu’elles l’avaient achetée hier à cent cinquante mille francs et qu’il fallait apporter au moins cent mille francs pour la reprendre et nous aurons tous deux perdu un peu d’argent, car disaient-ils : « Une farine renversée et ramassée ne pouvait plus remplir le bol », et qu’il nous fallait l’accepter ainsi. Ils nous expliquèrent clairement qu’aucun soldat togolais ne pouvait les arrêter, puisqu’ils étaient comme ceux du Ghana corrompus. Et si nous voulions revoir la moto, il nous fallait juste donner l’argent. Mon oncle me proposa cinquante mille francs et à moi grand étudiant, futur propriétaire de la moto, il me revint de chercher l’autre moitié. Et quelle moitié ? Moi qui n’avais point un franc.
Je revins à Lomé, et expliquai la situation aux amis. Kodzo et Boga me prêtèrent chacun dix mille francs et comme les aides accordées aux étudiants sont disponibles, je récupérai les trente mille francs que j’y ajoutai. Le compte était bon.

 
Le jour suivant, nous nous rendîmes au Ghana, la somme sérieusement préservée par Jo. Nous vîmes le frère de l’acheteur de notre moto. Il nous expliqua que son grand frère était parti à Dénou (marché) acheter un truc et qu’il reviendra bientôt et si nous le voulons, nous pouvons l’attendre ou nous pouvons déposer l’argent et les papiers de la moto et quand il reviendra on les lui remettra pour vérification. Après quoi, il laissera la porte ouverte quand il ressortira et nous pourrions simplement prendre notre moto. Jo me montra par la fenêtre la moto, ma moto. Franchement je fus déçu. La carrosserie semblait être éprouvée par les années d’usage et que dirions-nous du moteur ? Il sera tout autant éprouvé. Jo préféra laisser l’argent pour des raisons de sécurité parce que selon lui, les trafiquants qui opèrent à la frontière et entre les deux pays pouvaient nous le prendre de force. De plus, il avait un rendez-vous urgent à la maison. Le soir, nous reviendrons chercher ma laide, ma vétuste, ma hideuse moto.
Sauf que ce fut la dernière fois que nous vîmes Jo. Et la concession où s’étaient logés les acheteurs de ma moto n’avait jamais existé. Ce fut un taudis aménagé pour la circonstance. J’ai donc compris pourquoi nous ne devrions pas vendre la peau de l’ours sans l’avoir tué. Mon oncle et moi, nous nous mordîmes les doigts en nous rappelant cette sagesse africaine qui disait : « Lorsque l’épervier capture un poussin, on ne lui lance pas le reste des œufs ». Je l’appris à mes dépends. Je n’eus plus envie de rentrer chez moi de peur que les moqueries et mes dettes ne me plongent dans une dépression sans précédent.



La promesse (première partie)

martin luther king

martin luther king

Un jeudi soir, après les cours, j’eus part à la promesse. Elle me fut faite par téléphone. Je me reposais sur ma natte tendue sous le manguier central de la maison. Je relaxais mes pauvres jambes qui souffraient le martyr, après avoir fait en l’espace de quatre heures un aller et retour « maison, université, maison ». Dix kilomètres environ à pied. Quelle euphorie ! Quelle joie ! J’ai pris ma jambe au cou comme si de rien n’était. Je courus d’abord chez Kodjo mon meilleur ami. Il me félicita chaleureusement et me rappela les merveilles que j’aurai à tirer de ce présent, ne sachant pas qu’il prêchait un convaincu, je souris et lui dis merci. Je partageai ensuite mon heureux évènement avec Lae, une voisine qui faisait mon cœur battre la chamade. Tout heureux je revins sur ma natte la tête dans les nuages. J’entrevis le profond changement que cette promesse apporterait dans ma vie. Je me vis sur tous les plans couvert de gloire.

 
Désormais, mes sandales dureront plus de deux semaines, et les semelles de mes cuirs hérités cesseront de s’user du côté droit. Enfin, ma dignité me reviendra et tous le verront. Je ne serai plus, au grand jamais entassé comme des bêtes de somme dans leur bus d’étudiants vétuste et tout cabossé. Personne ne me ferait plus aligner comme des poilus dans les tranchets de la grande guerre pour m’étouffer et m’infecter dans un bus me menant à un hypothétique temple de savoir. Ce sera aussi, la fin pour les moqueries et les dénigrements venant de toute la population. Ces moqueries comme : « Oh ! mi kpo wo da si gbé sardine néné » (Oh ! Regardez les, ils sont entassés dans ce bus comme des sardines dans une boîte » et à l’autre de rétorquer : « Ha ha ha ha ! Sardine tchan ami va yina wa wéa aya mou va lé yi tchan o » (Rire ! même dans une boite de sardine, il y a l’huile qui circule. Mais eux, ils n’ont même pas d’air). Et quand ces insultes et dénigrements viennent des moins que soi ; les Zémidjan mans (taxis moto), et des enfants de barrons de la république, les rejetons de la castre au pouvoir, les mêmes qui nous punissent, cela faisait atrocement mal. Plus jamais ça. C’est fini les détournements de regard dans le bus à la vue d’une conquête et d’une personne connue. Aucune aisselle ne me sera plus imposer par manque de place à humer son odeur puante dans aucun bus. Aucun délégué de bus par mon refus de ne plus reculer ne m’injuriera plus et ne me fera plus sortir du bus. Plus jamais dans la vie. Je ne patienterai plus des heures à attendre un bus rendant l’âme sur le chemin. Je n’accuserai non plus de retard au cours. Je n’aurai plus droit aux pierres jonchant nos amphis. Je serai parmi les premiers au cours me targuant des places d’honneur, les places de devant. Plus de faveur de place à demander à qui que se soit. Désormais, je ne serai plus acheteur de place pour mieux suivre. J’en serai vendeur. Je serai le tout premier au cours et j’étalerai mes cahiers, voire de simples papiers pour me garantir toutes les places. Oui je le ferai et je serai même devant l’amphi. Je me voyais déjà collectant l’argent à tout étudiant voulant s’asseoir pour suivre le cours. Adieu problème d’argent !

 
Oui j’ai tout planifié, tout quantifié et tout programmé. J’ai planifié le jour même que j’entrerai dans cette promesse faire le tour du quartier afin de m’afficher sur mon présent à ses vieilles mégères, commères, mémères nous catapultant sans aucun argument crédible, nous étudiants dans la catégorie PPTE (Personnes Pauvres et Très Endettées) nous, refusant non seulement la compagnie de leurs belles et tendres filles, mais aussi et surtout de nous vendre à crédit leurs marchandises. Je leur montrerai mon changement de statut, mon évolution en grade, mon changement de niveau. Et elles conseilleront ma compagnie à leurs rejetons et m’inviteront à acheter à crédit. J’ai même décidé que le tout premier dimanche de la réception de cette promesse, j’irai à la messe, moi qui n’y allais plus. Je rendrai témoignage devant toute l’assemblée juste pour montrer à tous surtout à notre pasteur et à ces quelques fidèles me faisant des œillades quand le pasteur faisait l’allusion : « Ils sont dans l’église mais ont refusé de se donner totalement à Dieu. C’est pourquoi, on les voit marcher de la ville à la banlieue, on voit les pauvres étudiants marcher du campus à la maison ». Moi qui n’étais connu de tous et par tous que sur l’étiquette d’étudiant, pourquoi n’aurais je pas honte ? Il continue ; « Au même moment, il y a parmi eux comme le frère Gagédédé qui sont bénis et ils ont leur propre moto. Repentez vous, acceptez Christ comme votre seul et unique sauveur et abandonnez la fornication, sinon vous allez marcher jusqu’à ce que vos talons ne s’usent». Drôle et sacré pasteur ! Je te montrerai que le fruit de la repentance avait enfin touché ma vie. Et que « les fruits du Saint-Esprit commencent par se révéler dans ma vie » comme tu aimais si bien le dire. Et à tes fidèles, je leur dirai, par ce témoignage de regarder autres personnes que moi, car je ne suis plus la bonne. Comme on le dit si bien chez nous : « L’habit cousu par le pasteur ne me sied plus. » J’avais pris la ferme résolution que chaque vendredi, je repasserai au point de ralliement du bus estudiantin. Pas pour me moquer des frères et sœurs, ni pour jeter sur eux des regards de déshérités qu’eux-mêmes franchement ne sauraient cacher puisqu’on ne peut pas cacher sa nudité à son seau disait une sagesse africaine. Mais plutôt je poserai celui de la compassion et de la pitié. Heureuse sera la plus ravissante, la plus séduisante des beautés, car, elle sera élue et partagera ma selle pour cette matinée seulement. Et après chaque cours, j’avais prévu faire du bien et me faire du bien le jour du jugement dernier. J’avais prévu acheté un agenda le lendemain avec mon dernier pécule, un tout nouveau agenda, tout beau tout gris sur lequel serait dessiné une jolie moto, hum ! Que j’en rêve. Dans ce dernier, je comptais marquer à l’encre indélébile les « Que Dieu te bénisse » que les remorquages des amis étudiants dénudés de tout sou et arpentant le chaud soleil m’auront proclamé avec ou sans foi. Enfin qu’au jour du jugement dernier, quand le bon Dieu se tromperait dans son addition, que je puisse avec preuve réclamer mon dû.

 
Je vis par procuration ma popularité, et me dis qu’à tout égard je l’aurais méritée. Sur ma natte j’ajustai mon buste, fermant légèrement les paupières, avalai cette salive que seule des évènements et des plats suaves amènent à la bouche et sortis légèrement ma langue pour lécher ma barbichette en guise d’appétit. Je repartis de plus belle dans mes délires, non dans mes rêves ; mieux dans mes planifications, qui comparativement aux milliers d’autres qui me passaient par mes neurones, celles-ci étaient réelles et avaient une chance cette fois de s’accomplir. J’entendis en esprit mon portable usé et moribond sonner intempestivement suite aux appels des minettes qui voulaient de moi. Ce portable qui, jamais ne connaissait de femmes et qui toujours en parlait avec envie, se préparait à être violé. Oh ! Que de plaire ! Violez-moi, violez, pourvu que vous soyez belles et tendres. Violez-moi mais avec mon consentement. Oh ! Quel rêve en instance, deviendra réalité ! Je me revois baladant dans les travées du campus avec mon bijou, mon amour, ma moto. Je revoyais combien d’étudiantes ratatinées par la faim, fauchées par les pléthores de photocopies et achevées par le transport, s’adonnant malgré elles, à une si longue marche ; râpant leur entre-jambes comme le goudron râpe la peau après un accident. Je les voyais se bousculer pour monter sur ma moto peu importe ma condition, et ma récompense. Et moi, je n’en chargerai qu’une par jour. Et une de prise sera une d’oubliée. J’aurai enfin une petite amie. Car elle ne repartira plus à pied et sans sous après l’amour. Et les autres, jalouses de leur sœur, croiront qu’elle roule sur de l’or et se découvriront qu’après tout c’est de la pacotille. En tout cas, j’en aurai profité au grand bonheur de ma chair et de mon âme.

 
Les week-ends, surtout les samedis, je prévoyais rendre visite à mes parents afin d’avoir un peu d’embonpoint. Remédier à ce manque vitaminique qui affichait mes ossatures d’étudiants telles celles d’un prisonnier de Gondwana. J’aurai en permanence de quoi manger puisque sitôt que mes vivres s’épuiseraient, que je rapatrierai de nouveau en vitesse auprès des parents. Adieu farine de manioc, adieu haricot, sachez que votre combinaison m’avait toujours dégoutée, c’est par absence de tout autre mets qu’il paraissait que je vous aimais. Je ne vous avais jamais aimés. C’est dit ! J’ai désormais de quoi me déplacer et j’aurai enfin de quoi bien me nourrir. Et si tout paraît difficile et que les parents s’avèrent incapables de m’être d’une aide quelconque, je ferai Zémidjan (taxi moto). Adieu soucis d’argent, adieu tout besoin.

 

Et tous les dimanches, quand la ferme et ses montagnes m’auront refusé leurs belles verdures teintées de leurs parfums suaves, j’irai en mer. Bras dessus bras dessous, et me voilà dans le camp prestigieux des romantiques de la capitale et comme eux, je téterai les lèvres de ma dulcinée en présence de cette foule déchaînée et dépravée sans foi ni loi, sans respect ni pudeur, sans crier gare à ma dignité. Et comme eux, je donnerai et recevrai des mots d’amour. Moi qui suis un sentimental né, un poète à la plume envoûtante. Tels étaient mes programmes.



Lancement du Projet pilote d’amélioration des poules de race locale.

 

 

les coqs de race

les coqs de race

Les populations rurales vivent essentiellement des activités agricoles. Cette agriculture essentiellement de subsistance est pratiquée en majorité par les femmes. La précarité de celle-ci liée aux aléas climatiques fait que ces femmes ont des revenus dérisoires. On comprend aisément que ces dernières ne puissent survenir convenablement à leurs besoins élémentaires et fondamentaux avec le fruit de leurs activités. C’est donc légitime que les paysans associent cette agriculture à l’élevage des animaux à cycle court notamment les poules. Malheureusement, la faiblesse de poids corporel de ces dernières issues de ce type d’élevage fait que leur prix est faible sur le marché par rapport aux poules de race importée. En effet, les poules de race locale sont petites de taille et prennent trop de temps pour leur croissance (environ 6 à 12 mois).

 

Pour atteindre son objectif qui est d’éradiquer la pauvreté à visage de femme, ASDI a choisi en collaboration avec les paysans d’améliorer ces poules de rare locale pour permettre à ces derniers :
– d’optimiser leur revenu
– de diversifier les activités
– de Rendre autonome les femmes
– Et de faire baisser le décrochage scolaire des filles.
Pour ce faire, c’est Atti-Toméfa un village de la préfecture d’Avé qui est choisi. Atti-Toméfa se trouve 17 kilomètres de Kévé sur la route de Kpalimé. Il est à 5 km d’Atti-Atowou. Comme l’indique le nom de la préfecture « Avé » (Forêt), Atti-Toméfa se niche au cœur d’une petite forêt. C’est un petit village de près de deux cent (200) habitants dont 60% de femme. Le climat y est très doux et donc favorable aux activités d’élevage. C’est donc suite à plusieurs visites préparatoires que le projet a pu démarrer le samedi 23 Aout 2014 avec l’introduction effective des coqs de race importés.

Ce projet dont le budget s’élève à 750 000 francs CFA soit 1,500 Dollars par village à besoin de votre soutien pour se développer et se pérenniser. Notons par ailleurs que la phase pilote a été entièrement et totalement financée par ASDI avec la collaboration de monsieur MODJI Dominique secrétaire général de l’association AECL. Six mois après, les résultats sont très encourageants.



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A qui profitent les investissements étrangers en Afrique?

 

image-u2Toute l’Afrique ne jure que par lui le « Saint fric ». Il n’est pas rare de voir nos Chefs d’État sillonner tout l’Occident à sa quête. Cette quête passe par des rencontres désignées souvent sous plusieurs vocables : Sommet Chine-Afrique, Japon-Afrique, UE-Afrique… Tout dernièrement, nos chefs d’État ont répondu massivement à l’invitation de Barack Obama dont le pays avait l’intention d’en mettre à leur disposition dans sa grande générosité, une promesse de 33 milliards de dollars. La grande et importante question qui demeure est de trouver à qui profitent au juste ces investissements ?

L’Afrique attend une croissance moyenne de 4,8 % en 2014 et 5,7 % en 2015. Les investissements étrangers pourraient atteindre le montant record de 80 milliards de dollars en 2014. Ils deviennent la première source d’apports financiers extérieurs du continent, indique le rapport sur les Perspectives économiques en Afrique publié le 19 mai 2014. Ainsi, Les investissements étrangers pullulent dans toute l’Afrique entraînant parfois entre des guéguerres (UE-Chine-Etats-Unis) . Ces investissements se fondent par le truchement de grands groupes internationaux . Nous avons entre autres le groupe Total et Bolloré pour la France ; China Road and Bridge Corporation (CRBC), Sinopec et Zhongxing Telecom pour la Chine ; Exxon Mobil et Chevron Texaco pour les Etats-Unis ; Tata et Arcelor-Mittal pour l’Inde pour ne citer que ceux-là. Grâce à ces investissements, notre Afrique brille de mille feux. Nos villes s’étalent, se modernisent. Elles se dotent de ponts solides et de stades de foot flambant neufs. Nos ports entre-temps délaissés, deviennent de plus en plus fréquentés avec la construction de nouveaux quais. C’est le cas du Togo où, le groupe Bolloré a construit le 3e quai. En ce qui concerne nos ressources minières, elles sont de plus en plus exploitées grâce à la modernisation et à la construction des industries extractives. Ils (Investissements) confèrent à nos États quelques royalties qu’on investit parfois dans la santé et l’éducation.

crédit image: lefigaro

crédit image: lefigaro

Ces investissements ont permis à notre continent d’atteindre ce taux de croissance élevé, qui fait sa fierté. Grâce toujours à eux, le PIB de chaque pays africain est élevé sans pour autant influer suffisamment sur le niveau de vie des citoyens. Ils sont au centre des préoccupations ayant abouti à la création des zones franches qui emploient des milliers de personnes sur la base du capitalisme accru, noircissant de ce fait le beau tableau et suscitant des curiosités ; lesquelles nous poussent à voir le revers de la médaille.

Naïfs nous sommes, si nous nous leurrons à penser que nos investisseurs sont de bons samaritains assujettis d’une mission humanitaire et sacerdotale. Je parlais tantôt des zones franches où, les ouvriers sont exploités. Ils sont plusieurs à travailler sans repos, sans congé, ni d’assurance maladie. Bref, sans les minimums obtenus par la lutte ouvrière. Et pour toute revendication, il y a licenciement. Tout ceci est fait dans le but de permettre aux actionnaires de se partager le maximum de bénéfices.
Parlant du bénéfice, le groupe Total en 2013 pour la Côte d’Ivoire a déclaré avoir fait un bénéfice de 15,8 millions de dollars. Cette somme est de facto rapatriée en France. Ils sont plusieurs, ces groupes à qui nous avons confié nos ressources qu’ils exploitent et empochent les profits. Je prends en exemple mon phosphate et mon calcaire à la main des étrangers. Ce sont tous ces étrangers qui font notre croissance économique. Cette croissance ma foi ne profite qu’à eux. Prenons par exemple un investisseur étranger qui aurait investi 1 million d’euros dans le secteur de l’énergie en « République très très démocratique du Gondwana« , ce dernier, va rapatrier annuellement la quasi-totalité des recettes au détriment des ouvriers et du pays hôte. Pendant ce temps, les citoyens de la « République très très démocratique du Gondwana » se retrouvent avec des miettes et croupissent toujours dans la misère et le manque total. Alors que l’argent rapatrié participe à la construction du pays de l’investisseur.

crédit: Paixetdeveloppement

Crédit: Paix et développement

Quelle est notre part dans cette croissance économique fulgurante dont on affuble notre Afrique ? De vous à moi devrons-nous encore attendre les bras croisés les voir prendre les parts juteuses de notre économie ? Ou encore les laisser accaparer des piliers du développement (énergies, eau, ressources minières…) ? Et pourtant nous pouvons mobiliser des ressources à l’interne pour financer notre croissance qui nous profitera réellement. Nous avons aujourd’hui des potentialités, des personnes ressources à l’instar des expatriés, des chefs d’entreprises et des responsables administratifs qui en mettant en commun leurs ressources pourraient financer notre croissance. Signalons ici, que ces leaders précités préfèrent laisser leurs avoirs dans des comptes étrangers, lesquels avoirs nous sont en suite octroyés comme prêts ou investissements à des taux vraiment élevés.

En tout cas, ce n’est point un procès fait à nos généreux investisseurs, mais plutôt, un appel à une conscience africaine. Car si nous investissons en Afrique, les recettes issues de ces investissements vont servir à construire l’Afrique et c’est l’Afrique qui gagne.
Un coucou spécial à M. Dangote et à tous ces investisseurs africains, l’Afrique vous est reconnaissante. Si d’autres Africains pouvaient vous emboîter le pas… ?

 

 



la ferme taar  1er bâtiment

Ferme TAAR : une des grandes fermes agricoles du Togo

des Oies de la ferme taar

les Oies de la ferme taar

Située sur la route de Bolou à 8 kilomètres de la ville de Tsévié ( Tsévié est à 35km de Lomé la capitale), la ferme TAAR est créée en 2006. Elle fut l’une des premières fermes que nous avons gérées. Bâtie sur 55 hectares, cette ferme avait des résultats mitigés malgré la bonne volonté et les investissements du propriétaire. Appelés à intervenir en Août 2008, un an (1) a suffi pour booster le rendement de cette ferme pour atteindre 65 tonnes de maïs sur 15 hectares cultivés. Après 6 ans de coaching, cette ferme ne cesse de s’imposer. Aujourd’hui, elle s’étend sur plus de 75 hectares avec des bandes de plus de dix mille têtes de volailles (pintades, dindons, poulets de chair, coqs…) ; des porcs, des bœufs, des moutons, des chèvres et quelques chevaux. Nos interventions ont permis à cette ferme d’avoir des démembrements à savoir : deux provenderies, une société de production de poussin d’un jour appelée « Le Poussin », une ferme d’élevage et d’abatage industrielle avec chambre froide à Avétonou (50 km de Lomé).

L’économie verte est notre credo: En faites-vous partie ?



Togo:2e caravane de l’environnement et du développement durable : Kéké Zo à l’honneur

 

Le ministre au milieu, le préfet de Zio à sa droite et le Représentant Giz à gauche

Le ministre au milieu, le préfet de Zio à sa droite et le représentant Giz à gauche

Ce mardi, nous (ONG-Asdi) étions invités à Tsévié ville à 35 km de la capitale togolaise. Et comme les autres, nous avons exposé nos produits et expliqué nos actions. Cette année, nous avons mis l’accent sur Kéké zo, le pédale power togolais une des inventions des techniciens d’Asdi.

Kéké zo, le pédale power togolais

Kéké zo, le pédale power togolais

En effet, Asdi collecte et recycle des déchets électroniques et électroménagers. Le recyclage des composants récupérés, nous a permis de confectionner des gadgets tels que : l’ordinateur all in one monté dans un boîtier de tube cathodique récupéré, les baffles également montés dans les boîtiers de tube cathodique et la star de la journée Kéké Zo. Ce dernier, est une machine qui produit de l’électricité lorsqu’elle est pédalée. Son utilisation offre un double avantage à savoir : faire du sport et gagner de l’électricité à 0 franc. L’objectif est de permettre aux campagnes reculées et aux zones non connectées aux réseaux électriques d’avoir du courant pour s’éclairer et charger leur téléphone portable. Pour son utilisation, deux heures de pédale suffisent pour une utilisation de 6 heures. L’appareil ce mardi à Tsévié, a attiré des curieux notamment André Johnson le ministre de l’Environnement et des Ressources forestières, et les deux préfets de l’assistance celui de Zio M. Adossi et son homologue d’Avé M.Awu.

Kéké Zo, la lumière gratuite chez vous. Disponible dans les boutiques à partir du mois de janvier 2015.

 



Un petit emploi, des milliers de prétendants

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presse-medias-journal-©-m.schuckart-Fotolia.com_.jpg

Qu’il est beau, agréable et honorable de se faire appeler employé. Au Togo, ils sont peu ses jeunes qui se targuent de ce titre, « Employé, mieux employeur !» Leur nom commun, c’est plutôt chômeur. Et moi aussi comme eux, je fus appelé Chômeur ! Ça, c’était avant. Maintenant, vous pouvez m’appeler monsieur « le Rédacteur presse écrite ». Oui j’ai un boulot. Un bon boulot, un boulot selon ma convenance. Un boulot dans l’écriture. Pour décrocher ce sésame, mes chers, ce fut un chemin de croix. Il fallait éliminer des adversaires, convaincre le gratin des gratins de la presse Togolaise, qu’on est le meilleur. Faillait surtout être qualifié. Qualifié en quoi au juste ? Moi suis-je qualifié en quoi ? Moi fils de la terre, adopté par le champ pour affronter les gens formés en journalisme.
Ce ne fut pas du tout facile. Nous étions six (6) retenus sur plus de trois cent pour l’interview. Et, deux d’entre nous seront retenus. Parmi nous, se trouvait une fille. Comme la discrimination positive est encouragée dans les entreprises, dans ma tête, elle est déjà choisie. Et le choix restant est clair : c’est un dans cinq. Le premier venu fut appelé. Nous fûmes tous tendus. Le gars à côté de moi, le plus âgé de tous, me confirma l’utilité d’un Smartphone. Il en fit sorti un, ouvrit une application des versets bibliques. Lui, visiblement et effectivement  musulman (il me le confirma après). Il se plongea dans une profonde médiation. Je fus troublé. Je me mets à revoir ma relation avec Dieu. Je fis mon méaculpa pour ces quelques mois égarement de ce Dieu à la fois miséricordieux et jaloux qui dans sa colère pouvait me priver de ce boulot tant voulu.

champ-de-mais-agriculture

champ-de-mais-agriculture

Enfin, ce fut mon tour. Franchement, cette interview n’est pas ma meilleure. Il nous est dit, que si nous sommes retenus, dès le lendemain, nous serons informés et nous prendrons service le même jour. Je vous épargne l’attente angoissante du lendemain. Je vous dirai juste que ce mercredi 1er Octobre, je fus rédacteur presse. Je fus car, face à une proposition d’un aîné expatrié de financer mon projet agricole, j’ai quitté cette superbe entreprise de presse. Actuellement, vous pouvez m’appeler Employeur.



Les revers de la micro finance : microfinance Agar rends-moi ma moto

haojue escort

Haojue escort

Demandez aux jeunes Togolais, ils vous le diront. En dépit des difficultés pécuniaires, nous rêvons tous d’une belle moto, une toute nouvelle moto. J’ai donc décidé d’être à la mode. Ce n’est pas moi le plus paumé de tous. Malgré le chômage et la galère ambiante, j’ai décidé de serrer la ceinture, devenir gringalet s’il le faut. Pourvu que je cotise pour m’offrir une moto.
Comme l’argent est le plus convoité des acquis, il me faut le protéger, le conserver de toutes autres mains, à l’abri de tous autres besoins et surtout de la faim du lendemain. Mon ami Samson, agent de Coopec Agar  (Action génération avenir radieux), me revendit les avantages de l’épargne et m’a promis un prêt pour acquérir ma moto. J’ai fini par céder, malgré les mauvais souvenirs que je garde des microfinances , j’ai perdu huit mille francs CFA avec la micro finance IHD. Cette microfinance a fait faillite).

billets de banque CFA

Billets de banque CFA

Il me céda un carnet de tontine. Je pris sur moi de suivre coûte que coûte la mise de cinq cents francs CFA) journalière. Que ce fut difficile ! Tant de jours sans pain. Et me voilà habitué à la faim. On dit souvent que l’appétit vient à mangeant. Moi je vous dis le goût d’épargne vient en rêvant à ses usufruits. J’épargnais tout. J’ai mis un point à tous mes désirs charnels et j’ai réglementé ma cotisation dominicale. Je mangeais peu. Je refusais des visites coquines, car toute visite d’une dulcinée nécessite des dépenses fortuites.
Il me faut atteindre coût que coût deux cent mille francs CFA, pour bénéficier d’un prêt. Lequel multipliera par trois cette somme pour m’offrir ma moto Escort en plus de l’immatriculation. En cinq mois, c’est-à-dire en juin de cette année, mon compte était crédité d’une somme de 125 000 F CFA. Il me restait selon mes estimations 3 mois, pour être détenteur d’une moto Escort.

Tout allait pour le mieux. Un jeudi matin, j’ai dû aller pour Asdi, une association dont je suis le chargé de communication, à Kpalimé. L’après-midi, Samson me sonna et me somma de venir avant 17 h retirer ma somme. Tshiééé !!! C’est encore quelle histoire ? Il sonnait à ma montre 15 h 43. Comme Kpalimé est à deux heures de route de Lomé et qu’il était tard  je ne pouvais pas revenir. Je rappelai néanmoins Samson. Il me confia tout confus qu’ « il semblerait que leurs microfinances fassent faillite ».
Dès le lundi à 7 heures, nous nous pointâmes par millier au bureau de la microfinance Agar. Il était fermé. Deux, trois jours, nous ne vîmes personne. La foule s’attaqua aux agents de tontine. Moi, j’ai décidé d’attenter un procès à la microfinance. Mais qui suis-je moi ? Que pourrais-je faire ? J’ai juste appris par Samson, que le DG de la micro finance Agar est en prison et que l’affaire se réglera bientôt. J’ai eu de la peine, pas pour moi, mais pour ses bonnes dames, combattantes du quotidien pour un pain sans beurre et qui malgré tout épargnent pour des buts plus importants. Moi, j’ai broyé du noir pendant un bon moment. Puis, j’ai décidé de donner ma langue au chat.



Agriculture: une solution contre la pauvreté

vie au Togo de coopération Togo

vie au Togo de coopération Togo

Selon le rapport général World Happiness Report 2013, le Togo est l’un des pays les moins heureux au monde. Ils sont 72% de la population togolaise à être pauvre. Le taux de sous-alimentions est de 16,5% en 2011 pour, une population d’un peu plus de 7 millions d’habitants. Cette population est composée d’une forte jeunesse. Le taux de chômage et de sous emplois était estimé à 33,8% en 2011 selon l’ONU. Bien que le pays soit en chantier et que tous les secteurs soient prioritaires, l’agriculture doit être la priorité car, elle occupe la majorité de la population. Cette population agricole est malheureusement la plus pauvre. Il ne fait donc l’ombre d’aucun doute, que l’agriculture est un secteur qui peut fortement contribuer à la réduction du chômage et de la pauvreté. Ainsi l’agriculture devrait et doit devenir la priorité des priorités.

Le Togo a un réel avantage naturel pour l’agriculture. Tout d’abord, sa position géographique en bordure de mer dans le sud de l’Afrique occidental. Ensuite, son climat tropical avec deux saisons pluvieuses en sont les preuves. La terre est naturellement fertile, avec une importante population agricole travailleuse.

kongocentral: agriculture mécanisée

kongocentral: agriculture mécanisée

Cependant, le retard technologique (absence d’engins motorisés et de semences améliorées), l’instabilité politique des années 90 et le manque d’infrastructures de désenclavement sont les facteurs qui ont concouru au ralentissement de la production agricole. Le problème relatif aux semences améliorées est en partie résolu par l’ITRA (Institut Togolaise de Recherches Agronomiques). Ce dernier met désormais ces semences à la disposition des paysans. Il reste alors l’épineux problème de mécanisation agricole qui doit être précédée et accompagnée par une formation agricole adaptée. La résolution de ce problème peut passer par la mise à disposition des agriculteurs, d’au moins 5 tracteurs par préfecture destinés à la location. Avis donc à vous investisseurs !!!

En effet, aujourd’hui, l’agriculture nourrit difficilement son homme. Au même moment, la majorité de la jeunesse manque d’emploi. La population mange mal. Et l’IDH (Indice de Développement Humain) est très faible. Cette situation de manque et de pauvreté va plonger la population dans une léthargie poussant à croire à une malédiction qui s’accolerait à leur sempiternelle pauvreté depuis quelques deux décennies.
Or, la pauvreté n’est pas une malédiction en soi. C’est un état d’esprit et de comportement à corriger.
Comme solution durable aux problèmes, l’État togolais a lancé des pléiades de projets. Nous pouvons citer entre autres, le Provonat pour aider les jeunes sans-emploi à avoir de l’expérience professionnelle; le FAIEJ (Fonds d’Appui à l’Initiative Économique des Jeunes) pour financer les projets surtout agricoles; et tout dernièrement le programme « Togo vision 2030 » pour une vision globale du développement à l’horizon 2030. Outre les projets étatiques, les ONG et Associations ont aussi leur plan d’action pour extirper le pays de la pauvreté. C’est ainsi que l’Action Sociale pour le Développement Intégral (ASDI), une Organisation Non Gouvernementale a lancé le projet « Entraide ». Il s’agit d’un projet de mobilisation de la jeunesse. Il vise à créer des groupes de solidarité, en vue de la mise en commun des compétences et des fonds pour la promotion et la création d’entreprises viables et rentable.
Et vous, que faites-vous quel est votre apport pour le développement du pays ? Partagez-le avec nous.



Merci à vous chers lecteurs

Les visites de ces vacances sous l'auspice de ASDI

Les visites de ces vacances sous l’auspice de ASDI

C’est la rentrée, c’est la fin des belles vacances, c’est le travail qui recommence. Il y a beau temps, je l’avoue mes cher lecteurs, que je vous ais abandonné. Il est donc bon temps de vous revenir dans de meilleurs sentiments et plus aguerri.
Mais, ingrat serais-je, si mes tous premiers mots à votre endroit ne furent pas des sincères remerciements. Car, des milliers êtes-vous à m’avoir lus et supportés  durant la saison dernière.
D’abord, merci à notre plateforme mère Mondoblog de RFI, pour la visibilité qu’elle nous offre et l’innovation qu’elle apporte à notre blog et merci aux autres amis blogueurs de la plateforme.
Mes sincères remerciements à nos expatriés qui ont vu en mon blog une source d’orientation pour leur investissement au Togo et plus généralement en Afrique. Ainsi, vous être près d’une dizaine, au cours de vos vacances à Lomé, à m’avoir adressés une invitation de rencontre et d’échange. Bien que toutes ces invitations ne fussent pas honorées pour de diverses raisons, je tiens ici, à vous témoigner mes reconnaissances. Merci à :
Mr ABOTSI Komlan Paul du Canada et à toute sa famille. Je vous avoue que notre édifiante rencontre ma énormément remotivée et encouragée à plus de travail.
Mr Parou Bonante de la Tunisie : Qui, malgré son bref séjour m’a rencontré plusieurs fois. Votre abnégation et sens d’affaire m’ont fasciné et je compte fort sur vous pour la concrétisation de nos projets.
Mr Mars Celio d’Allemagne qui malgré son emploi du temps saturé à voulu me rencontre. Votre envie de m’apporter quelque chose d’appréciable m’a touché.
Mr Goké Fiakossi du Luxembourg qui n’a aménagé aucun effort pour m’inviter plus d’une fois. Et pour ton soutien infaillible dans toutes les circonstances.
Mr Gabriel Komi ANATO qui  malgré tout demeura un infaillible soutien.

A ses deux aînés anonymes, qui m’avaient invité à la semaine grande la diaspora. Une semaine époustouflante et riche.
Au président du Togolese Foundation Mr Kodjovi Aubin Acohin Thon des USA et ses collaborateurs.
Merci au président de l’ONG-ASDI   Monsieur TCHAMSI hervé avec qui, j’ai visité nos contrées dans l’exécution de leurs projets.
Mes remerciements à mes frères blogueurs togolais et tout particulièrement à notre meneur et ami Aphtal Cissé qui à chaque fois me prend la main.

mes vacances

mes vacances

Merci à vous togolais qui m’ont appelé pour qu’on échange. Merci à ces entrepreneurs qui m’ont cru capable de leur trouver des partenaires.
Cette nouvelle saison, je vous promets à tous de mieux faire que la précédente.

Merci à vous anonymes lecteurs de toutes nationalités, c’est grâce à vous que mon blog est dans plus de cent (100) nations.

 



image: paix et développement (50ans de UA)

Quel modèle de développement pour l’Afrique ?

 

maïs

maïs

 

Hier encore, je m’en souviens,  dans les années 80, la Chine et le Brésil aussi étaient appelés comme les nôtres, des « pays en voies de développement » ou « pays pauvres ». D’ici là, les eaux ont coulé sous le pont. Et contrairement à nos pays africains, ces deux pays sont arrivés à se faire une place au soleil et sont désormais appelés « pays émergents ». Quels modèles de développement ont-ils utilisé ? Comment l’Afrique peut-elle aussi leur emboîter le pas ?

Comme nous pouvons tous le constater, certains pays entre temps pauvres à l’instar de la Chine et du Brésil, aujourd’hui émergents, ont tous connu un développement à vitesse Grand V en un temps record grâce aux  choix audacieux des grands leaders de ces nations qui ont choisi et inventé un modèle de développement adapté pour leur pays.

Le Brésil est aujourd’hui une puissance émergente. Il se classe  parmi les dix premières économies du monde. L’agriculture a beaucoup contribué à cet essor de même que les réformes radicales qui ont stimulé son développement. L’État brésilien a beaucoup subventionné son agriculture dans les années 80, ce qui a permis l’exploitation de grandes superficies culturales avec pour conséquences : la mécanisation de l’Agriculture et la diminution du coût de production.  La surproduction qui en découle va favoriser l’essor des industries de transformation des produits agricoles. Tout ceci a entrainé l’apparition d’une importante classe moyenne dont la croissance de la consommation va booster l’économie dans les autres secteurs d’activité.

Quant à la Chine, elle est aujourd’hui, un pays intermédiaire, bien loin de la grande pauvreté qui l’avait caractérisée. La priorité a été donnée à de grandes réformes dans 4 secteurs principaux suivants: l’agriculture, l’industrie, l’armée et les techniques. A partir de 1984, les mouvements de regroupement d’entreprises s’amplifient dans presque tous les domaines. Les entreprises, les paysans, voire les marchands ont été encouragés à se regrouper pour mettre leurs ressources en communs et être plus concurrentiels face au monde. Le but est d’accroître la productivité,  de créer des emplois, de réduire les coûts de production, d’améliorer le niveau de vie des habitants et de moderniser l’appareil productif en ayant recours à l’importation de technologies. Aujourd’hui, ces décisions ont porté des fruits.

Pendant ce temps, l’Afrique, mon continent se cherche. Elle se cherche dans l’aide au développement, dans les politiques d’ajustement structurel, dans les OMD, etc. qui  sont tous des initiatives venant de l’extérieur guidées par les intérêts du donateur.  Toutes ses initiatives ont tous connu des échecs et 2015 nous en dira long sur les OMD. Les prêts internationaux sont aussi inefficaces avec des gouvernements corrompus ayant un goût prononcé pour le détournement des biens publics. Face à cette situation, les pays africains se sont lourdement endettés ce qui leur à valu pour beaucoup d’entre eux, le nom de PPTE: « Pays Pauvres Très Endettés » qu’ils n’hésitent pas à soulever fièrement comme un butin de guerre.  

Or, comme les deux pays cités plus haut, l’Afrique peut aussi inventer son développement en se basant sur son histoire, sa culture, ses ressources naturelles et humaines. Car, aucun pays ne peut prétendre se développer uniquement avec des financements extérieurs.

En effet, l’Afrique est un continent « béni » de Dieu et ceci s’explique par l’existence sur ce continent au 21ème  siècle de peuples vivant de la cueillette. Les recherches nous ont montré qu’en réalité, l’Afrique est le continent le plus riche du monde grâce à ses matières premières qui sont d’ailleurs très convoitées. C’est ce qui explique les guerres incessantes que nous constatons un peu partout sur le continent.

escargots

escargots

 

Des recherches approfondies sur ce sujet ont permis à l’ONG ASDI-Togo d’aller à la racine de nos civilisations pour réinventer un concept qui fait parti intégrante de l’identité africaine ; il s’agit de  l’« ENTRAIDE ».

De nos jours encore, l’ « Entraide » est pratiquée dans beaucoup de villages et cantons et s’observe souvent dans des groupes de jeunes agriculteurs, de femmes lors de l’exécution des travaux champêtres tels que le défrichage, le sarclage et la récolte mais aussi et surtout lors de l’organisation des célébrations de mariage, des cérémonies du 8ème Jour, des fêtes traditionnelles et des funérailles. Les avantages de ce système sont nombreux : le gain de temps, la rapidité de l’exécution de l’activité, la quantité et la qualité du travail abattu sans oublier le partage des risques liés à l’activité etc.

Présentation d’ENTRAIDE selon l’ASDI

ENTRAIDE est un projet de mobilisation de la jeunesse pour la création de groupes de solidarité en vue de la mise en commun des compétences et des fonds pour la promotion et la création d’entreprises. Ce projet a pour cible principale, les fonctionnaires, les entrepreneurs, les  conducteurs de taxi motos, les conducteurs de taxi, les commerçants, les diplômés sans emploi, les paysans et la diaspora regroupés en trois catégories à savoir: les Financiers ou actionnaires, les demandeurs d’emploi et les selfs Entrepreneurs.

* Les Financiers ou Actionnaires: se sont des personnes disposant de moyens financiers ou pouvant en mobiliser et voulant se lancer dans l’entrepreneuriat mais n’ayant pas de temps matériel nécessaire et/ou de projets concrets.  Ils peuvent adhérer à ENTRAIDE et devenir actionnaires d’un ou plusieurs projets au profit des jeunes diplômés en quête d’emploi dans un cadre légal et sécurisé.

*Les Demandeurs d’emploi: Ce sont des jeunes diplômés sans emploi ou en quête d’emploi plus rémunérateurs qui adhèrent à entraide dans le but de bosser sur un projet financé.

*Les Selfs Entrepreneurs: Ce sont des personnes à revenus moyens ou faibles qui s’engagent à rassembler des fonds nécessaires sur un période donnée pour la réalisation d’un projet spécifique ou pour devenir actionnaire et qui décident de cotiser quotidiennement selon des profils de produits bien définis dans le but d’atteindre leur objectif.

 

Qui peut intégrer Entraide et comment faire ?

ENTRAIDE est ouvert à toute personne désireuse d’entreprendre ou d’encourager l’entrepreneuriat à participer au développement du pays en finançant ou en sponsorisant une ou plusieurs entreprises créées par ENTRAIDE. Pour cela il suffit de remplir la fiche d’inscription, de payer le droit d’adhésion et de fournir les documents nécessaires.

 

QUELQUES PROJETS

1. Élevage du porc 

2. Élevage de poules pondeuses

3. Élevage et abatage de poulet de chaire et autres.

4. Production de Maïs à grande échelle

5. Production à grande échelle de manioc

6. Production du piment et gingembre

7. Production et transformation de la citronnelle

8. Transformation du maïs, soja, manioc et autres

9. Production du soja à grande échelle

10. Élevages des escargots

11. Construction de cité et hôtel s’inspirant de l’architecture africaine

12. Production de riz dans les zones de bas fond etc.


 

Les avantages de ce système

Mobilisation des ressources intérieures du pays pour financer le développement

Mise en valeur des terres cultivables

Développement de grandes superficies culturales

Mécanisation de l’agriculture

Augmentation du rendement

Dégagement d’un excédant de production

Développement des industries de transformation

Forte efficacité et grandes capacité à créer des emplois décents et durables

Développement rapide d’une classe moyenne entrainant une augmentation de la consommation intérieur des biens et un taux élevé de l’épargne national.

Augmentation rapide du PIB

Décollage économique de l’Afrique.

 

Exemple concret

Dix jeunes (10) décident de financer un projet de production du maïs combiné à celui du manioc. Ils sont rassemblés par entraide qui met à leur disposition un terrain agricole à louer. Ces dix jeunes décident de cotiser chacun 200.000F CFA ce qui revient à 2.000.000de FCFA pour le groupe. La terre mise à leur disposition à une superficie de 20 hectares ce qui revient à 2 hectares par personnes. Avec les 2.000.000 de Francs, ENTRAIDE loue un tracteur pour dessoucher et labourer les 20 hectares en 10 jours. Il y a ici mécanisation et un gain de  temps par rapport au travail manuel. Les opérations de semi vont suivre dans les jours qui suivent et au final, notre groupe de jeunes ne dépensera que 1.730.000 francs pour toutes les activités jusqu’à la récolte du maïs.

Or, le rendement du maïs varie de 3 à 5 tonnes/hectares ; celui du manioc de 40 à 60 tonnes à l’hectare.

La production des 20hectares tournerait en moyenne au tour de 80 tonnes pour le maïs et celui du manioc au tour de 1000 tonnes.

Calculons dont la rentabilité annuelle :

Pour le maïs la tonne vaut : 160.000F F CA

Celui du manioc est de : 80.000 F CFA

Recette pour le maïs : 12.800.000 F CFA

Recette pour le manioc : 80.000.000 F FA

Recette total : 92.800.000 F CFA

Recette net : 86.500.000 F CFA

 

Ce projet est rentable quelque soit les simulations sur le prix de la tonne du maïs ou du manioc. Les jeunes ayant investi dans ce projet peuvent se retrouver chacun avec plus de 5.000.000 F CFA à la fin de l’année. Alors n’hésiter pas à rejoindre ENTRAIDE Togo pour fructifier votre argent ou pour contribuer au développement de notre cher pays le TOGO.

Si vous voulez aider le Togo, soutenez ENTRAIDE Togo.

NB : Bientôt, il y aura entraide France, entraide Belgique etc. restez à l’écoute !!!!



Eau et assainissement : un enjeu de taille mondiale, un défi pour l’Afrique

ph: Assainissement_photo_relevage

ph: Assainissement_photo_relevage

L’eau est présente dans le monde entier. Sans elle, toute vie est impossible. Elle est à la fois indispensable à la vie animale et végétale. Elle est aussi nécessaire à l’homme pour ses activités notamment l’agriculture, l’élevage, l’entretien de la maison, l’hygiène… Bien qu’elle soit une ressource renouvelable, l’eau douce sur la terre est menacée par une consommation sans cesse croissante. Or l’accès, à l’eau potable, à l’assainissement décent et à l’hygiène, est essentiel à la vie et à la santé humaine. Ainsi, en 2004, la couverture en assainissement amélioré, telle qu’elle a été définie par le Programme conjoint de suivi, chargé de suivre les progrès en vue de la réalisation des objectifs, était de 37 %. L’objectif pour 2015 est de 66 %. Ce billet, a une approche double : d’abord, il  vise à protéger la santé et l’environnement par l’assainissement (excrétas humains, eaux usées) aux fins de les utiliser, éventuellement,  comme fertilisants dans l’agriculture (engrais et irrigation). Pour étudier la question, nous allons dans un premier temps présenter la situation qui prévaut actuellement sur le continent africain mais aussi dans le monde entier, dans un second temps, nous parlerons des efforts fournis pour assainir l’eau. Pour finir, nous ferons montre des intérêts qui peuvent découler de cette préconisation.

L’accès à l’eau potable, à l’assainissement décent et à l’hygiène est essentiel à la vie et à la santé humaine.

De tous ces éléments quel est celui dont on doit faire la priorité ?Nous pensons que  c’est l’assainissement.  Un bon assainissement favorise une meilleure hygiène dans l’habitat, découlant sur une préservation de la santé en général, mais aussi par son rejet propre supprime les risques de pollution de l’environnement et de l’eau potable en particulier.

Il constitue le fondement pour l’amélioration de la productivité, de la santé maternelle et infantile et du développement socio-économique de tout pays.

Cependant, plus de 780 millions de personnes vivant majoritairement dans les pays en voie de développement et dont plus de 50 % en Afrique subsaharienne n’ont pas suffisamment accès à l’eau potable. Pour ce qui concerne spécifiquement l’assainissement et l’hygiène, environ 2, 5 milliards de personnes n’y ont toujours pas accès et plus du tiers d’entre eux pratique la défécation à l’air libre ; le tout combiné avec les eaux usées déversées n’importe où. En Afrique de l’Est, ils sont des millions d’hommes et d’animaux à mourir de soif chaque année.Les maladies et les décès inévitables qui en découlent alourdissent les budgets des ménages et des pays. Ils peuvent être réduits en pratiquant un meilleur assainissement.

Or, il est démontré qu’une bonne technique d’assainissement des eaux usées réduit la pression sur cette denrée rare qu’est l’eau potable en plus de contribuer à la fertilisation naturelle des champs garante d’un bon rendement agricole. 

Nous parlons de l’apport de fertilisation de la terre agricole résultantd’un concept d’assainissement biotechnologique de traitement d’épuration des eaux usées par procédé micro biologique qui semble se développer un peu partout dans le monde, mais très peu en Afrique.

Ce concept en fin de traitement rejette une eau contenant de fines particules de matières organiques en suspension ainsi qu’une flore bactérienne active qui en font des éléments fertilisants et enrichissants pour la terre végétale. Cette action a pour résultat positif de fournir des composants d’intrant naturel et le recyclage d’une eau usée pour l’irrigation de cultures agronomiques. 

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champ-de-mais-agriculture irrigué

C’est l’exemple d’un jeune Sénégalais et d’une ONG AASF (Association des agriculteurs sans frontières) de la RD Congo, basée dans la région du Bukavu qui, tous deux, utilisent un concept jugé avantageux dénommé : le « PROJET » de  Lyse concept  pour triplés leur rendement.  

D’autres adaptations, basées sur l’utilisation des micros organismes et des végétaux, sont utilisées dans le traitement des eaux usées d’une manière efficace pour éliminer des polluants tels que le nitrate, la potasse, le phosphate, l’azote, l’urée, l’ammoniaque…

Les avantages de l’utilisation de l’assainissement biologique :

Augmentation considérable de la production agricole par un apport d’eau abondante, gratuite,  enrichissante et fertilisante.

Prise en compte des conditions spécifiques de territoire où vivent des populations approvisionnées en eau potable par des sources (puits) en supprimant  la problématique de l’assainissement des eaux usées rejetées à même le sol, avec tous les risques  de pollution par infiltration, des nappes phréatiques,

Développement d’une production agricole avec un approvisionnement en eau provenant des eaux usées de l’habitat.

Promotion d’une gestion durable de l’eau par une réduction de la consommation d’eau potable utilisée à l’irrigation,  

Fixation de la jeunesse au pays  par la création d’emplois et de revenus pour une population locale sans grande qualification.

Apport alimentaire à faible coût pour des populations rurales.

Promotion d’une agriculture biologique respectueuse de l’environnement.

Apport d’une solution durable à la problématique de l’assainissement des eaux usées en général, première source de pollution des sous-sols, des milieux hydrauliques naturels, des nappes phréatiques.

 

 



Ph: agricafri

Ressources naturelles et agriculture: une Afrique émergente d’ici 2025

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L’espoir, voilà ce qui nous fait vivre mieux survivre. Chacun de nous dans la vie fait des plans pour son avenir c’est-à-dire pour le lendemain car ne dit on pas que gouverner c’est prévoir ? Ainsi l’Afrique, mon Afrique à la veille  de l’an 2025 va croire à un avenir meilleur, à un destin autre que celui dévastateur, calamiteux,  déshonorable  que les pessimistes et les analystes même les plus érudits pourraient s’adonner. Dans ce développement, nous verrons une nouvelle Afrique, celle des optimistes, l’Afrique de ceux qui ne baissent pas les bras. Cette Afrique qui  ne néglige pas les réalités, les clichés, les boulets. Mais  cette Afrique qui s’érige sur ces  manquements, s’insurge  contre les fatalités et les calamités, bref ces réalités, ces clichés et ces boulets. Un continent qui fait face triomphalement  aux défis environnementaux dans une meilleure gestion des ressources naturelles, ce qui conduira forcement au développement agricole assurant ainsi une sécurité alimentaire à ses enfants meurtris par des décennies de peines et qui comme des phœnix, renaissent de leurs cendres. C’est un continent qui a accepté le changement climatique mieux, le contrôle. Cette Afrique, c’est mon Afrique. C’est ton Afrique. C’est notre Afrique.

L’Afrique est bénie. Elle est généreusement douée de ressources. Nous avons entre autres, des terres productives et  des richesses naturelles précieuses renouvelables comme l’eau,  des forêts et des poissons et d’autres tout autant précieuses mais non renouvelables comme le charbon, le  gaz,  le pétrole et  d’autres minéraux. Ces ressources naturelles sont la charpente de l’économie mondiale et de nombre de pays du continent. Elle constitue le plus important moyen de subsistance pour nos habitants aujourd’hui majoritairement pauvres, vivant en zone rurale ou urbaine ; s’adonnant légalement ou clandestinement à la jouissance des ces ressources. Nous osons croire qu’avec une bonne gestion de ces ressources, l’Afrique endiguera la pauvreté de manière définitive car selon les économistes, le continent n’aurait besoin que d’une croissance minimum de 7 % pour ce fait. Je crois dès 2020 à une Afrique transparente, c’est-à-dire cette Afrique qui fera de la transparence dans l’exploitation de ces ressources son outil de travail. Car, toute  l’Afrique, c’est-à-dire tous les états, prendront des mesures pour une gestion responsable et durable de leurs patrimoines naturels, entre autres, ils feront montre tant des dépenses que des recettes comme il en est au Ghana où, la loi sur la gestion des recettes pétrolières nationales rend obligatoire une déclaration trimestrielle des paiements et des volumes de production. Cette loi sera étendue sur tout le continent ainsi, des fonds que chaque état percevra à titre de droit de l’exploitation et de royalties seront  publiés. L’écologie sera au centre des préoccupations du continent  avec la protection des écosystèmes fragiles.

Bien avant l’échéance 2025, nous voyons chacun des pays africains se doter d’une seule et même législature  élaborée pas des politiques que nous accusons  aujourd’hui véreux et corrompus mettant en place des lois pour la protection des droits et les intérêts des africains et africaines, et plus   particulièrement de ceux et celles qui vivent dans la pauvreté notamment dans les zones d’extractions minières. Il est à noter que d’ores et déjà, l’extrême pauvreté est en recul. A pas de géant, nous voyons le continent  progresser vers les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). C’est dans cette optique que plusieurs pays africains très pauvres, dont le Malawi, la Sierra Leone, le Niger et l’Éthiopie, ont dernièrement considérablement réduit les inégalités de revenus. Dire que cette échéance est à venir. Nous, nous pouvons voir ces pays en 2025 constitués  à plus de soixante pour-cent  (60%) de classes moyennes à la brésilienne  et ceci entre autres grâce à une bonne gestion des ressources. Il est temps pour l’Afrique de changer la donne, de prendre le poil de la bête. Que ces acteurs le fassent pour leurs populations classées plus pauvres au monde, affublées des nominatifs péjoratifs, que l’équité soit l’apanage de notre continent. Seules cette équité et la transparence  feront bénéficier à tous et à toutes les revenues de nos ressources. Nous sommes certains que nos ressources naturelles sont un moteur essentiel de la croissance et du développement. Et comme tous les acteurs, nous nous accordons à reconnaître que l’agriculture africaine présente un  énorme potentiel de croissance grâce à  l’abondance de ses ressources naturelles, à savoir les terres et l’eau.

L’agriculture est  essentielle pour la croissance de la majorité des pays du continent. Elle s’est avérée indispensable à la réduction de la pauvreté et pour assurer la sécurité alimentaire. Conscient de ce fait, l’Union Africaine  avec les nouveaux  partenariats pour le développement de l’Afrique, ont collaboré pour mettre sur pied un programme pour le développement de l’agriculture en Afrique et encouragé les pays à consacrer davantage de moyens financiers au développement agricole.  Pour mieux coordonner leurs efforts, les pays du continent se sont regroupés dans des organisations régionales et sous- régionales plus solides, tant au niveau politique (comme la CEDEAO en Afrique de l’ouest) que dans le domaine de la recherche agricole (comme la Fondation africaine pour les technologies agricoles AATF), en promouvant une utilisation accrue des innovations existantes, en facilitant l’accès aux connaissances et en améliorant la coordination des programmes de recherche agricole aux niveaux national, régional et international. Ce développement permettra d’améliorer la productivité rurale durable et d’accroître la valeur nutritive des produits agricoles. Quant aux partenaires au développement de l’Afrique, ils ont indiqué eux aussi leur volonté de répondre à l’appel lancé par l’Afrique. Cette intention en vue  de fournir du soutien technique et financier a été affirmée sans langue de bois lors des réunions de  Gleneagles, de l’ONU, par le biais de la Commission pour l’Afrique. Enfin, tout comme les dirigeants africains, les institutions régionales et les partenaires du développement,  sont plus résolus  tant en paroles qu’en actes pour un soutien continu pour le développement agricole et rural. Car ils savent tous que, l’agriculture joue un rôle central pour la croissance économique du continent et ils ont assisté avec admiration à l’émergence de l’Asie, laquelle fut d’abord agricole. Elle contribue à un tiers du produit intérieur brut (PIB) et représente plus de deux tiers de la population active dans certains pays d’une part. D’autre part, à l’agriculture sont liées des questions de sécurité alimentaire indispensables pour tenir tête aux changements climatiques. Ces tendances positives ont accéléré la croissance économique et agricole par habitant et réduit le nombre de pauvres dans les pays où l’expansion a été la plus rapide. Nous  voyons en 2025, l’agriculture africaine plus forte que toutes autres au monde. Comme tout le continent semblait le faire avec zèle, nous pouvons croire à un  renforcement des politiques agricoles, d’une gestion efficace et pérenne des ressources naturelles pour assurer une utilisation à la fois durable et rentable des ressources foncières, halieutiques et forestières. Nous pouvons croire aux renforcements de la bonne gouvernance dans le secteur agricole, avec une facilité de l’évolution d’une agriculture basée sur des petites fermes vers une agriculture familiale viable commercialement et durable. L’Afrique fera montre d’une cohérence entre politiques agricoles régionales et nationales ainsi que la promotion de partenariats entre secteurs publics et privés. Les agriculteurs seront en coopératives et en associations professionnelles, afin de renforcer leurs capacités à participer à la formulation et à la mise en œuvre des politiques; pour faciliter des ressources et intégrations de l’agriculture dans tous les programmes de développement aux niveaux national, régional voire continental. Et  enfin, on assistera à des élaborations des politiques, des stratégies et des budgets de développement cohérents. Avec une amélioration du fonctionnement des marchés régionaux des produits agricoles pour permettre l’accès à des marchés rémunérateurs et garantir aux consommateurs la sécurité des produits. L’émergence et l’imposition de l’Afrique au monde dans le domaine agricole ne seront plus des hypothèses mais des réalités palpables et ce n’est qu’une question de temps. Il s’agit notamment de faciliter l’accès physique aux marchés, d’exploiter des débouchés commerciaux ainsi que d’établir des cadres juridiques et réglementaires appropriés notamment en matière de mesures sanitaires et phytosanitaires pour garantir la vente de nos produits et l’authenticité de nos alimentations. Nous voyons en 2025, la place importante du secteur de l’élevage qu’il soit de gros ou de petits bétails voire celui des volailles dans le monde. La révélation des maladies auxquelles font face nos animaux et des moyens de les combattre.

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ph: investing-african-agriculture-2

Loin de nous toutes idées de contre dire le Groupe Intergouvernemental d’Experts pour l’étude du changement Climatique (GEIC), nous jeunes étudiants africains croyons fort que même si la pluviométrie diminuait nous trouverons de l’eau pour notre agriculture et avec toutes ces propositions et ces avancées notables, la pauvreté sera boutée hors de l’Afrique car la sécheresse récurrente annoncée et redoutée n’aura point d’effet sur nous. Que le climat change, nous on s’accommode. Nous n’espérerons plus rien d’aucune organisation que se soit, d’aucun état aussi puissant et aussi riche qu’il soit, aucune aide au développement. Par contre l’Afrique se soutiendra mutuellement en cas de difficultés et des forces majeures. Nous ne refuserons pas par orgueil mais plutôt par abondance. De  ces vivres américains qu’on nous octroyait en cas de catastrophe, nous n’en aurons plus besoin. Il est tant que l’Afrique aussi soit au chevet des autres pays. Nous  pouvons voir par exemple la Somalie, l’Érythrée, l’Éthiopie offrir à leur tour en 2025 des vivres aux pays asiatiques voire Européens en proie à des catastrophes naturelles ou politiques. Nous en avons tant reçu à nous de donner en 2025. Car l’agriculture reviendrait au premier plan des préoccupations de l’Afrique au dépend de la politique. Adieu  aux problèmes de l’instabilité politique ! Adieu  la mauvaise gouvernance ! Adieu instabilité macroéconomique ! Adieu  présence limitée de l’Afrique sur les marchés mondiaux. Nous les voyons tous, ces marchés, nous appartenir en 2025. Tous ces maux ont fortement réduit notre croissance et il est temps de les combattre et nous y arriverons.

Nous pouvons voir l’Afrique de 2025 émaillée de routes bien bitumées desservant tous les coins et recoins de l’Afrique, reliant des pays entre eux, des villes entre elles des campagnes agricoles entre villes commerçantes. Nos moyens de communications seront les plus performants au monde. Nous pouvons voir l’électricité partout et en abondance alimenter nos campagnes comme on en voit au Ghana pays hôte, servant à l’irrigation de nos champs, alimentant nos usines de transformations. Soyez en sûrs, l’Afrique en est capable car nos ressources bien entretenues et gérées l’assumeront d’elles-mêmes. Plus de problème d’addition d’eau potable. S’il le faut, nous reprendrons et traiterons nos eaux usées et nous traiterons l’eau de mer  et en serviront pour l’irrigation s’il le faillait. Nous ne serons point les tous premiers à le faire et nous n’en serons pas moins les derniers. D’autres le font pourquoi pas nous ?

ph wezon: système d'irrigation gout à gout

ph wezon: système d’irrigation gout à gout

Les marchés financiers en général et la finance rurale en particulier seront développés et les taux d’épargne africains bien élevés.  Fini le choc mondial dont a fait face l’agriculture africaine et qui avait endormi un tant soi peu notre agriculture. Vivement 2025, notre agriculture sera maîtresse. Grâce aux prix mondiaux des produits alimentaires élevés, à une abondance de ces produits, et à une bonne organisation, les cours globaux des produits alimentaires, y compris les céréales et les oléagineux en valeur réelle, et les cours de produits de bases individuels feront la richesse de notre  cher continent.  La croissance agricole et économique dans son ensemble va dépasser la croissance démographique dans tous les pays et nous aurons des marges énormes à vendre.

L’Afrique de 2025 aura des fortes politiques sociales et environnementales.  Plus d’exode rural car chacun préférera son village riche et développé qu’une ville quelconque. L’immigration sera le cadet de nos soucis. Nous nous lancerons à la conquête de nos déserts. Le reboisement  remplacera le déboisement car il n’y aura plus l’utilisation de bois de chauffe. La désertification  qui touche 46 % de l’Afrique et affecte quelques 485 millions d’Africains, va contrairement aux prévisions  du GEIC régresser grâce à une politique de reboisement et de regain sur le désert.

Notre Afrique de 2025 est possible. Ce n’est point une vision optimiste ni une utopie à la Pangloss mais c’est bien quelque chose que nous pouvons et avons l’aptitude de réaliser. Loin de nous ces difficultés réalistes du quotidien que nous vivons et subissons. Cet essai est  en soi un rêve qui devrait être pour tous un but, un objectif, un leitmotiv, mieux un cap que nous devons et efforcerons d’atteindre à l’horizon 2025.  Nous en sommes capables. Nous avons déjà posé les jalons, il nous faut juste continuer sur cette lancée, améliorer les imperfections et les manquements, décider avec véhémence à tous les niveaux qu’il soit politique, économique et social de le vouloir et nous le pourrons. Chacun de nous devrait apporter sa pierre à la construction de cette Afrique moderne. L’Afrique, notre Afrique est le fleuron du monde, c’est l’avenir de l’humanité. D’ailleurs tous s’y affluent. Elle a tout. Elle peut tout. Puisqu’elle a les ressources qu’il faut. Donnons-nous cette chance de nous en sortir d’ici 2025. Ensemble boutons la faim hors de nos contrées.

 

 



Le système talus–haie et les barrières végétales : une solution contre l’érosion

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Haies de type néo-bocage, protégeant des champs de l’érosion et du vent (Nord Dakota, 1997, USA)

 

Face aux problèmes de lessivage des sols, de dégradation des couverts végétaux, d’érosions  de nos campagnes  africaines en générale; sur  conseil d’un ainé, un de mes fidèles lecteurs, je suis emmené avec son apport à aider les agriculteurs africains surtout togolais à préserver leurs champs contre ces phénomènes précités. Il nous faut soit inventer un système de culture, soit adapter un qui avait fait ses preuves.  C’est dans cette optique que nous avons choisi le système talus-haie, qui a déjà fait ses preuves.

Qu’entendons-nous par système  talus-haie? Quelles sont les adaptations et les modifications à introduire dans nos campagnes?  Quelles sont ses avantages et pourquoi devons nous  adopter ce système?

Explication du système Talus-haie

On appelle d’abord talus, une élévation de terre surtout  sur les limites de son champ. Le talus peut être soit en terre simple, soit en terre avec ossature de pierre, soit encore renforcé par des murets construits de part et d’autre. Le système de talus-haie est un champs (paysage) où les prés sont  clôturés par des levées de terre (talus), portant  des rangées d’arbres (haies) qui marquent les limites de parcelles de tailles inégales et de formes différentes. Les haies du système talus-haies sont des arbustes renforcés par des barrières végétales. Le tout constitue un anti-érosif. Les haies et les barrières végétales sont en bandes étroites de végétations denses et érigées, installées selon les courbes de niveau ou en travers d’axes de concentration des eaux. Plus simple, installées tout au tour de son champs. En Europe, la fosse s’associe au système donnant  « le système fossé-talus-haie ». Le fossé retient l’eau qui tente de sortir des parcelles.

explication du système schéma à l'appui

explication du système schéma à l’appui

Situation initiale

La situation actuelle présente dans nos campagnes (villages), des champs sans arbres à cause d’une déforestation et surtout  à cause de ce système de culture vétuste et dégradant pour l’environnement « les cultures sur brulis ».  Cette déforestation  ruine nos sols et nos forêts, des espaces cultivables sont sujets aux phénomènes d’érosion avec l’élaboration des rigoles sur des terres lessivées. De plus, comme le monde paysan a des besoins permanents en bois de chauffe, en bois de construction des greniers et des maisons paysannes, on assiste au jour le jour à la dégradation du couvert végétal c’est-à-dire à la disparition des savanes et des forêts.

La particularité du nouveau système

Ce nouveau système talus-haie se différenciera de nos anciens modes de culture, par ce souci de protection de l’environnement et du sol.

Nous préconisons des arbustes composés des haies fruitières (orangers, goyaviers, manguiers…), les haies composées des plantes médicinales (ysopet, neem, Moringa…).  Et entre deux arbres d’une même haie, nous conseillons des herbacées (des barrières végétales) comme la citronnelle ou des fourrages, afin de bloquer le ruissellement des eaux. Ces derniers seront vendus à maturité. Enfin, nous conseillons des haies vives ou basses homogènes et utiles à tout point. Des haies à peine hautes de trois mètres. Ou carrément, le système peut être utilisé à l’européen c’est-à-dire le système fossé-talus-haie.

 

Les avantages du système

Ils  sont de plusieurs ordres. Ils sont tant environnementaux, écologiques qu’économiques.

Le constat est simple et clair. Dans nos champs, il n’y a plus de ces arbres qu’on utilisait dans le temps pour faire le grenier et faire des clôtures à nos maisons paysannes comme exposé précédemment . L’adoption de ce système de culture va préserver les arbres des savanes écluses, car nous utiliserons nos propres arbres qu’on plante pour ces besoins et comme bois de chauffe.  Ces haies  permettront de développer un écosystème pour la faune et la flore. Leurs  feuilles tombées apporteront de l’humus à nos champs.

De plus, les citronnelles plantées serrées en haies courtes (barrières végétales) freineront l’érosion et l’appauvrissement du sol. L’eau restera dans les exploitations pendant et après les pluies. L’eau ne peut plus élaborer des formes d’érosions (rigoles, ravines…) dues aux ruissellements concentrés. La haie composite joue aussi le rôle d’un brise-vent. Cette  haie brise-vent est une haie haute de plus de trois mètres.

Les haies fruitières apportent des fruits, celles des plantes médicinales offrent du bois, des tisanes, et  les résidus de toutes ces haies, peuvent être compostés en engrais verts réduisant du coup, le coût de l’engrais chimique.

 

Objectif

Selon la localisation et les modalités d’installation, l’objectif sera :

 

• de contribuer à réduire l’érosion en nappes et en rigoles (haies-talus-fossés et barrières végétales)

 

• de contribuer à réduire l’érosion concentrée (barrières végétales)

 

• de diminuer l’apport en volume et débit des eaux de ruissellement de surface et subsurface

 

• de contribuer à stabiliser les pentes abruptes (utiles dans la région de la Kara où, ils cultivent en terrasse sur des pentes)

 

• de favoriser le dépôt de sédiments.

 

Il est à noter que ce système peut-être couteux. Il est conseillé une entente parfaite entre les propriétaires de parcelles afin  que deux voisins puissent avoir un talus commun pour un partage équitable des frais.

 Une chose est d’avoir l’idée,  une autre est de l’introduire dans le monde paysan. Nous avons décidé pour son effectivité, de la soumettre au centre Mytro Nunya réputé comme étant un centre de promotion d’agro-écologie. Vivement que le paysan togolais adopte cette nouvelle façon de cultiver.



D’un œuf hollandais au poussin togolais : l’origine des poules pondeuses

« Entre la poule et l’œuf, qui provient de l’autre ? »

Presque tous les jours, nous utilisons des œufs, au petit déjeuner au dîner et surtout au cours de grandes occasions festives. Mais quelle est la provenance de ces œufs dont nous raffolons ? D’une poule me répondra certainement à raison une personne. Quel type de poule ?  Quelle est l’origine de ces poules ? Voilà les interrogations auxquelles nous essaierons d’apporter des réponses.

ph: wezon des poussins qui deviennent des pondeuses

ph: wezon des poussins qui deviennent des pondeuses

 

J’ai été reçu la dernière fois par une société de la capitale nommée «  le Poussin ». Elle est spécialisée dans la production des poussins d’un jour à l’endroit de nos éleveurs. C’est-à-dire des poussins qui sont sensés devenir des futures pondeuses, celles qui nous donneront nos œufs.

Selon les explications du directeur actuel Kossi Agbo, ces poussins proviennent des œufs, lesquels sont incubés pendant dix-huit jours dans une machine spéciale appelée incubateur. Au 18ejour, ils seront transférés après mirage (vérification par machine spéciale de la fécondité ou non de l’œuf), dans une autre machine appelée éclosoir où ils passeront trois jours afin d’éclore. Les poussins seront sortis de l’éclosoir et triés : pondeuses d’un côté et coquelets de l’autre.

Notons ici que les œufs à couver proviennent d’un élevage spécial dit « élevage  de parentaux ». Cet élevage n’étant pas développé chez nous au Togo, les œufs incubés par la société « le poussin » proviennent directement de la Hollande. Ces œufs sont commandés au minimum trois semaines avant la date prévue pour le démarrage de l’incubation et sont convoyés par avion. La race de poule produite par cette société est la race Isa brown le N°1 mondiale de la ponte aux performances très élevées. Signalons aussi que l’élevage de ces parentaux existe dans certains pays africains à l’instar du Ghana, du Mali… Cependant, les œufs produits dans ces pays le sont en faibles quantités et n’alimentent que les incubateurs des sociétés qui les produisent.

La difficulté majeure de ce type d’élevage en Afrique réside dans la forte chaleur dans laquelle baigne le continent. De plus, cet élevage exige une expertise et nécessite des recherches approfondies en amont pour une optimisation de la qualité des œufs produits (le taux  de fécondité des œufs doit varier entre 85 et 95 %).

Néanmoins, ce type d’élevage est possible en Afrique. C’est le cas de ces pays cités (Ghana, Mali…). Pour corriger le tir au Togo, l’ASDI (Action sociale pour le développement intégral) dispose d’un projet pertinent et ambitieux dans ce domaine en attente de financement. Une brèche pour des entrepreneurs et opérateurs économiques.

Selon nos investigations, actuellement, il n’existe que deux sociétés de production de poussins d’un jour au Togo. L’une à Lomé et l’autre à Pya  (Kara au nord du pays). La plus importante, celle de Lomé que nous venons de visiter, vidéo à l’appui, fournit une minorité des éleveurs du Togo. Il est à noter que l’importation des poussins d’un jour (d’Europe) continue à grande échelle.

 



A la découverte d’Eco-Centre-Togo

 

La jeunesse togolaise ne baisse pas les bras. Elle essaye vaille que vaille de protéger l’environnement. Ainsi, des initiatives louables sont prises par des jeunes acteurs pour, non seulement entreprendre dans le domaine environnemental mais aussi et surtout partager, enseigner gratuitement en plus des techniques, des moyens d’alléger le poids de notre vécu sur l’environnement. Souvent ces connaissances leurs sont léguées très chères dans les pays développés. Mais pour l’amour du pays, l’intégration dans son développement une vision environnementale qui prône l’amélioration et la sauvegarde des techniques de constructions ancestrales,  ils prennent le risque dans une désorientation totale d’apporter leurs contributions à la construction de l’édifice national.

Dans cet article, nous avons été  à la rencontre d’un de ces jeunes revenus de Belgique pour participer au développement de son pays en formant les jeunes, dans leur processus de réinsertion socioprofessionnelle avec le soucis du respect de l’environnement. Il  s’agit de monsieur AGBEVE  bénoit  président d’Eco-Centre-Togo. Je  vous transcris à cet effet l’entretien.

Eco-Centre-Togo

Eco-Centre-Togo

Q1 : A qui avons-nous honneur cher hôte?

R1 : Je suis AGBEVE  Bénoît  entrepreneur, artisan en Eco-Bio-Construction. Je suis aussi le président de l’association Eco-Centre-Togo et directeur d’établissement Ecovision à Lomé.

Q2 : Quelle formation avez-vous reçu et où l’avez-vous reçu ?

R2 : j’ai été formé en Belgique dans un centre dénommé « La paix Dieu » spécialisé dans la restauration des sites de patrimoines. Et si je considère mes années de partage comme formation, je continuerai en disant que j’ai enseigné cinq (5) ans en liège (Belgique) dans la réinsertion socioprofessionnelle en construction. De plus, j’ai reçu de diverses formations spécifiques aux différentes techniques de transformation de matériaux naturels ainsi que leurs applications dans l’éco-bio-construction.

Q3 : Pourquoi êtes vous revenu au pays ?

R3 : Par patriotisme, je suis aussi touché par l’ampleur du développement dans le pays. Ce développement qui oublie d’intégrer l’environnement et les qualités du savoir faire ancestral. Je  suis donc rentré pour construire écologique et former la jeunesse à construire eux aussi écologique. Ce sont ces deux visions qui m’ont poussé à fédérer les jeunes en association formative. Il s’agit de l’Eco-Centre-Togo.

 

Q4 : Présentez nous Eco-Centre-Togo.

R4 : Eco-Centre-Togo est une association formative qui a pour but de promouvoir la formation  en Eco-Bio-Construction pour un développement humain durable de la population.

Q5 : Qu’entendez-vous par Eco-Bio-Construction ?

R5 : Dans   Eco-Bio-Construction, nous avons :

          Eco-Construction qui est cette construction respectueuse de l’environnement. C’est une construction dans laquelle les ingénieurs, les constructeurs, les propriétaires se soucient des problèmes environnementaux, ce qui les amènent à inclure les matériaux naturels.

          Bio-Construction est une construction dans laquelle on introduit des matériaux naturels et biologiques (fibres, végétaux, le bois).

Q6 : Quelles sont vos activités ?

R6 : Nous sommes dans la formation et la construction des maisons.

Concrètement, l’Eco-centre en collaboration avec  le centre mytro nunya, avaient produit des badigeons pour les artistes de graffiti afin de peindre le mur en face du centre.

Nous venons aussi d’acquérir un espace non loin du centre mytro nunya toujours pour commencer des activités de formation. Nous voulons débuter  avec des jeunes en difficultés venant des associations. Sur ce, les associations comme : l’Association des Jeunes et  Enfants Travailleurs du Togo (AJETT), l’orphelinat (CEHBED)… sont nos partenaires. Je lance un appel à tous ceux qui sont intéressés par cette formation, de venir s’inscrire au siège d’Eco-Centre-Togo.

graffiti du centre mytro nunya

graffiti du centre mytro nunya

Q7: Qui peut suivre votre formation ?

R7 : Les entrepreneurs, les ingénieurs, les auto-constructeurs, les chefs maçons et toutes personnes intéressées par le sort de l’environnement dans la construction.

Q8: Quel est le prix de la formation ?

R8 : La formation est non payante. Nous  rappelons que nous sommes une association à but non lucratif. Néanmoins, nous obtenons des aides des associations qui inscrivent leurs membres, des dons venants des inscrits et des droits d’adhésion à l’association. Nous sommes ouverts à tous les  dons qu’ils soient  en  natures ou financiers pour soutenir nos projets.

Q9 : Que proposez-vous exactement comme formation ?

R9 : Nous avons des modules de formation dans plusieurs domaines notamment : la maçonnerie, la menuiserie, la charpente et les cours classiques. Par exemple nous allons commencer très bientôt en maçonnerie.

           maçonnerie en Eco-Bio-Construction (la fabrication des Briques en Terre Compressée BTC, les parpaings,

          Les techniques d’application de ces briques et de la maçonnerie,

          Règles et sécurités liées à la construction en générale,

          Et des cours de remise à niveau en mathématique et en français.

Ensuite,  nous comptons intégrer d’autres concepts comme la bio climatisation et la construction des toilettes sèches…

Q10 : où se situe l’Eco-Centre-Togo ?

R10 : Eco-Centre-Togo se trouve non loin de l’église des frères franciscains à Adidogomé derrière le centre mitro nunya. Son contact est le +228 90 41 09 55, email : ecocentretogo@gmail.com.

 

Merci monsieur Bénoit pour votre réception. Bonne chance à vous au pays. Que le projet nous soit prolifique.



Toilettes sèches : Une action écologique et économique

Pour permettre à chaque foyer du Togo et d’Afrique d’avoir les latrines, nous avons décidé de partager des informations pratiques sur la confection et l’utilisation des toilettes sèches. À l’aide des conseils de monsieur  AGBEVE bénoit responsable d’Eco-Bio-Construction, nous montrerons comment les confectionner, nous toucherons les avantages  que son utilisation nous  offrent et pour finir, nous verrons ce qui constitue le frein dans l’adoption de ce procédé peut couteux mais écologique.

Définition et composition

Les toilettes sèches sont un type de toilette allergique à l’eau, pouvant être transportable et utilisant des copeaux et des sciures de bois.

Pour confectionner une toilette sèche simple et transportable, il te faut un seau en inox de préférence, mais on peut utiliser des seaux en tôle ou acier galvanisé ou des seaux  en plastique, du bois, des copeaux et des sciures de bois.

Il est à noter que si les conditions d’utilisation (absence totale d’eau, couverture chaque fois après les besoins par les copeaux et les sciures) sont respectées, il n’y aura point d’odeur et vous pouvez le mettre sous votre lit si vous le souhaiter.

Les avantages de cette utilisation

Avantages écologiques

          Pas d’utilisation d’eau : Parce qu’il ne nécessite pas d’eau, vous n’aurez plus à gaspiller d’eau potable. De plus cette toilette peut s’adapter partout.

          Cette toilette permettra d’éviter la pollution, les maladies liées à la pollution de l’eau comme les épidémies de choléra, les maux de ventre…

          De plus, ces matières organiques sont transformables  en engrais vert par compostage. Véritable facteur pour le développement de l’agriculture surtout au niveau des familiales paysannes.

 

Avantages économiques

          La transformation des déchets en composte  est avant tout une source de revenu  économique,

          La réduction de sa facture d’eau.

          La réduction des couts de soin de santé occasionnés par des maladies transmises par la mauvaise gestion des déchets organiques,

           Le cout d’implantation est moindre par rapport à celui d’une toilette classique.

Les freins à son implantation

Après enquête dans des maisons qui nécessite des latrines, il s’en sort trois (3) éléments dissuasifs à l’utilisation de ces toilettes sèches. Il s’agit de :

          Le stéréotype du vidangeur : L’idée selon laquelle, transporter ces matières fécales constituerait une souillure  et du coup, un blocage pour l’adaptation de ces toilettes. C’est-à-dire qu’on trouve dégradant et obscène de transporter ces matières fécales.

          Le fait d’avoir, rien que l’idée de faire ses besoins des un seau, bloque son installation.

          Le faite d’aller chercher chaque fois chez les menuisiers les copeaux et sciures en est une autre contrainte.

Et selon vous, que pouvons nous faire pour encourager l’utilisation de ces toilettes ? Afin d’éviter à nos rues et dépotoirs d’être le spectacle de ces déchets infectant tant nos eaux que nos aliments.



Agro-business au Togo et en Afrique : Quelles opportunités

 

ph: wezon formation ULDD

ph: wezon formation ULDD (asdi)

Où et comment trouver de l’emploi par ce temps de crise ? Des milliers de jeunes formés chaque année, une crise économique accentuée et ressentie, le taux de chômage de plus en plus élevé ; le tableau est noir lorsqu’on fait référence à l’emploi des jeunes au Togo et en Afrique.  Face à cette situation de crise, la solution la plus idoine et la plus sûre, se trouve être l’entrepreneuriat.  Ainsi, sommes-nous des milliers de jeunes togolais à avoir fait le choix d’entreprendre. Pour nous accompagner, le gouvernement à travers Faiej (Fonds d’Appui aux Initiatives Économiques des Jeunes), des ONG à l’instar de Pasyd(Partage Action en Synergie pour le Développement)  et des associations comme ASDI, nous forment pour gagner le pari de notre devenir.

Dans le cadre de cet article, j’ai été accueilli à  bras ouverts, aux secrets étalés par le président de l’ASDI  Monsieur Tchamsi kokou hervé, jeune agro-entrepreneur  et informaticien, qui dans son souci d’aide à la jeunesse, nous livre quelques  idées porteuses en entrepreneuriat liées à l’agriculture et à l’environnement  dans un premier temps et dans un second, nous indique des portes à toquer pour bénéficier du financement pour l’exécution de nos projets. Mais tout d’abord allons à la découverte de l’ASDI.

Présentation

Créer depuis 2009,  l’ASDI  (Action  Sociale pour le Développement Intégral) est une association à but non lucratif qui  intervient dans les domaines de l’éducation, formation, environnement et la promotion de l’agriculture et de l’élevage. Elle dispose d’un centre de formation en NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication). Elle  a en son actif, plus de 150 jeunes togolais formés en informatique, en entrepreneuriat, en développement personnel, en art oratoire, en agriculture et en élevage. L’ASDI  a déjà réalisé 7 projets dont l’appui à la création et au développement de  5 groupements, la formation en entrepreneuriat des jeunes dénommée ULDD (les Universités des Leaders De Demain) dont je suis l’un des bénéficiaires. Elle a aussi deux (2) projets phares en cours dans le domaine environnemental. Il s’agit de :

  •  Projet de collecte et de recyclage des DEEE (Déchets d’Equipement Electrique et  Electronique).
  •  Collecte et recyclage des papiers de  bureau et cartons : c’est un projet qui vise à transformer ces déchets en combustible domestique afin de réduire la pression sur la biodiversité.

 Quelques  idées entrepreneuriales porteuses

Selon notre hôte, il y a plusieurs idées entrepreneuriales porteuses les unes que les autres. Cependant, nous allons aborder ici quelques une de ces idées dont la réalisation est facile et nécessite peu de fond. Dans tous les cas, il faut mettre un accent particulier sur le regroupement des jeunes en groupement ouen coopérative. Car dit-on, l’union fait la force.

  •        Le regroupement des jeunes pour collecter et transformer les déchets domestiques qui abondent  dans nos quartiers en compost pour enrichir la terre. (environnement, agriculture)

 

  •   L’Elevage des porcs : cette idée, transformée en projet  va rapporter beaucoup avec  peu d’investissement. Il est à savoir que nous importons une bonne partie de notre consommation de la viande du porc et la demande est sans cesse croissante. (élevage)

 

 

  •   L’élevage des aulacodes (aulacodiculture) ou élevage des « agoutis » au niveau des familles paysannes. L’avantage est à trois niveaux. Premièrement,  cet animal n’est pas en concurrence alimentaire avec l’homme (il ne mange pas la même nourriture que les Hommes). Deuxièmement, cet élevage va limiter les feux de brousse puisse que, sa quête fait flamber toute la végétation environnante (chasse par brûlis). Et pour finir, comme c’est une viande  appréciée et demandée, il y a garantie de la  clientèle. De plus, les fientes seront utilisées en agriculture cela va sans dire. (élevage, environnement)

 

  •  Elevage des escargots, peu couteux et très rentable. (élevage)

 

 

  • Exploitation des zones de bas fond et des lits des fleuves. Par exemple, entre togblékopé et adétikopé, les jeunes peuvent s’organiser et mettre en place une riziculture. (agriculture)

 

Les sources de financement

          L’autofinancement : c’est le meilleur moyen pour démarrer  son activité. C’est facile lorsqu’on se met en groupe. Si nous prenons l’exemple de l’élevage des escargots et que nous sommes  10 jeunes, il suffit que chacun apporte dix mille (10 000) francs CFA, et le capital de démarrage est ainsi constitué.

 

          Les ONG et Associations : elles fournissent des apports en natures et/ou financiers sur présentation de plan d’affaire. C’est l’exemple du projet  d’appui à la création et au développement des groupements évoqué plus haut. Dans ce projet, nous offrons des coquelets et aliment de démarrage aux groupements assistés.

 

 

          Les structures étatiques :

·         Faiej : Fonds d’Appui aux Initiatives Economiques des Jeunes. Il finance le début de l’activité des jeunes après une formation et une aide à la rédaction de plan d’affaire. Le taux d’intérêt est de 4.5%.

·         Pasa : Projets d’Appui au Secteur Agricole. Initié par le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche avec l’appui de la Banque Mondiale, ses projets entendent renforcer les capacités productrices dans les filières agricoles et favoriser un environnement institutionnel propice au développement de ce secteur. Bref, il finance à fond perdu le développement des activités.

·         Agaïb : il constitue un appui aux organisations paysannes sur le plan de l’agriculture, de l’élevage et des infrastructures locales, comme la construction des écoles, des dispensaires, etc. Il suffit seulement d’un regroupement d’une dizaine de personnes pour former une association assez crédible pour bénéficier d’un financement… C’est à fond perdu et il finance le développement des activités au niveau rural.

 

          Les micros finances : elles financent le développement des activités. Il vous suffit pour cela de cotiser pendant trois mois seulement (tontine) pour bénéficier du financement.524326_419698951481485_1868126268_n

un jeune aidé qui fait ses débuts

un jeune aidé qui fait ses débuts

 

 

Mes derniers mots iront à l’endroit  des jeunes diplômés sans emplois. Je leurs demanderais de se regrouper en association,  groupement ou en coopérative pour exploiter ces idées entrepreneuriales et bénéficier des nombreux appuis évoqués un peu plus haut.

Quant à nous (ASDI) nous sommes disposés à vous accompagner tout au long de ce processus.

 

 

 



Les TIC, parents pauvres de l’agriculture Togolaise

Partout en Afrique, les Technologies d’Information et de la Communication (TIC) sont de plus en plus intégrées dans la diffusion des informations aux agriculteurs. Mais au Togo, cet engouement ne se sent pas. Au moment où  l’ONG Ougandaise Busoga Rural Open Source Developpement Initiative (BROSDI) en 2003, lançait son projet  qui se sert des TIC pour cartographier et partager des informations agricoles dans les communautés locales d’agriculteurs  à l’aide de téléphones mobiles, de portails Web (notamment des blogs audio) et de radios rurales ; nos communes rurales souffraient d’un manque cruel d’électricité. Au même  moment,  ces agriculteurs locaux pouvaient recevoir une assistance, renforçant ainsi les liens entre la communauté et l’ONG. Nous nous dormions. Nos télévisions et radios se contentaient juste de diffuser des bulletins météos approximatifs, des prix des matières premières et c’est tout, oubliant d’aider ceux qui vont produire ces matières avant de les vendre. 

ph: wezon formation

ph: wezon formation

C’est depuis 2005, que CELAC diffuse aux agriculteurs un bulletin d’information hebdomadaire par SMS (en anglais et en langue luganda). Chez nous, c’est avec peine que nos parents paysans arrivent à composer juste un numéro pire, à le reconnaitre. Hors ce canal est très pratique. Des informations et des données sur divers sujets (par exemple la lutte antiparasitaire, les bonnes pratiques agricoles, des rappels concernant le calendrier des cultures) pouvaient être diffusées, notamment des informations climatiques. Ces pratiques, les agriculteurs Ougandais les connaissaient depuis.  Posons-nous la question, combien d’heures consacrons-nous sur nos radios et télévisions à instruire, informer et  conseiller nos agriculteurs?

 

Pour que le Togo ne soit pas en reste de cette révolution « TIC et agriculture », des Organisations Non Gouvernementales doivent suivre cet exemple Ougandais, en proposant des formations d’abord pour  l’utilisation des téléphones portables. Puisqu’ils sont accessibles sur toute l’étendue du territoire, adaptées des projets concrets et informatifs  pour l’utilisation de ces portables.

Que nos universités adaptent à leur tour leurs travaux de recherche aux problèmes environnementaux et agricoles du pays, notamment les facultés d’agronomie et de géographie. Il faut de plus, mettre ces données à disposition de la population paysanne.

Que nos chaines privées et publiques concentrent plus de temps aux informations agricoles, mieux créer plus de radios communautaires qui émettront dans les langues locales afin, que les informations atteignent des coins les plus reculés et que les agriculteurs de tout âge et de tout niveau puissent en bénéficier. Cela inclut des émissions de radio régulières qui fourniront des prix du marché et d’autres informations agricoles. Une radio par réseau commutée qui présente une série de segments Courts de programme radiophonique. Lequel fournira aux petits agriculteurs un accès téléphonique, des informations pertinentes à travers un système d’information vocale automatisée.

source: recherche google



un rabais qui plombe le paysan

 

 

Qu’il est beau et agréable de voir nos villes à l’approche des fêtes. Ainsi, nous avons tous vu  dans les artères de la capitale de divers gammes de volailles : des poules pondeuses, de divers sortes de poulets de chair, des pintades venus exprès du nord du pays, des canards pour ceux qui adorent le canard laqué et savent l’apprécier, des dindes pour d’autres qui savent les farcir. On n’y voyait aussi des caprins et des porcins. Les fruits et légumes n’en étaient pas du reste. On appréciait la fraicheur des laitues, véritable entrée pour la majorité des familles Togolaises à ces jours festifs.

Au vue de tous ces beaux produits, vous grouillez d’admiration dans un premier  temps puis d’envie dans un second. Vous vous imaginez en ce temps de crise, la fortune qu’ils feront. Et tout au fond de vous, vous vous jurez de ne pas vous laisser tricher par ces bonnes femmes, intermédiaires entre eux (paysans) et  vous. Elles, que vous accusez  souvent à tort de rehausser volontairement à leur profit les prix des produits agricoles.

Aujourd’hui, la fête est finie. C’est le temps de faire les comptes. Vous, voir vos sorties et eux leurs entrées (argent). L’opération effectuée, vous vous félicitez d’avoir moins dépensé en ce temps de crise comparativement à l’année passée. Et nos pauvres paysans se plaignent et se lamentent d’avoir vendu à perte. Vous vous dites pour vous soulager la conscience : c’est chacun pour soi.

photo Fiagan

photo Fiagan

En ce jour où chaque citoyen, chaque gouvernement, porte à bout de bras leur agriculture, nous sommes là à l’enliser avec nos questions de rabais. Dites-moi : si vous allez payer une télévision chez les Agouda yovo  (les blancs d’origine arabe) du Ramco demandez-vous des rabais, discutez-vous du moins peu soit-il du prix ? Vous payez  cash sans broncher ladite somme. Mais si c’est pour payer auprès des vôtres, vos agriculteurs, si ce n’est pas à crédit, c’est tout un spectacle :

         Vous : Combien coûte ce poulet bien gras ?

         Paysan : Quatre mille (4 000) francs seulement.

         Vous : Quoi ? Quatre mille (4 000) francs ! Hum ! Chuan ! Ma kponou tchan  (on aura tout vu)! Moi j’ai que deux mille (2 000) francs et c’est à prendre ou à laisser.  (idem pour les autres produits agricoles)

Dites, c’est à laisser à qui ? Si ce n’est à nous, qui sommes leurs seuls et uniques clients. Et vous partez vous offrir des poulets levés du corps (des poulets congelés importés d’Europe) que vous savourez allègrement dans l’ignorance des produits utilisés pour l’élevage et dans la conservation de ces poulets. Et eux (les paysans), inquiets de ne pas  pouvoir écouler leurs produits et soucieux d’honorer leurs créanciers vous bradent  leurs produits au péril de leurs jeunes entreprises.

Devrions-nous seulement nous limiter à crier : « consommer produit Togolais ? » Le consommions-nous vraiment ? Il est tant pour tout un chacun de nous d’aider nos agriculteurs.



La gestion de l’eau

Image wezon: des champs de maïs asséchés par manque d'eau

Image wezon: des champs de maïs asséchés par manque d’eau

L’eau c’est la vie dit un adage populaire. Cette assertion s’est vérifiée dans la commune de Lomé et dans ses fermes environnantes au cours de cette petite saison pluvieuse (septembre, octobre, novembre), où les épis de maïs à peine fleuris ont jauni sur les sillons montrant ainsi, un spectacle digne des pays du sahel. Et ce, à cause d’un manque cruel de précipitations. Comment remédier à cette situation due au changement climatique ?  Il nous faut avant tout maitriser la nature, histoire de ne pas vivre au gré des saisons et des aléas. Ceci nous amène directement à la gestion et à la maitrise de l’eau, puisque c’est elle qui donne la vie. Avant  d’en venir à la gestion proprement dite, voyons comment les pays développés  font pour maitriser la nature.

Dans ces pays développés, pour vaincre les caprices du climat, les cultures sous serre sont mises en valeur, avec une maitrise parfaite de l’eau. Et  pour ceux qui cultivent de vastes espaces à l’air libre, ils les arrosent à l’aide des hélicoptères contenant des eaux qu’ils puisent dans des lacs et barrages, lesquels aménagés pour drainer tant les eaux de pluies, des cours d’eau que des rivières. Je sais que notre agriculture manque cruellement des moyens financiers et techniques pour suivre ces exemples. Mais ne devons-nous pas faire le peu avant d’atteindre le mieux ?

Pour que nous aussi, nous  contrôlons  les saisons et produisons à contre saison, il nous faut juste apprendre à gérer l’eau. Nous pouvons avoir accès à l’eau par deux manières : la rétention en temps d’abondance et par forage.

 Notre pays bénéficie chaque année de près de 1200 mm de pluie en moyenne. Mais  une bonne partie des tomates et des oignons que nous utilisons nous proviennent du Burkina-Faso. Vous  vous demanderez comment ils s’y prennent ?  Que nos conseillers municipaux aillent à l’école dans la commune de Siglé au Burkina chez le maire Bertin Ouïya. Là-bas, Ils  stockent ces eaux de pluie dans des barrages autour desquels, ils aménagent des espaces cultivables pour des coopératives maraichères. Au même moment, nous laissons nos eaux de pluies entrer dans les concessions des pauvres  citoyens pour les déloger.  Chaque municipalité doit  aider ses habitants à s’organiser en groupement, aménager des rétentions d’eau afin de stocker le trop plein des eaux de pluie pour une utilisation agricole en cas de manque.

Ph Wezon: Forage de fortune à la ferme "Maxime"

ph wezon: système d'irrigation gout à gout

ph wezon: système d’irrigation gout à gout

même système

même système

L’autre manière d’avoir de l’eau en tout temps, est l’implantation dans son exploitation des forages, comme  nous en avons vu au cours de nos visites (fermes Maxime et Ayodelé ). L’unanimité s’est faite autour de son prix d’installation. Pour tous, implanter un forage coûterait une fortune. Le  prix pouvait atteindre trois millions (3.000.000) de nos francs. Il  serait bien si les Organisations d’aide aux agriculteurs pourraient accompagner les  agriculteurs  aussi bien dans la mise en place des infrastructures hydriques (forage, retenue d’eau) dans les fermes que dans les villages. Et  au gouvernement, de bien vouloir subventionner toutes initiatives d’approvisionnement en eau.

Une chose est d’avoir des forages, une autre est de traire l’eau des entrailles de la terre pour irriguer. Il nous faut donc de l’énergie. Où trouver cette énergie et de quelle énergie devrait-il s’agir ?



La fête n’aurait pas dû filer

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Aie ! Aie ! Ma tête. Je ressentais un mal de tête fou, me donnant l’impression  de crier, de m’écrier mieux d’hurler. Moi qui en ce moment précis gardais toujours les yeux fermés ne sachant précisément où je faisais reposer ce corps, dont la partie moteur semblait souffrir le martyre.  J’ouvris un peu les yeux pour constater  l’endroit qui me servait de gîte et qui me glaçait le sang. C’est le dur, le sol, juste cimenté.  Et tout est noir, du noir partout, où suis-je ? Quel jour sommes nous ?  Seul, tout seul, étalé à même le sol. Je commençais par ourdir, oui nous sommes dans la nuit. L’horloge murale auto-luminescente  indiquait  21h.  Oups ! Je comprends mieux, c’est le salon de mes grands-parents, donc je suis à Kpalimé. C’est forcement nouvel-an. Justement avant-hier, j’y suis arrivé. Ce matin même je m’en souviens on s’était tous rassemblés comme d’habitude autour du mortier,  pilon à la main. Oui le foufou a dansé dans le mortier sur la cadence des pilons.  Je nous vois attroupés autour  du plat préféré des Hommes du Grand Kloto.

C’est après le repas, que les choses devenaient floues. Un petit effort ! Je me tournais et retournais. Aie ! Aie ! Ma tête. Anh ! J’avais accompagné mon oncle faire, le tourné de ces amis. Avais-je bu ? Aie ! Aie ! Je ne pouvais même pas réfléchir ? Oui ! Un peu de Sodabi (boisson local) et c’était encore un trou, un flou pire plus rien du tout.

Tout ce que je sais maintenant est que la fête m’avait oublié. Elle ne m’avait pas attendu. Et pourtant on s’était convenu.  Moi qui avais tant d’amis à visiter, des liens dénoués par la distance à renouer, moi qui avait un cœur conquis puis perdu à reconquérir (objectif principal de ma visite à Kpalimé).

Et le lendemain matin, après une nuit cauchemardesque,  mon Grand-père me narra mon aventure.  Mon  oncle m’avait traîné d’amis en amis, où nous avions profité des bons mets du Kloto et de la gratuité des boissons pour nous enivrer. Lui n’avait juste que vomi et dormi deux (2) heures et moi qui n’avait jamais tant bu, il m’avait fallu une journée pour tout évacuer. Et quelle journée ?

J’ai juste souri. Et pour ces premiers jours de l’année, j’ai tout fait pour ressembler à Dieu, j’ai pardonné à mon oncle. Puisque je me disais que tout ceci était de sa faute.

Tentons tous pour 2014 de ressembler à Dieu. Bonne et heureuse annnée



Transformation d’ananas au Togo : Tropic Bio

Société de transformation d’ananas Tropic Bio

a- Présentation
Elle est située à Lomé plus précisément Agoè Assiyéyé près de la grande retenue d’eau. La société Tropic Bio est créée et dirigée par le Dr Labah, enseignant-chercheur à l’Ecole Supérieure d’Agronomie (ESA). Il s’agit d’une Société A Responsabilité Limitée (SARL) certifiée « BIO » par une société Germano-française (Ecocert). Elle est créée en 2008 et a pour principale activité la transformation de l’ananas en ananas séché et en jus d’ananas. La société dispose d’un personnel allant de 20 à 22 personnes qui assurent la transformation. L’approvisionnement en ananas se fait chez les producteurs regroupés en groupements dans les cantons de Danyi et de Tabligbo, à condition de respecter les termes du contrat (suivre l’itinéraire technique et ne pas utiliser les engrais chimiques).vlcsnap-2014-03-19-09h04m39s123

b- les Étapes de la transformation de l’ananas 

L’objectif de cette transformation est de pouvoir conserver ces fruits périssables et les mettre à la portée des consommateurs à tout moment.

Production d’ananas séché

La transformation en ananas séché se fait en plusieurs étapes. Pour ce faire, des salles ont été adaptées à chaque étape de la transformation selon les exigences. Ainsi donc, la salle de stockage reçoit les produits récoltés jusqu’à leur maturité. Pour faire l’ananas séché, on utilise les fruits de maturité M1 et M2. Après le triage de ces types de fruits on passe dans la deuxième salle destinée au lavage et rinçage. Il s’ensuit l’épluchage et éventuellement l’enlèvement des points noirs. Après cette opération, on coupe l’ananas en rondelle et on enlève le cœur des rondelles puis on les fait passer dans une autre salle où elles sont disposées sur des claies et mises dans des séchoirs à une température comprise entre 65 à 72°C pour une durée de 16h à 24h. Après le séchage, les produits sont triés selon leurs qualités (1ère et 2nde qualité) puis pesés et mis en sachet de 100g, ensuite ceux de la première qualité sont mis en carton, et exportés en France. Ceux de la deuxième qualité sont destinés au marché local. A la question de savoir pourquoi la qualité est Européenne, il nous est répondu que la qualité va avec le prix. Et pour des questions de rabais, il est constaté que nous préférons simplement la seconde qualité. Néanmoins, la première qualité est aussi disponible dans les points de vente.

 Production du jus d’ananas

A ce niveau, on utilise les ananas de maturités M3 et M4. Après le lavage et le rinçage on les épluche et on les met en tonneaux. Ensuite on passe au découpage et au broyage et on presse. Les fibres obtenues sont jetées et le jus passe au tamisage, puis à la pasteurisation dans un four de 85 à 90°C. Le jus obtenu est mis en poche de 20 litres pour l’exportation en Europe et aussi en bouteille puis étiqueté et chauffé à 90°C. Le prix unitaire de la bouteille est de 350 Fcfa et sa durée de vie est de douze (12) mois.



crédit image: lalydo's blog

Une fête inoubliable

crédit image: Yahoo

crédit image: Yahoo

C’était mes neuf ans. Je faisais la classe de CE2 (Cours Élémentaire Deuxième année). Nous étions avec notre père à son poste d’affectation à Wogba, un petit village de la préfecture de Vo. C’était notre troisième fête de nativité dans ce village. Les deux premières s’étaient suivies et  s’étaient ressemblées par faute de connaissance et d’intégration. Cette troisième était particulière, car, le père avait apporté de la capitale (lomé)  une télévision en blanc noir qu’on alimentait avec une batterie. J’humais la fête  en plein nez. Un sachet de riz était aussi dans les bagages. Mon grand frère qui, le premier, avait découvert le pot aux roses m’héla et me le montra discrètement. Nous fûmes euphoriques et nous partagions notre heureux évènement avec tous les copains du foot. Nous allons enfin alterner la pâte et le manioc. Enfin du riz. Un plat qui nous ait donné deux fois par an, Noel puis nouvel an. Je ne saurai vous dire avec exactitude à quoi est dû ce régime alimentaire digne des prisonniers. Peut être bien au misérable salaire que percevait mon instituteur de père ou à l’enclavement de cette zone. Puisque le prix des aliments dits de base comme le lait, le riz, le sucre subissaient une forte inflation allant de 50 à 1OO%. Et que dire des boissons importées, les prix décourageaient même les fortunés qui, comme les pauvres s’adonnaient au sodabi (boisson local). Bien que nous ayons pour ce grand moment comme toute boisson, une eau dont la potabilité est douteuse (eau de rivière), cette fête fut sublime. Ainsi, ils sont en ce moment des milliers de fonctionnaires de la république, oubliés au fin fond des forêts inaccessibles vivant de jour en jour cette vie de bagne avec leur famille. Moi, je ne vous oublie pas. Bon courage à vous et bonne fête de  nativité à toute la famille. Oups ! Je dévie.

Très tôt le matin du 25, je m’étais éveillé de moi-même, moi qui toujours me faisais prier de me lever et de me laver prit, malgré l’harmattan, mon bain pour paraitre exemplaire et rentrer dans les bonnes grâces du père… Noël. Je ne vous dirai pas ici que je courus sous le sapin pour chercher un carton en mon nom. Non ! En Afrique, mieux, nous les pauvres, nous n’avions guère besoin de grandes choses pour être heureux. De  plus l’argent des jouets, les parents préféreraient à raison l’utiliser pour des poissons afin de  nous éviter du rachitisme. Enfin, nous n’étions habitués à aucun cadeau si ce n’est de quoi grignoter, des biscuits. Et notre père, me remis mon sachet de biscuit. Au même moment, la mère qui s’était levée de bonnes heures préparait notre seul repas consistant de la journée du bon riz.

Mon grand frère et moi, s’assîmes à environ deux mètres du fourneau à bois, humant bouche ouverte narines dilatées, l’odeur de la sauce tout en nous  brulant la langue d’un piment imaginatif que nous essayâmes par des « tsuuu » d’évacuer. Et comme les chiens de Pavlov devant la nourriture, nous déglutîmes abondamment. Je vous épargne cette dégustation.

Après le repas, nous nous retrouvâmes. Une sarabande de gamins majoritairement composée des enfants d’instituteurs  tous dans nos complets (pantalon et chemise de même pagne) tous beaux, tous neufs. Nous gambadâmes  et bêlâmes en boucle « Pé milé dou Pé trova do » (C’est la fête, la fête est revenue) tel des cabris. Nous allâmes de maison d’instituteur en celle de directeur, de maison directeur en celle de la matrone, de maison de la matrone en celle d’encadreur agricole, de maison d’encadreur en celle du chef de village et de maison du chef pour nous retrouver dans la maison du Houno (féticheur) où, les poules saignées à blanc dormaient sur une pâte blanche et salée appelée dzogoli. Et nous, âmes innocentes et  cœurs d’enfants, nous nous régalâmes accompagnés des agbassivis (les adeptes) sans embûches ni préjugés.

Le soir, nous nous retrouvâmes tous à la mission catholique où nous rejouâmes tout autant que nous étions l’histoire de la naissance du messie sous le regard admiratif aussi bien de nos parents qui nous offrirent quelques pièces de 5 ou 1Of,  que du féticheur et de l’imam. Dans  une communion et dans une fraternité collective, tout le village se fédéra pour nous offrir enfants de tout horizon et de toute religion une grande paty (fête) dans la maison du chef. Je savoure en détails chaque instant de cette journée féerique à chaque noël.

Bonne fête à tous surtout aux enfants de Centrafrique et du Soudan du Sud.



La production d’ananas au Togo

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Manger équilibré, est ce gage nutritionnel, qui nous permet d’être en bonne santé et  d’éviter les carences vitaminiques. Il est donc important et exigé cinq fruits et légumes par jour pour  éviter la malnutrition surtout au niveau des enfants.
Notre pays, doté d’un climat favorable, guinéen au sud et soudanien au nord, nous cultivons divers fruits surtout des ananas. Source de revenu et d’emploi pour la population. Mais cette filière rencontre des manques et des difficultés de tout genre pour son émergence.

Production

L’ananas est un fruit monocotylédone de la famille des broméliacées. Sa multiplication est asexuée, il existe cinq grand types de cultivars : Cayenne, Spanish, Queen, Pernambouco, Pérolia. Au Togo, on trouve très majoritairement deux genres (famille) : la famille Cayenne, en particulier la variété Cayenne lisse et l’Abacaxi (Brazza).

L’ananas est produit dans l’Ouest de la région Maritime et dans le Sud de la région des Plateaux :

– Zolo : Préfecture d’Avé, zone de plaine, à 50 km de la côte. Très ensoleillée et moins pluvieuse (900 à 1100 mm de pluie par année), elle se caractérise par de grandes parcelles et des cultures variées (tubercules et céréales). Janvier est le mois de récolte intense.

–  Blifou : Préfecture de Kloto, Zone  montagneuse où la plupart des champs occupent des terrains pentus. L’ananas y est parfois associé avec de l’arachide ou du manioc pendant la première partie de son cycle. Les températures sont inférieures dans cette zone, l’ensoleillement plus faible à certaines périodes de l’année, mais les précipitations sont optimales (supérieures à 1400). Le gros des récoltes se fait au mois de juin.

– Plateaux de Danyi : zone voisine de Blifou, elle jouit des conditions pédoclimatiques que celle-ci. C’est en novembre que se situe l’optimum de la production. Ce décalage de récolte par rapport à Blifou est dû à leur calendrier agricole.

Toutes ces localités plantent pour cela de faibles densités, de 35 000 à 40 000 pieds par hectare selon les observations réalisées sur le terrain. En culture associée, la densité de pieds d’ananas est de 16 000 pieds/ha. Il s’agit généralement des exploitations familiales de petite taille, dépassant rarement l’hectare. Par ailleurs, nous avons des groupements et des coopératives qui s’adonnent à cette culture. Ils exploitent en moyenne quatre (4) hectares.
Cette   production pour la plupart se fait selon les normes de l’Agriculture biologique. En effet, la majorité des exportateurs recherchent des ananas biologiques. Ainsi, l’usage  d’intrants chimiques est limité voire interdit. Dans ce cas, l’engrais vert est utilisé pour engraisser le sol.
Pour  agréer et certifier une production biologique de l’ananas au Togo, un seul opérateur est certifié, il s’agit d’Ecocert Afrique de l’Ouest (basé au Cameroun). Cet opérateur effectue des contrôles réguliers, inopinés ou non. Le premier de ces contrôles vise à une description détaillée de   l’unité de production et à des recommandations, afin d’éviter toute entorse aux règlements. Ceci est très important pour une exportation de ce fruit.

 

Utilisation de l’Ananas

En tout, plus de 600.000 tonnes d’ananas sont produits chaque année au Togo. Plus de la moitié est  consommée par la population, et les prix varient selon le poids du fruit. Il va de 150 à 225 F CFA l’unité. Nous en exportons aussi. En effet, le marché mondial s’élevait à 6,4 millions de tonnes, les filières d’exportation concernaient 44% de la production en 2004. Sur ce marché la consommation en frais ne concerne que 20%, le reste étant transformé en jus, en conserve ou autres produits plus marginaux comme les ananas séchés.  L’Afrique de l’Ouest exporte essentiellement des ananas frais, les leaders sur la production transformée sont les pays asiatiques (Py, 1984). L’Europe importe environ 500 000 tonnes d’ananas frais par an, dont 1 333 tonnes proviennent du Bénin en 2006 (Fruitrop, 2007) et 348 tonnes du Togo en 2001 (Fruitrop, 2002).
Ainsi, pour transformer l’ananas au Togo, nous avons des sociétés comme : Tropic Bio, Setrapad, Safleg, Biotogo,  ProNatura. Et toutes ces sociétés ne jurent que par bio. Leur prix d’achat varient de 80 à 100 FCFA/kg (0,122 à 0,152 €/kg) selon l’éloignement géographique entre les producteurs. La demande d’ananas est saisonnière, du mois d’août au mois de mars. (Sources)

Contraintes liés à la production

Les enquêtes ont montré au Togo que, l’accès à la terre et aux crédits, les infrastructures et l’analphabétisme constituent les véritables contraintes au développement de cette filière. Il est impossible pour des producteurs rencontrés, ainsi que pour des fermes de disposer de vastes superficies allant d’une dizaine d’hectare pour leur culture.
Les exploitants ont un accès limité aux crédits. Et quand ils arrivent à en bénéficier, le taux de remboursement (8 ou 12% tous les 6 mois) constitue un handicap sérieux pour la mise en culture.
La faiblesse des infrastructures routières et l’état de nos routes posent un problème de desserte.
Ceci dit, cette filière manque cruellement d’accompagnements, tant financier que technique, créant des dommages dans la production et au niveau de la conservation des récoltes.

Perspectives

Dans la même optique que le Programme National d’investissement agricole et de sécurité alimentaire (PNIASA) qui, accorde une place importante à la diversification des cultures, l’émergence de la filière ananas résultera des initiatives diverses :

    Encourager une production écologiquement responsable et économiquement viable en contrepartie des crédits aux producteurs.

    Toucher les collectivités locales pour améliorer  l’accès à la terre.

    Limiter les exigences des financiers (Banques, Micro-finances) en terme de garantie  pour faciliter l’accès aux crédits des paysans ;

     promouvoir les coopératives agricoles dans un souci de recadrer la filière (fixation des prix de vente, partage des connaissances, faciliter l’accès aux crédits, développer des structures locales de transformation).

    Mettre à la disposition des agriculteurs des techniciens agricoles et des agronomes ; innovation en terme des variétés résistantes aux agresseurs naturels et aux variabilités climatiques afin d’éviter les risques de perte de production.

     Proposer  des cours d’alphabétisation aux agriculteurs.

    Continuer sur la voie de construction des routes et leurs améliorations.

     Et améliorer la politique nationale agricole.

En somme, la mise en œuvre de ces propositions sera un facteur indispensable pour le développement de la filière ananas, gage du développement agricole et de la diversification des revenus des ménages ruraux.



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Mes excuses à ma poule

Les éboueurs de la capitale

Les éboueurs de la capitale

 

Oh ! Ma chère poule, tu le sais bien, ce n’est point par plaisir de te voir souffrir, ni par délire (rire à la folie) de te voir affolée, que je t’embête avec ces sachets plastiques. Un sachet qui, accroché à tes pattes te fait brandiller, dandiner, sautiller dans tous les sens, te met en rogne, bref dans tous tes états.  Crois-moi, j’en suis navré de toujours l’utiliser. Tu sais bien que moi je ne suis qu’un célibataire et de surcroît chômeur. Et avec le peu d’oboles qu’on glane on ne peut qu’acheter les nourritures toutes prêtes dehors et pour nous permettre de les  emporter facilement, histoire de ne pas disparaître avec leur plat, il nous  faut donc ces sachets plastiques. Ce n’est pas moi qui suis en faute. Je sais que ces sachets qu’ils soient noirs, blancs ou jaunes, ils te mettent tous en rogne une fois qu’ils sont collés à tes pattes.

Excuse-moi ! Ce n’est pas la faute aux éboueurs. Tu sais, Lomé qui était la plus belle ville est devenue une  poubelle. Et ils essaient à leur manière de la nettoyer. Regarde leur condition et leurs outils de travail : des gants troués, des sandalettes et des poussettes à traction humaine qu’ils trimbalent de ménage en ménage, de  maison en maison, de ruelle en ruelle et de quartier en quartier. Sais-tu combien de quartiers composent la capitale ? Il faut les comprendre ma poule. Sous ce soleil brûlant ils trimbalent à deux ces bennes à ordures, mieux ces pousse-pousse débordés d’ordures. Combien de pâtés de maisons vont-ils faire avant de tomber raides fatigués sous ce soleil tropical à qui seuls ces sachets plastiques résistent. Ces sachets finissent par nous atteindre à Adidogomé à 25 kilomètres du centre-ville. Ils en ont pour des jours, des semaines, des mois avant de nous visiter;  et pourtant me diras-tu la République a des voitures, des camions laissés en jachère au garage. Il y a aussi les aides au développement me diras-tu, et qu’en faisons-nous ? Ou pourquoi ne pas interdire simplement leur importation comme au Rwanda ?wezonphoy

Et quand mon  panier est plein ce n’est donc pas  ma faute si mes ordures n’ont que pour toute place ses pourtours. Mais dis-moi combien de fois ne t’ai-je pas interdit de t’approcher de ce panier ? Entre-temps, tu fus intelligente et je t’avais vu prendre d’assaut celui du voisin. Tu sais, le riche du quartier, le baron.

L’odeur  fétide et nauséabonde nous assaille et nous inonde tous dans le quartier. Elle nous pourchasse dans nos chambres même sous le lit, infectant nos friperies. C’est peut-être elle qui t’a poussée aussi à fuir cette corbeille pourtant bien garnie. Ou dis-moi, c’est le génocide dont sont victimes des compères poules (ce sont les viscères des poules tuées et mangées par cette famille riche qui puent dans leur corbeille). Et te revoilà  farfouillant et écarquillant à côté de ma poubelle pour finir par prendre une patte dans un plastique. Et moi qui t’en veux. Ce n’est donc pas ta faute, aussi je te comprends. Ce n’est donc la faute à personne et c’est avec un grand regret que je me tourne vers toi , être sensé  et intelligent, toi qui hait de tout ton cœur ces sachets plastiques non dégradables qui nous enlisent.

A qui la faute ? Donc à personne ?



crédit image: lededepeche

Agro-écologie : bientôt un digesteur biogaz à Lomé

 

Dans le souci d’assainir la capitale, de trouver un emploi aux jeunes maraichers et de fournir des produits bio aux citadins, le Centre Mytro Nunya en collaboration avec ses partenaires ont reçu un financement de vingt mille euros (20.000 euros), avec  l’idée de Mr Olivier Legros de mettre sur  pied un digesteur biogaz pour alimenter une coopérative maraichère à Lomé Kodomé.

Le projet a pour nom « coopérative maraichère ». Il consiste à éviter à la mairie des dépenses folles utilisées dans l’assainissement de la lagune de Kodomé  en le mettant en valeur. Les jacinthes d’eau polluant la lagune seront recueillies puis introduites dans l’unité de digesteur Biogaz, par processus de méthanisation, il y aura un  gaz qui se dégagera et ce gaz sera utilisé comme énergie pour pompage d’eau  d’irrigation. Et les effluents (les végétaux décomposés), seront utilisés comme engrais vert.

Pour ce faire, la mairie a octroyé onze (11) hectares au centre en  bail de deux ans renouvelable. L’idée est selon monsieur Amanga de mettre sur pied une coopérative  qui négociera  après les deux ans avec la mairie le renouvellement du bail. Les onze hectares seront divisés en mille mètres carrés (1000m2), faisant ainsi 50 à 75 parcelles à octroyer aux maraichers de la localité c’est-à-dire de Kodomé, créant environ une centaine d’emplois. Selon toujours monsieur Amanga : «  la priorité est donnée aux maraichers de Kodomé mais, s’il en manque des professionnels, on peut prendre les autres (des simples chômeurs). Tout compte fait, nous comptons leur donner une petite formation de renforcement de capacités en maraichage bio. »

L’objectif du centre est de permettre à ces maraichers de la localité de se prendre en charge (d’être autonome), d’assainir cette retenue d’eau de Kodomé qui souvent infecte l’atmosphère, amoindrir les dépenses à la mairie et d’ici deux ans, permettre à ladite coopérative maraichère d’aller négocier leur propre bail avec la mairie.

Les impacts environnementaux sont importants. D’abord, assainir cette retenue d’eau, promouvoir la culture bio, et comme c’est un dépotoir que la marie leur à octroyé pour la mise en place du projet, la transformation dudit lieu contribuera énormément à l’assainissement de l’environnement, apporter des fruits et légumes sains à la population et en même temps lutter contre les gaz à effet de serre.

Bon vent à ce projet.



vision prophétique

Désire visionnaire ou délire pastoral

Ma grand-mère une octogénaire fatiguée par l’âge  et foudroyée par le chagrin de la perte d’une proche, prit le lit. Son corps et son esprit furent égarés sous le coup de ce malheur causant ainsi une hausse de tension, laquelle paralysa une partie de son corps. Son fils, monsieur mon père et son frère payèrent des soins couteux pour le revoir sur pied, malgré des améliorations considérables, il lui fut difficile de se mettre sur pied et de s’occuper d’elle-même en toute quiétude.

Pour remédier à cette situation, mon père tenta plusieurs moyens notamment ceux des compléments alimentaires (se sont des produits qu’on prend ayant souvent la forme de médicament) qui n’apportèrent pas assez d’amélioration. Comme il est un féru des films Ibo (films de Nollywood) notamment ceux à l’interprétation du pasteur Adjaho (un pasteur qui interprète les films à sa façon, souvent comique), il n’est donc pas rare de le voir trainer tout au long des soirées sur la télé Zion. Là, il remarqua deux pasteurs qu’ils jugeaient exceptionnels. Pour lui, ils avaient quelque chose de plus que les autres.  Lui qui n’était point chrétien, au vu des miracles que ces pasteurs opéraient,  déclara : « ils ont, soit une onction, soit une potion de guérison. »

Un soir de peine ou je cherchai de l’argent pour aller noyer ma solitude et mon chômage au cyber,  mon père se présenta et me supplia, d’accompagner sa mère dans l’une de ces églises pour sa restauration.

Initialement prévu pour sept (7h) heure à dix (10h) heures, j’ai fini par  y passer toute ma journée. Après des heures passées à ressasser les mêmes prières sans prendre la peine de  lire  de la Sainte Bible ; nous voici arriver au vif du sujet. Non je sais ce à quoi tu penses. Pas  à l’heure de la délivrance, mais plutôt à l’heure des visons prophétiques que je qualifierai de visons monétiques.

La prophétesse prit son temps après nous avoir mille fois rappelé son titre et la gloire de son mari dont le dieu nous délivrera, elle nous assura  un message de Dieu pour tous les cinq cent (500) que nous sommes en quête de miracles. La vision commença avec les portefeuilles bien garnis. « Que ceux qui ont dix milles francs à donner sortent » à ces mots, je tâtai mes poches et m’imaginai mon degré d’humiliation moi, qui n’avais que 2bals (200 fcfa) en poche. On trouva un seul téméraire, un seul fervent, un seul rescapé. Puis c’est le tour de ceux qui ont cinq mille francs (5000) on eut dix (10) personnes et à tout ce monde, des visions leurs furent relatées allant de « tu iras certainement à ce voyage, que tu attendais depuis » à « Dieu m’a dit qu’il va changer l’histoire de ta vie » Mille franc passé, pour mettre un peu de pression elle déclara : «  je crois que c’est tout le monde qui s’est levé dans les cinq cent » les deux personnes qui m’encadraient me jetèrent des coups d’œil furtifs, moi ne sachant quoi faire, fis semblant de les ignorer. Et finalement la prophétesse demanda à tous de passer avec ce que nous avons. Et en moi, je me disais si vraiment ces visions sont divines, elle me dira certainement : «  mon fils tu travailles beaucoup  pour aller à Dakar2014, Dieu m’envoie te dire tu seras exhaussé. » Mais elle me débita des incongruités n’ayant aucun trait à ma vie et me força à dire comme les autres, qu’elle a raison.  Prophétesse laisse moi te dire là où moi aussi j’ai un pouvoir que : « Tu n’avais point raison »

Quand vint le temps de mettre ma grand-mère sur pied, la prophétesse fut incapable puisque son prophète de mari à qui elle n’a jamais cessé de faire l’éloge, le tout puissant,  était absent.

Sachons reconnaitre les vrais serviteurs du Dieu vivant. Ils sont si nombreux les imposteurs et faux pasteurs. Ne  soyons pas les suiveurs de miracle mais plutôt les suiveurs de la parole et du Christ.

 



logo du centre

Le Togo cultive du bio : cas du centre Mytro Nunya

culture bio

culture bio

J’ai entendu plein de bonnes choses sur le centre Mytro Nunya notamment l’aide aux agriculteurs togolais  à cultiver Bio ou devrais je dire à faire de l’agro-écologie

J’ai donc été accueilli par un des responsables en la personne de Monsieur Amanga  Alaki  l’animateur  qui  a bien voulu éclairer mes inquiétudes et surtout celles de mes lecteurs en me montrant en occurrence ce qu’ils font.  J’ai bien donc eu droit à quelques questions que je vous transmets.

Q1 : Quelle culture appelle-ton Bio ?

R1 : Parlé du bio dans notre monde pollué où nos plantes pour un kilogramme de matières ont besoin de quatre milles mettre cube d’air, est un peu exagéré. Notre air n’étant pas si propre que ça. Parlons donc  d’Agro-écologie.

–          Agro  pour l’agriculture

–          Écologie pour l’environnement

Nous dirons donc que notre agriculture (Agro-écologie) est celle qui se soucie des phénomènes naturels, minimisant les intrants, maximisant la production dans une vision durable ;  et surtout se souciant de la santé des populations. C’est donc une agriculture alternative (produire autrement,  transformer autrement, pour consommer autrement.)

Q2 : A entendre vos explications cette agriculture ne serait elle pas difficile à produire ?

R2 : C’est plutôt une agriculture qui est à la portée des paysans. Parce qu’elle utilise des techniques ancestrales dans la conservation des semences et des  savoir-faire traditionnels  mais adjoints des techniques d’agroforesteries (compostage, la restauration naturelle assistée), lesquelles s’adaptent mieux aux changements climatiques. Hors, les autres semences (les hybrides, les OGM…) sont gourmandes en énergie et en engrais. Et on  leur montre comment produire soi-même de l’engrais verts pour fertiliser son sol.

Q3 : Comment le centre Mytro Nunya aide-t-il concrètement dans cette culture Agro-écologique ?

R3: De prime abord, le centre Mytro Nunya et ses partenaires (Cfape, CIDAP, CD2A…) fait la promotion de l’Agro-écologie. En aucun cas, il ne cultive lui-même.  Mais à travers l’Amap : Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne, le centre Mytro Nunya forme et regroupe les agriculteurs. Dans  une économie sociale et solidaire, nous aidons les paysans à la distribution des paniers Bio. C’est-à-dire nous organisons la vente de leurs produits.

De plus, le centre travaille en réseau avec tous ceux qui ont les mêmes perspectives que nous. C’est-à-dire œuvrent dans l’agro-écologie. Sur ce, nous sommes en collaboration avec  le Centre International de Développement Agropastoral de Mr Charles Bawena à Baga (Niamtougou).  C’est le moment de l’annoncer : Du 06 au 08 décembre, il s’y déroulera une réunion des acteurs d’agro-écologie.

 

 

Q4 : Avez-vous été financé pour l’exécution d’un tel projet, mieux avez-vous reçu des subventions ?

R4 : Non, nous avons commencé tout seul. Notre crédo était « Faire bien avec rien, faire mieux avec peu » et nous avons fait selon le slogan du club agro-écologie : « Informer, former pour transformer »

 

Q5 : Et aujourd’hui comment se porte  les activités ?

R5 : Les activités se portent très bien. La preuve, l’année passée, le Centre de Formation Agricole et Production Écologique basé à Volové (Kpalimé) a reçu avec notre appui de l’embassade de France   un financement de vingt mille Euros pour la formation des formateurs endogènes en Agro-écologie. Ces formateurs interviennent auprès des agriculteurs. Aujourd’hui nous avons effectué près d’une trentaine de visites auprès des paysans avec le club agro-écologie.

L’Amap, distribution des paniers bio, arrive à faire des marges pour supporter les charges fixes du centre. Nous avons aussi reçu un financement de vingt mille euros (20 000 Euros) dans le cadre de la mise en place d’une coopérative maraichère alimentée par une unité de digesteur bio gaz à Kodomé.

Q6 : Quels sont vos objectifs et attentes ?

R6 : Je veux du point de vue personnel que le Togo  diminue, mieux rompe avec les produits importés. Et ceci va nous être deux fois plus bénéfique. Une première fois, elle permettra à notre agriculture de décoller afin que nos paysans ne fassent plus le kangourou. Et au même moment, préserver l’environnement en réduisant les gaz à effet de serre puisque selon Mr Robert Michel mandaté par le FAO, une agriculture écologique est mieux placée pour réduire les Gaz à Effet de Serre.

 

Amanga coordonne depuis 2 ans les activités du centre. Passioné d'agro-écologie, il se spécialise dans l'information pour le monde rural, et accueille les visiteurs du centre au quotidien

Amanga coordonne depuis 2 ans les activités du centre. Passionné d’agro-écologie, il se spécialise dans l’information pour le monde rural, et accueille les visiteurs du centre au quotidien

Merci monsieur Amanga et à la prochaine.



crédit image : darty.com

Adieu Canalplus

 

J’ai passé tant d’heures la tempe collée à ma radio source d’information et divertissement que j’ai voulu voir en grand. A côté de nos chaînes locales maussades et monotones, ajouter des chaînes câblées surtout des chaînes Canalplus.

Adieu ma Canal+, j’ai eu très peu de temps pour m’informer sous ton aile, et puis on m’a coupé l’herbe sous les pieds. Plus d’image, rien qu’un Encrypt program (chaîne brouillée). En tout, tu auras égayé soixante-douze heures de mes monotones journées et tu auras fait autant d’envieux que d’amis. Tu avais surpassé de loin l’écran de l’ordinateur, car avec ta présence, de lui on s’en foutait comme d’une guigne. Moi qui fus parmi les déclassés (Canal+ a trois groupes qu’on peut appeler classes : Access 5 000 F Cfa, Evasion 10 000 F Cfa et tout Canal 40 000 F Cfa),  j’ai gravi les échelons pour me trouver dans les abonnés les mieux classés. Et ton premier jour restera à jamais gravé, tu fis plus que jamais ton boulot . Tu nous avais régalés de ces actions époustouflantes sur Canal+ Cinéma toute la nuit; distractions dont peuvent bénéficier seulement  les barons et les riches de la République même si c’est à 10 000 F Cfa . J’ai pu aussi comme un grand zapper à volonté les chaînes X. Et en l’espace de trois jours, j’étais comme eux. Il ne me manquait qu’une boisson forte que je ne pouvais me permettre et quelques petits fours. J’ai remplacé les petits fours avec kolonouto , encore appelé contre-plaqué, un genre de pain sec et plat vendu 25 F Cfa. Merveille, j’héritais de tout un panel de chaînes les unes plus intéressantes que les autres. On assista à toutes les rencontres de foot de ce week-end surtout à ce fameux Arsenal-Man Utd sans remettre comme à l’accoutumée les deux cents francs (200 f) Cfa à Fossi (détenteur d’un cinéfoot très animé). Pour les proches, l’entrée à ma chambre était gratuite, mais pour les amis lointains, j’étais en l’espace d’une soirée un « petit Fossi »

Durant trois jours ma chambre fut squattée et c’est avec peine que j’arrive à faire partir mes amis devenus plus aimables, plus fidèles et plus proches. Mes heures de somme étaient limitées ou quasiment nulles. Si un ami réussit à trouver une autre occupation que ma télé, un autre le remplace. Qui n’aimerait pas en ce temps-là être à ma place ? Le lundi soir au moment où nous suivions Infosport et commentions les derniers résultats sportifs, une longue césure inhabituelle plongea notre télé dans le noir. On a attendu plus de trente minutes, une inscription claire et nette fut affichée Encrypt program (chaîne brouillée). Ils sortirent tous en me laissant pour seule consolation ma liberté volée. Et mes quarante mille francs n’ont servi que trois jours. Il ne me reste que deux paraboles. Que vais-je faire avec ? Où retrouverais-je ce technicien qui m’a promis des chaînes Canal+ éternelles sans box et sans abonnement Canal+. Pauvre de nous, nous qui n’avions point les moyens pour assurer l’abonnement Canal+ et qui nous laissons abuser, berner par des crapules.

 



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A la découverte de ceux qui nourrissent le Togo 2e Partie

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Ferme Agropastorale « MAXIME »

Elle est située sur la nationale N°1 à environ 100m avant le péage, vers la droite à 500m en allant au Nord. « La Ferme Agropastorale Maxime » appartient à Mme Awesso, et dirigée par Mr Belo Saliou.

La production animale

On distingue au niveau de la production animale l’élevage de poulets de chair, de coquelets et des pondeuses. Les poulets de chair peuvent être consommés à partir de six (06) semaines  pour la race Leghon. Ils sont convoyés à Lomé où ils sont vendus aux hôtels et restaurants. Leur alimentation est constituée de farine de maïs, de soja et de compléments alimentaires tels que la farine de poissons et des antibiotiques vitaminés ou des vitamines. Les coquelets peuvent être consommés à partir de 3mois. Leurs poussins sont payés  de la Hollande et du Ghana pour des raisons de manque d’une couveuse adéquate dans le pays. Pour une bonne alimentation, on donne 120kg de provende pour 1000 coquelets. En ce qui concerne les pondeuses, la race élevée est la race Isa Brown. Elles pondent à partir de 18 à 20 semaines deux œufs pour trois jours. Le ramassage se fait 3fois par jour. Les poussins viennent de la Belgique. La présence d’une grande crête est synonyme d’une bonne alimentation et des pondeuses en bon état. En cas de maladie, l’animal atteint est mis en quarantaine et les autres sont traités. Les bâches noires au toit des poulaillers et sur les parties hautes des grillages permettent de contenir la chaleur ainsi que les marmites en terre suspendues dans les poussinières.

 

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Production végétale

Au niveau de la production végétale, l’activité principale est le maraichage dont le responsable est Mr Dokla Kossi. Ils produisent essentiellement de l’oignon, de la carotte, du gingembre, du piment vert et rouge, du gombo, du gboma (les épinards), et de l’aubergine. Ils utilisent deux systèmes d’arrosage à savoir le système d’arrosage goutte à goutte assurant ainsi une bonne gestion de l’eau et le système d’aspersion, tous alimentés par des forages. La fertilisation est essentiellement faite à partir de fientes de volailles. Le tabac et les feuilles de neem sont utilisés en traitement phytosanitaire des plants, ce qui certifie une production biologique. La ferme aurait des exploitations annexes pour la production du maïs, riz, soja qui servent en grande partie à l’alimentation des volailles.

 

 

 



Journée mondiale des toilettes : des toilettes pour chaque maison

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En ce jour qui cumule trois journées mondiales toutes plus importantes les unes que les autres, face à celle surtout la prévention des abus envers les enfants qui me tente, mon choix s’est finalement porté sur celle des toilettes que je vis.

Je ne sais pas ce que vous vivez, mais moi c’est mon quotidien. Puisque chaque fois quand je sors, je dois feinter en slalomant ou en sautant des flaques d’eau de bain. Ne dit-on pas que l’endroit le plus important d’une maison, c’est les toilettes ? Chez nous ici à Lomé surtout dans des quartiers comme Gbadago, Dogbéavou, Adidogomé… c’est souvent la dernière partie du puzzle qu’on refuse délibérément d’assembler. Ainsi, de très belles maisons en manque.

Les signes d’une maison sans toilettes

Dans une maison sans toilettes, comme j’en connais dans mon quartier, chaque fois qu’un individu s’est douché, il doit transporter son eau de  bain souvent dans des bidons jaunes, serviette nouée au rein et aller le déverser dans la rigole, si une, passe devant leur concession ou carrément sur la voie publique. Le plus décevant dans tout ça est que les citoyens togolais acceptent de louer des pièces dans ces maisons sans toilettes en occurrence sans W-C,  qu’ils jugent souvent moins chères. Et dans ces maisons où il n’existe pas de W-C  leurs excréments deviennent des soucoupes volantes mieux des météorites que tu peux à tout moment prendre sur la tête, si la poisse est ton fidèle compagnon. Dans mon quartier sur une rue occupée par des maisons autochtones, il n’est pas rare de rencontrer au petit matin, si tu es chanceux des bronzes bien montés (bien gros) sur ta route. Mais, si tu es malchanceux dans ce cas c’est ta chaussure que tu laisseras dedans.

Pour régler ce problème, des W-C publics furent créés. Mais leur salubrité reste à prouver. De  plus c’est payant. Comment voulez-vous que celui qui utilise gratuitement les sachets plastiques comme W-C  puisse débourser « kponon kpata » (vingt-cinq francs Cfa) de ses poches pour une bronze ( caca) qu’il peut couler seul dans sa chambre et balancer par sa fenêtre dans les rues ou sur ce terrain inoccupé d’à côté. Et l’autre chaque fois qu’il va visiter son terrain va insulter ceux qui chient sur ce dernier pour finalement lui-même construire une maison sans W-C ainsi de suite. Et avec tout ça, une petite visite ou un petit passage d’un air cholérique fait des carnages dans la population.

Ce n’est ni le premier article qui touche, ni le dernier qui blesse, mais comme vous avez les plumes serrées j’ai encore déversé une bassine d’eau au dos du canard. Et pour ceux qui le veulent, il existe des latrines mobiles qui peuvent servir de W-C et ces excréments peuvent vous être utiles comme engrais dans nos cultures. Nous ne serons pas les premiers à le faire ni les derniers à les utiliser comme engrais.



J’accuse

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Crédit image: paix développement

 

Ce n’est pas ici une question de faire d’un œuf un bœuf, mais plutôt de jouer cartes sur table, histoire d’appeler un chat un chat.

J’accuse toute la population africaine d’entretenir la corruption. Dites-moi si vous vous faites arrêter par un policier pour des infractions que vous jugez bénignes, quels réflexes avez-vous ? Ne lui remettez-vous pas mille francs Cfa pour qu’il se taise et pour que vous continuer à enfreindre les règles de la conduite et de la République ? Laissez-vous sévir et demain vous allez mieux vous conduire. Je vous accuse d’entretenir de gré la corruption quand vous conduisez des voitures, taxis comme personnels. Les assurances et les visites techniques ne les faites-vous pas dans les poches des policiers ? Sachez que quand par inadvertance vous ramasserez quelqu’un, c’est vous seul qui serez visage confiné, tête baissée, sur le banc des accusés et ce même policier qui acceptait vos pattes graissées vous liera les poignets et tant pis pour vous. Entre nous dites-moi, un policier vous a-t-il déjà arrêté et vous demandé directement de l’argent ? N’est-ce pas vous qui le proposez? Regardez Dieu en face et mentez-moi, c’est bien pour ça que je vous accuse  d’entretenir la corruption.

image credit: facebook

Je vous accuse d’entretenir la corruption, quand les agents de la fiscalité frappent à vos portes  et vous surprennent en flagrant délit de fuite au lieu de payer vos impôts ne préférez-vous pas leur offrir des pots de  bière en guise de pot-de-vin ? Dites-moi, ont-ils un registre dans lequel est inscrit les pots-de-vin ? Comment voulez-vous qu’ils fassent de bons comptes si c’est vous qui les tentez ? Comment  voulez-vous qu’on assainisse  la finance républicaine si la population contribue à sa dégradation?

Et vous qui faites du « mindèfrèrisme » (c’est mon frère, ma famille) passant par des canaux de vos oncles, tantes, frères pour accéder à des postes en ignorant la compétence et le mérite. Dieu vous voit et vous êtes le boulet que l’Afrique traîne. Ce qui m’outre le plus, c’est quand nous sommes des milliers à nous réveiller à 3 heures pour renouveler une carte d’identité et que des individus arrivés à 8 heures passent avant nous parce qu’ils connaissent  le commissaire ou un policier ou pour avoir  glissé un « étaméa » (soudoyé). C’est triste et c’est décevant. La liste de mes exemples n’est pas exhaustive et elle ne saurait l’être. Pour ces faits, chers Africains, je m’accuse et vous de récuser d’être des corrupteurs et des corrompus. Si nous voulons que notre justice soit impartiale et que chacun ait les mêmes chances dans nos pays, nous qui savons lire et écrire nous qui nous disons lettrés et intellectuels donnons l’exemple.



A la découverte de ceux qui nourrissent le Togo 1ere Partie

photo Fiagan

photo Fiagan

Dans cette série d’articles à plusieurs volets, nous irons à la découverte de ces agriculteurs qui chaque jour nous fournissent notre pain quotidien, dans le souci de se familiariser avec leurs activités agricoles et de nous faire découvrir le quotidien de ces producteurs. C’est le lieu de découvrir non seulement d’où proviennent certains produits et comment ils sont produits, mais aussi d’aller à la découverte de ces agro-industries souvent à l’initiative d’une seule personne. C’est aussi le lieu de donner des idées de projets aux jeunes sans emplois. C’est une véritable imprégnation dans le monde agricole.

–          Ferme AYODELE à Badja (Préfecture d’Avé)

Présentation de la ferme :

La ferme « Ayodele » réside à Badja, un village situé à une quarantaine de kilomètres de Lomé. Créee en décembre 1998, elle appartient  à Mr Sanvee Georges, un ex-banquier qui assume également le rôle de premier responsable de la ferme. Cette dernière s’étale sur une superficie de 22 ha dont 11 premiers hectares sur lesquels se font essentiellement la production des poulets. Cette partie abrite donc les poulaillers, des étables et des bergeries et aussi les teckerais, palmeraies et des cultures maraichères. Sur les 11 hectares restants se font l’élevage des porcs, des lapins, des canards, et des dindons.

Production animale :

Élevage des poulets

Elle constitue la principale spéculation de la ferme. On compte aujourd’hui environ 17500 têtes de pondeuses et de poulets de chairs, répartis dans quinze (15) poulaillers environ. Les races élevées sont essentiellement la race « Isa Brown » et la race « Leghorn ». L’alimentation de tous ces poulets s’évalue à 1,6 tonnes de provende par jour.

L’approvisionnement en provende se fait par les produits issus de la production végétale, ces produits sont mixés  dans leur propre provenderie située à l’entrée de Badja.

En ce qui concerne la prophylaxie sanitaire, il y a trois types de vaccination qui se font : une primo vaccination, une deuxième vaccination contre la peste et une troisième contre la Gorborose. La litière est remuée deux (02) à trois (03) fois par semaine et un entretien total des poulaillers, y compris le nettoyage des grillages survient tous les trois (03) mois.

En termes de rendement, les poules pondeuses donnent environ 250 plateaux d’œufs par jour. Chaque poulailler a des fiches techniques avec ses œufs à coté de celle de suivi. Ces œufs sont vendus en fonction de leur grosseur, et à des grossistes souvent venus des grandes villes. Les poulets de chairs sont également vendus souvent sous forme de poulets congelés. Les fientes sont aussi vendues et sont également utilisées pour la production végétale.

Production porcine 

Elle s’effectue sur l’autre site de la ferme pour éviter que les poulets ne se contaminent très fréquemment. Les porcs sont élevés dans un bâtiment séparé en enclos de différentes dimensions. Chaque enclos possède une mangeoire et un abreuvoir un peu grands pour servir aussi de baignoire aux animaux. La race élevée est mixte.

   Production lapine

Les lapins sont élevés dans une grande structure faite à base de bois et de grillages disposés en deux (02) rangées verticalement. Les clapiers sont directement alimentés en eau, de façon à pouvoir satisfaire les 3 races qui sont : Le géant des Flandres, la plus représentée; le géant papillon français et le Bourca qui constitue la race locale.

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Pour les canards, la race élevée est le canard de Barbarie de la France. Les dindons sont élevés en petit nombre dans une petite cage à proximité de celle des canards. On note aussi quelques têtes de bovins et ovins.

Le nombre d’ouvriers de la ferme s’élève à 20 personnes qui vivent sur les sites avec leurs familles. La sécurité de la ferme est assurée grâce aux chiens bergers allemands qu’on élève dans la ferme et aussi par le personnel ouvrier qui est présent en permanence sur le site.

 –     Difficultés dans la gestion

La principale difficulté de la ferme est le manque d’eau. Malgré le système de forage effectué il y a aussi l’absence d’électricité dans le milieu, d’où l’utilisation des groupes électrogènes qui consomment jusqu’à 25000Fcfa de carburant par semaine. La qualité de l’eau pose aussi problème car elle est très riche en potassium. Par ailleurs, on note des problèmes de vol de produits phytosanitaires et des nourritures par les ouvriers. Ce qui oblige le responsable à être très fréquent sur la ferme et effectuer un contrôle permanent des stocks. Enfin il y a des maladies qui menacent les différentes espèces de la ferme. On distingue entre autres : la gale, la coccidiose.



L’agriculture dans nos pays en développement

 

L’économie de nos pays africains est subdivisée en deux secteurs : l’agriculture et l’industrie. Dans notre article, il s’agit d’établir le  lien existant entre eux.

L’agriculture remplit plusieurs fonctions économiques dans un pays. En Afrique, l’agriculture emploie plus de la moitié de la population active. Elle octroie fondamentalement les produits agricoles qui sont à la base de l’alimentation des hommes et des animaux à des prix qui sont souvent hors de son contrôle (souvent c’est nos gouvernants qui choisissent  les prix de vente de nos denrées alimentaires avec une confiscation pure et simple de certains produits). Elle offre de la matière aux autres secteurs. En effet, l’agriculteur se déplace vers ses exploitations, transporte ses produits, elle permet aux commerçants d’avoir des matières premières. Elle fournit aussi à nos industries et à celles des pays développés des matières premières. Elle est la principale fournisseuse du PIB (Produit Intérieur Brut) de nos pays en développement. De plus, c’est sur l’agriculture que l’Etat perçoit plus de taxe et pour ce faire, il impose aux producteurs des prix inférieurs aux cours mondiaux et engrange un maximum de profits par de divers mécanismes;  alors que les pays développés à l’inverse  soutiennent  leurs productions. Elle  permet d’équilibrer le budget des États. Et souvent, les chômeurs dans nos économies se reversent dans l’agriculture.

De nos jours, nos pays africains semblent comprendre l’importance de l’agriculture et chacun, à sa manière tente à l’instar de la Chine,  de soutenir son agriculture afin qu’ils aient aussi une révolution économique en voguant sur les flots de l’agriculture. Ainsi nous verrons au Togo, des multiples voies et moyens d’aides à l’agriculteur; ceci fera l’objet d’un article dans nos prochaines publications.

En somme, on peut dire avec assurance que l’agriculture contribue au développement global par son propre développement. Elle fournit des biens et ressources aux autres secteurs économiques. Elle participe au développement  industriel par la fourniture de matières premières.



Relate moi tes rêves et je te dirai ce que demain te réserve.

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Moi j’avais toujours pris les rêves à la légère malgré tout ce qui se dit sur les médias et dans les films de Nollywood (les rêves sont la voie par lequel le seigneur nous parle et nous révèle des choses cachées).
La fois dernière, je mangeais quelques mangues avec un ami très proche, et je lui relatais un de mes rêves, fait la veille à propos justement du fruit dont nous nous régalons. Dans ce rêve, j’avais amassé des mangues qu’un singe avait prises pour s’enfuir. je le poursuivais avant de me réveiller en sursaut.

– Eh ! Fiagan c’est très sérieux ton rêve. As-tu demandé des explications ? me rétorqua-t-il ; Visage consterné, la tête légèrement inclinée en arrière, les yeux écarquillés et me fixant sérieusement.
– Non ! Pas du tout à qui vais-je le faire ? que je lui réponds.
– Bon ! Je vais de ce pas à la maison t’apporter le livre d’interprétation des rêves du Pasteur ADJAHO (ce pasteur qui a une place de choix sur le marché des interprétations de rêve à Lomé, il suffit juste de capter la chaine Zion pour suivre ses explications prémonitoires quotidiennes.) Et il se leva la mangue à la main, à toute hâte et sortit de notre demeure.
Surpris, je restais bouche bée devant l’engouement que lui suscite un rêve peut-être paludéen ou juste tinté d’une envi de mangue. Je tentais vaguement de trouver dans ma tête une explication plausible à son étrange réaction.
Cinq (5) minutes après, quand je semblais descendre de ma petite étoile, le revoilà brandissant le dit livre. Je l’empoignais et me mis à le fouillé.
Quelques Rêves et leurs explications

Rêves Explications

Rêves                                                                                                 Explications

Chef, Roi…………………………………………………… Chef des sorciers ou le fétiche de votre village
Chien, chat, singe………………………………………   Ami proche, parents, famille
Fruits mûrs………………………………………………… Richesse
Maïs, Arachides, noix de palme……………………  Fortune, Argent
Couche de nuit………………………………………………Faire l’amour avec la sirène
Manger dans son rêve……………………………………Manger avec les sorciers
Conduire un engin (moto, voiture)………………… Signe de progrès
Etre transporté par un engin…………………………C’est mauvais pour nous
Marché à pied………………………………………………Signe d’une vie sans évolution.

Juché derrière moi comme un singe, juste au moment où j’ourdis mieux et je rassemblais les pièces du Puzzle d’explication de mon rêve, mon ami écria fort à mon dos : « Un ami ou un parent proche vole tes richesses ou va voler tes richesses »
A moi de lui répondre : « pour le moment, le seul qui vole mes richesses, mes précieuses mangue c’est toi… »



La production agricole et la sécurité alimentaire

 

 

« L’agriculture est le premier métier de l’Homme ; c’est le plus honnête, le plus utile et par conséquent le plus noble qu’il puisse exercer. » J-J  ROUSSEAU.

Pour parler de la sécurité alimentaire, il nous faut d’abord parler de ce qu’on produit c’est-à-dire les genres de produits qu’on cultive et les éléments qui rentrent dans ces cultures. Toute activité agricole en Afrique a pour but premier de procurer à une collectivité la nourriture dont elle a besoin pour subsister. Ainsi pour longtemps, les produits cultivés ont dépendu de cette assertion. Donc, les produits vivriers et maraichers  constituent la pierre angulaire de l’agriculture Togolaise. Mais il faut ajouter la foresterie et la production industrielle (café, cacao, coton) à faible productivité. Pour ce qui nous concerne, tenons nous juste à l’alimentaire. De nos jours comment produisons nous ? Et à quel prix produisons nous ?

Les progrès industriels ont étendu leurs tentacules sur nos pays, ainsi, nos pays utilisent comme produits chimiques pour leurs cultures des engrais, des herbicides, des pesticides. En ce qui concerne la motorisation de l’agriculture nous avons les tracteurs, les motoculteurs, les charrues, charrettes sans toute fois oublier nos outils rudimentaires.

Dans la semaine, j’ai suivi sur  la chaine francophone TV5monde la fameuse émission de France2 « Envoyer Spécial » enquête menée par«CASH INVESTIGATION». L’émission est portée Sur une société qui cultive des Bananes nommées au Cameroun. Il est révélé que des produits cancérigènes sont utilisés tant dans les herbicides que dans les pesticides et ces produits sont répandus dans les exploitations par les avions qui n’épargnent guère les villages environnants, causant ainsi des aveugles et d’autres maladies au sein de cette population.

Étudions pour ce fait un exemple de production au Togo.  Si nous voulons cultiver du maïs sur un hectare, le paysan togolais devrait dessoucher son champs et doit aller passer un mois auparavant une demande de tracteur à hauteur de trente cinq mille francs (35. 000 F) cfa à la préfecture (chaque préfecture est dotée d’un seul tracteur); une fois le sol retourné il y a semis. Une fois le semis faite, on engraisse le sol avec  du NPK ou/et de l’Urée et quand les mauvaises herbes prennent d’assaut les cultures, on asperge le champ des herbicides. Pour une bonne saison, l’agriculteur togolais peut prétendre à une tonne de maïs ou à 900 kilos de maïs. Par contre, sur cette même superficie, les paysans des pays développés peuvent aller jusqu’à 1.30 tonnes de maïs. Ça, c’est l’exemple d’une production classique à laquelle s’adonnent bon nombre de paysans.

Ces derniers temps, on assiste à une utilisation massive des herbicides. Ceux-ci, devenus bon marché, ne sont point contrôlés. Très peu sont autorisés par le gouvernement mais, on en achète au Ghana voisin. Chaque paysan administre selon la première personne proche à l’avoir utilisée la dose jugée normale. Mais la question est de savoir l’impact de ces herbicides sur l’environnement, sur nos terres et dans nos aliments.  Ne serait-il pas judicieux de former des encadreurs pour suivre l’utilisation de ces herbicides ?

 

Selon FAO (1983), la sécurité alimentaire consiste à assurer à toute personne et à  tout moment un accès physique et économique aux denrées alimentaires dont elle a besoin. Et selon prof KOFFI-TESSIO (1999), la sécurité alimentaire est la capacité d’un pays, d’une région ou d’un ménage et des individus de mobiliser à tout moment les ressources humaines, naturelles et financières pour se procurer une alimentation équilibrée permettant de mener une vie active et saine, tout en étant soucieuse de l’environnement et de l’équilibre du genre.

A la lumière de ces définitions, la disponibilité de nourriture; mieux des aliments doit être accompagnée d’une disponibilité financière. Car rien ne sert de produire si la population bénéficiaire des produits n’a pas les moyens de les acheter. Ainsi, il faut pour atteindre l’autosuffisance alimentaire une concomitance entre la production et des moyens financiers octroyés à la population.

De plus, la sécurité alimentaire ne veut pas dire manger de n’importe quoi. Il faut assurer la qualité des aliments mise à la disposition de la population, afin que les résidus des engrais qu’on utilise pour des questions de rendement ne se retrouvent pas dans les  produits. Tenir compte de l’hygiène dans la production et dans la vente des produits afin d’éviter l’intoxication alimentaire. Donc, il faut en plus de la quantité, la qualité dans notre alimentation.

Mais souvent dans l’importation des viandes (puisqu’au surtout Togo la demande en viande du porc est plus forte que l’offre), les tests adéquats ne sont points faits pour vérifier la qualité et les contenants de nos viandes importées. La vérification alimentaire doit être la chose élémentaire à faire dans la sécurité alimentaire.

« La destinée des nations dépend de la manière dont elles se nourrissent ».

Anthelme Brillat-Savarin

 



Merci madame la ministre pour le FAIEJ

 

formation du FAIEJ

formation du FAIEJ

 

«  Je lève mes yeux vers les montagnes… D’où me viendra le secours? Le secours me vient de l’Éternel, Qui a fait les cieux et la terre. » (Ps 121 : 1 à 2). Comme il me l’avait promis dans Ézéchiel 34 : verset 12 «  je porterai secours à mes brebis » L’éternel m’envoya le FAIEJ (Fonds d’Appui aux Initiatives Économiques des Jeunes), programme initier par madame Victoire Tomégah-DOGBE  la ministre du développement à la base de l’artisanat, de l’emploi des jeunes sous la direction de madame GBADAMASSI … (directrice du FAIEJ)  Pour répondre à mes attentes, mieux aux attentes des jeunes Togolais qui veulent se faire valoir, acquérir une indépendance financière, atteindre une position sociale ou  pour mettre en pratique une idée qui les obsèdent depuis un certain temps ou encore pour concrétiser un rêve ou une passion. Mais vous serez d’avis avec moi si je vous dis à priori que la majorité de nous c’est d’abord une question de nécessité que de passion.

Au  moment où on semblait perdre l’espoir, moment où les mauvaises pensées telle que celle d’une escapade en Europe à travers le désert et le  Maghreb  dans une embarcation  de fortune devinrent  nos seules intimes (pensées), on vit poindre à l’horizon ce programme qui fait la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes. Quelle idée ! Quelle ingéniosité ! Enfin une solution idoine au problème crucial de chômage des jeunes. Ce n’est pas mon compatriote Aphtal qui me dira le contraire. Car nous le savons tous les plus riches de ce monde sont des hommes d’affaires mieux des entrepreneurs et nous  aspirons devenir un.

Formation FAIEJ

Formation FAIEJ

Le FAIEJ a pour mission dans le cadre ses interventions :

–          D’informer les jeunes sur le potentiel de l’entrepreneuriat afin de les orienter vers les secteurs porteurs de l’économie togolaise ;

–          D’améliorer les aptitudes entrepreneuriales des jeunes par la sensibilisation et la diffusion de la culture entrepreneuriale à leur endroit ;

–          D’améliorer les compétences entrepreneuriales et managériales  des jeunes par la mise en œuvre d’une offre de services non financiers ;

–          D’accompagner les jeunes porteurs de projets de création d’entreprise par la mise à disposition de service financiers (ligne de garantie au financement, mise en place de crédit jeune entrepreneur via une institution financière…)

Comment devient-on légitime au FAIEJ ?

Pour bénéficier du FAIEJ, il te faut de prime abord être de nationalité Togolaise, avoir une bonne idée d’entreprise.   Il faut être âgé de 18 à 35 ans, avoir une bonne moralité. Il faut aussi accepter le suivi de l’activité de l’entreprise par le fonds et suivre avec succès la Formation du FAIEJ en entrepreneuriat.

Pour ce qui me concerne,  le FAIEJ(Fonds d’Appui aux Initiatives Économiques des Jeunes) avec l’appui de la BAD(Banque Africaine de Développement) a organisé du 16 au 21 septembre 2013, un séminaire de formation sur les techniques de création et de gestion d’une micro entreprise au profit de 26 jeunes porteurs de projet à Tsévié. Formation  qui a vu la participation de ma modeste personne. La tenue de cette formation a été mise en œuvre par deux consultants  venus de l’ONG PASYD. Il s’agit de M. AKPA Komi Francis consultant sénior et M. FIOSSE Kodjovi Elagno, consultant junior.

 

Ils avaient pour mission d’outiller les participants sur les fondamentaux à maitriser pour soumettre leur plan d’affaire respectif  au programme FAIEJ.

La formation a eu pour cadre l’hôtel GINA où les participants étaient logés, nourris. Elle s’est déroulée en modules qui ont été abordé avec une méthode participative afin de permettre à tout un chacun de maitriser l’enseignement. Durant les six (6) jours, neuf (9) modules ont été abordé.

Comme il nous est conseillé de rendre grâce pour toute chose, je tiens en ces quelques lignes à dire merci au Gouvernement Togolais en l’occurrence à madame la ministre et à madame la directrice du FAIEJ. Cher frère, le programme continu. Et tu as ici tous les liens afin de profiter de cette aubaine. Ne doute plus, les tout premiers ont déjà reçu leur financement.

 



Agriculture togolaise : l’apport des TIC au problème de marché

agriculteur africain

Agriculteur africain – Crédit Photo

 

Du « yo-yo »; voilà en un mot comment on qualifiera la production agricole togolaise.

En effet notre production,  au lieu de décrire une courbe exponentielle dans son évolution,  se présente en dents de scie alternant  hausse et baisse saison après saison. Ceci à cause d’un manque de connaissances économiques des agriculteurs, surtout en terme « d’offre et de demande ». Prenons par exemple une saison de production: les agriculteurs togolais, cherchent et répertorient au cours des récoltes et des ventes les produits les plus demandés et les plus appréciés. Si c’est le maïs et le riz par exemple, ils prennent une série de mesures visant à valoriser la culture de ces produits (maïs, riz) en augmentant la superficie et au pire, décrétant une monoculture la saison prochaine. Ceci fait, à la prochaine récolte, on trouve sur le marché une multitude de ces produits. Et comme en économie, les biens les plus rares sont les plus chers, nous assistons à l’effondrement des prix de ces produits sur le marché; source de dépit et du désarroi des paysans. Et l’année d’après comme pour ne plus subir le même sort, le paysan se tourne inconsciemment  vers ces autres produits qui ont été achetés. Comme un cercle vicieux, ces produits cultivés deviennent nombreux et ainsi de suite. Cette  forme d’agriculture archaïque à laquelle on s’adonne en ce 21e siècle nourrit difficilement nos agriculteurs. Il faut donc trouver une solution afin de briser ce cercle vicieux et c’est le rôle des nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (TIC).

courbe de la demande proportionnellement au prix

courbe de la demande proportionnellement à la quantité et au prix

Comment pouvons nous allier les TIC à l’agriculture, vous vous le demandez ? C’est bien plus simple si une décision politique ou des bailleurs de fonds le veule bien. Il s’agit tout simplement de créer « une bourse agricole » qui est juste une plateforme créée pour enregistrer les offres nationales et les demandes nationales et internationales.

En ce qui concerne les offres, un centre informatique verra le jour pour piloter ce projet  dans chaque préfecture et chaque agriculteur  devrait s’enregistrer, créant ainsi une base de données à tous les agriculteurs. Dans cette base, on notera le genre de production, l’espace cultivé si l’on est cultivateur, la prévision en termes de stock , son rendement et la date de disposition de ces produits; afin que tout entrepreneur ou individu dans tel ou tel autre pays,  voulant tel ou tel autre produit sache dans quelle zone du pays, il doit s’y rendre.  Et dans chaque préfecture, un grand magasin de stockage et de conservation sera  créé. Tout ceci pour créer un marché national, voire régional pour nos agriculteurs.

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Et parallèlement, dans cette bourse agricole, toutes les demandes seront recueillies. Ceci permettra aux agriculteurs de répondre à une demande précise, de diversifier leurs marchés, d’avoir un magasin de stockage adéquat, de se mettre dans la modernité.

Toutes ces innovations auront un impact positif sur l’agriculture togolaise, voire africaine. Dans un premier  temps, les agriculteurs auront une plateforme d’échanges. Ce centre sera un lieu où ils auront des formations informatiques,  agricoles et du marketing. Ces mêmes innovations apporteront  de l’internet haut débit dans chaque préfecture sans parler de l’électricité. Des milliers d’emplois seront créés, allant des informaticiens aux encadreurs tout en passant par des formateurs, des magasiniers pour ne citer que ceux-là. Ce serait aussi un frein à l’exode rural puisque les jeunes n’auront plus forcement besoin de venir dans les grandes villes pour avoir une formation en agronomie, ni pour une formation en informatique, ni pour un emploi et encore moins pour une vulgaire distraction qu’ils peuvent désormais avoir dans leur localité.

Cette bourse va forcer la modernisation de notre agriculture puisque les agriculteurs conscients des demandes sans cesse à la hausse vont vouloir les honorer en  augmentant leurs productions et cette augmentation; cela va sans dire impliquera de nouvelles techniques et de nouveaux moyens de production.

Ainsi, nos agriculteurs ne produiront plus au gré des ventes de la saison passée, mais au gré du marché. Ce ne serait plus produire et vendre par dépit, mais plutôt produire et bien vendre.

 

 

 



Togo grève des enseignants: Une rentrée sous tension

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Pst ! Arrêtez  la cacophonie, vous troublez la classe de mes jeunes frères. Vous avez eu  quatre (4) mois pour trouver une solution aux problèmes liés à l’enseignement.  Mais puisque vous êtes passés pro en l’art de procrastination, vous poussez semaine après semaine vos discussions avec le syndicat des enseignants, et avec la rentrée de mes jeunes frères. Initialement en septembre, arguments bancals sur arguments insensés,  nous nous retrouvons début  octobre pour ne prétendre  rentrer les classes   la mi-octobre. Et depuis cette rentrée, nous assistons à des grèves. Pourquoi  avez-vous donc la peine à donner à ces enseignants qui construisent le pays, les meilleures conditions de vie et de travail ? Ne voyez donc pas les autres pays ? Copiez donc leurs manières de gérer leur rentrée et leurs enseignants. Ne vous complaisez point de ne copier que leurs mauvaises actions, telles que la sourde oreille à toutes revendications, la répression en cas de manifestation, les intimidations …

Je suis choqué en  voyant les pays surtout développés soucieux de meilleures éducations de leurs progénitures,  réduire d’année en année leurs vacances, alors nous, qui n’avions rien, nous qui sommes en voie de développement, nous qui avons besoins de ce capital humain tant important pour notre pays et pour son développement, nous voilà  repoussant sans cesse notre rentrée scolaire, pour finalement crier sur les médias « une baisse fulgurante du niveau des élèves ». Cherchez chers dirigeants, vos partitions dans cette musique mélancolique qui aigri les neufs, qui est  cette baisse du niveau. S’il vous est difficile de les trouver, permettez-moi humblement de vous les relevées. Touchons les points par point.

–          Commençons par les vacances. Une vacance est faite pour durée au plus 3 mois et ce, pour une raison précise, permettre aux élèves de se reposer  après  neuf mois de dures labeurs. Mais quand celle-ci se prolonge  à ne point finir, humains qu’ils sont, nos génies d’élèves finissent par oublié les choses anciennes qu’ils avaient apprises. Là forcement, à la reprise, ils ne seront point en adéquation avec le programme puisse qu’ils ont perdu la file.

la rentrée des classes

la rentrée des classes

–          Le deuxième point est celui de notre programme scolaire. Pour quoi apprenons-nous, si ce n’est point  pour mettre les acquis en application ? Au Togo on nous enfonce dans les crânes des connaissances comme si nous aspirions devenir des philosophes d’antan. On nous encombre de tout , pour finir l’année pour ce qui est des ainés  de la classe de terminale avec six cent (600) pages d’histoire et géographie, essentiellement composer des éléments  histoires et de géographies des pays qui nous refusent l’accès à leur territoire. A ce cours, il faut ajouter plus d’une dizaine pratiquement aussi chargé inutilement que le premier. Tous ces futilités dans lesquelles se diluent une pincée l’essentielle font que le breuvage devient amer à boire pour tous. Donc il serait préférable tant pour les élèves,  pour les profs que pour vous les autorités  de s’en tenir aux strictes minimums nécessaires.

–          A tous ceci, il faut adjoindre les grèves  et les crises en tout genre du corps enseignant de ces dernières années. Crises, que volontaire vous avez laissées trainer  jusqu’à présent, d’où les reports de la rentrée.

Vous me direz avec raison qu’il est facile de critiquer. Mais, soyez lancinés par l’avenir de votre jeunesse ! Nous avons l’impression que vous vous en foutiez comme d’une guigne. Nous  vous disons avec certitude que, ce mieux  que vous criez faire est très insuffisant et qu’avec les compétences que vous  vous affublez, nous, poussent à attendre l’excellence de vous. Donc, vous pouvez bien  mieux faire.

Bonne chance au nouveau gouvernement et bonne rentrée scolaire à tous les profs,  enseignants et à tous mes frères et sœurs élèves. Chers élèves, le gros du travail vous revient ; faites honneur à vos parents.

Sachez  que l’éducation est la clé de voûte du développement.



La jeunesse togolaise : un emploi coûte que coûte

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Recrutement : image de Google

 

On dit souvent qu’à défaut de ce que l’on veut, on se contente de ce que l’on a, mais au même moment, on dit aussi que, telle que soit la durée de l’hiver, le lion ne mangera jamais d’herbe.

Ces derniers jours, au Togo, le lion a mangé d’herbe. Les jeunes Togolais ont décidé plutôt que de mourir de faim, d’accepter le seul boulot  encore disponible. Ils étaient donc des milliers à se bousculer aux portillons des commissariats et des mairies pour légaliser leurs documents.

Ils en ont marre d’espérer encore et encore cet emploi désiré.  Et pourtant, ils ont prié nuit et jour, veillé et enchaîné neuvaine sur neuvaine, pour finalement, ne plus croire à Dieu ni au diable, les poussant à douter de leur vie future, eux qui étaient devenus la plaie vive et suintante du cœur de leurs parents. Marre, de cette politique de main tendue envers les parents, marre surtout du célibat puisqu’une histoire d’amour est une histoire d’argent. Et marre de vivre encore malgré cet âge avancé avec les parents dans cette petite pièce familiale.

Dépassés, ces jeunes immolent leurs rêves sur l’autel de l’indépendance financière. Juste pour se faire valoir et se faire respecter.

Oh ! Que c’est triste ! Nous, jeunes Togolais qui rêvions de devenir des juristes, des docteurs, des ingénieurs. Malgré nos efforts, il était difficile d’achever un cursus universitaire compliqué et inadapté à nos conditions tant scolaires qu’économiques, le tout chapeauté par leur système LMD ( licence mastère doctorat) prenant de court tous les étudiants. Et quand, nous voulons tout abandonner et nous contenter d’un emploi avec des diplômes arrachés dans l’agonie,  voilà le manque d’emplois qui pointe le bout de son nez. Plusieurs pensent que c’est leurs diplômes qui effraient, détrompez-vous c’est toute la société qui cherche un emploi (on nous dira officiellement que le taux de chômage est de 47 %, mais officieusement on sait que c’est pire). Unanimement et d’un seul coup, le gros de la jeunesse semble avoir la fièvre patriotique. Ils veulent tous devenir des policiers. Tout ça « pue la galère ». On aura compris si c’était de la vocation, mais ici c’est une invocation à l’indépendance financière.

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Image d’icilome

 

Donc, nous étions plus de 8 500 jeunes candidats à prendre part au concours. Trois groupes de policiers mieux, trois grades sont recherchés à savoir : les commissaires, les officiers de police et les gardiens de la paix.  Les diplômes à présenter variaient selon les groupes ou grades et avec le nombre des candidats. Au lendemain, il fut révélé que, quelques centaines seulement, selon le gouvernement et 200 selon les rumeurs seront reçus. Puisque pour tous et selon les rumeurs, les postes de commissaires semblaient inaccessibles.  Là, a commercé une autre angoisse pour ceux comme nous avaient visés gros. Tu entendras par ici : « J’aurais dû postuler simplement au poste de gardien de la paix » et par là, « laisseront-ils une place à nos mérites après la réception de leurs proches, nous les enfants de paysans ?

Que c’est triste ! Triste qu’une jeunesse n’ait point confiance à ces dirigeants. Triste, pour un diplômé d’université après des années de durs labeurs et d’investissements, d’être prêt à jeter dans les oubliettes ces diplômes qui auraient pu assurer un petit bout de pain.

C’est triste, mais c’est la réalité du pays.

Quoi qu’on en dise, le Togo va mieux. Mais la corruption semble ne pas bouger d’un iota.

 



Mes vacances

l'affiche de la fédération de scrabble

l’affiche de la fédération de scrabble

 

 

Quand nous étions des gosses, jusqu’à un passé récent, les vacances rimaient avec voyage au village. Où nous nous adonnions à de diverses activités  récréatives. C’était aussi le moment de revoir les grands-parents, histoire de les aider un tant soit peu. Ce fut surtout les seuls moments de partage entre nous de surcroit. Eux, si fiers de leurs petits fils collégiens et lycéen, nous passaient à tour de bras pour nous présenter  comme un trophée à leurs congénères et amis, lesquels ne tardèrent point à rendre l’appareil, puisque eux aussi, ont des petits fils qui sont nos amis. Ils s’attelaient à nous imprégner dans nos us et coutumes afin que, le déracinement déguisé en modernisme en vogue en ville, ne nous emporte loin de nos richesses culturelles. C’est aussi le moment comme le disait si bien Grand-mère de savoir d’où nous venons et au Grand-père de renchérir si, vous ne savez pas où vous allez, sachez au moins d’où vous venez.

J’avoue, ces moments passés au village bien que se furent sans électricité, sans doute, font partie des merveilleuses délices de mes vacances, mieux, de ma vie. Je me remémore avec gaieté ma dernière partie de pêche avec  mes amis, de mes premiers pas dans la danse de chez nous (Agbadja) et surtout de ces veillées mortuaires transformées à des flirts populaires, lesquels  donnaient l’occasion à nous qui n’étions point des grivois, de cloitrer   de belles villageoises et quelques citadines vacancières comme nous, dans des pénombres ou à l’ombre des arbres éclairés pour la circonstance.

Pendant ces vacances, le meilleur moment, demeure incontestablement pour tous, adultes comme enfants, citadins comme villageois, ce match de football dénommé Fraternité qui met aux prises les vacanciers, qu’ils soient venus de Lomé, d’Accra ou de toutes autres villes dans une équipe avec les jeunes du village dans l’autre. C’est un fameux match, dont le gagnant demeure la communion, l’amour et cette fraternité tant voulue par les instigateurs. Ce tournoi est organisé tant pour les séniors que pour les juniors que nous étions.  Ce qui retient plus l’attention comme vous l’auriez devinez n’est point le score, c’est plutôt cette liesse populaire et fraternelle. La soirée de cette journée est réservée au bal populaire où tout le village se donne en spectacle. Le grand show revient à nous les citadins qui exposaient aux mécréants, de nouvelles tendances  de danses en vogue à la capitale, histoire de séduire de belles  filles et de laisser un nom et une réputation au sein de la communauté.

les meilleurs du Togo en pleine partie

les meilleurs du Togo en pleine partie

Mais aujourd’hui, comme l’âge est le pont de l’autonomie et de la liberté, au fur et à mesure que l’on avança en âge, des libertés me furent octroyées notamment celle de sortir le soir après le dîner et surtout celle de choisir le lieu de ses vacances. Et comme tout jeune jouissant de sa liberté, je refusai unilatéralement le village  en rompant avec la monotonie   et surtout de poser mon véto à la dictature parentale nous amenant bon gré, mal gré au village. Pour la première fois, j’installai  mes quartiers à la capitale et tout seul. Je fis de bonne et de mauvaise compagnie tout au long de mes premières vacances. Et j’ai fini par me retrouver dans une brillante compagnie, celle des hommes de lettre. Ce fut un groupe de  jeunes férus de scrabble, qui se regroupait dans une maison d’un des membres pour s’adonner à ce jeu sublime et éducatif qui est le scrabble. Je fus accueilli avec joie. Et il m’avait fallu peu de temps grâce à mes amis PERLAS Rodrigue et DZIDZIGNO  Edem  pour maitriser les rudiments du scrabble. Je fus contaminé par cette passion envoutante. Aujourd’hui, je courtois les meilleurs scrabbleurs de mon pays à l’instar du 1er du Togo en duplicat Mr DOGBE  Egno, le 1er de  partie libre Mr AKPOVI  Daniel et bien sur mes amis PERLAS Rodrigue et DZIDZIGNO  Edem .

Rodrigue en pleine réflection

Rodrigue en pleine réflexion

Pour ces vacances, nous ferions pleines de parties et pleins tournois. Et déjà, la Maison de TV5monde située à Adidogomé-Douane  nous avait déjà organisé un premier tournoi qui avait regroupé les meilleurs précités à l’exception  de Mr DOGBE  Egno. Et c’est bien sur le premier de la catégorie AKPOVI  Daniel,  qui avait remporté le prix. J’étais parmi les demi-finalistes. Une preuve palpable selon mon maître Rodrigue que je suis en constante progression. Je compte  m’améliorer plus ces vacances  pour le prochain championnat national, tout en me récréant  au maximum, car les vacances agréables sont de plaisantes  récréations.



Lomé, La course à chez soi : La double vente des terrains

c'est la maison familiale d'un chef de quartier qui est vendus à plusieurs

c’est la maison familiale d’un chef de quartier qui est vendus à plusieurs

 

Il y a à peine plus d’une quinzaine d’années, Lomé qui est une ville à plan semi-radio-concentrique, ne faisait qu’à peine dix kilomètres de demi cercle  en partant du grand cathédrale la plage  au niveau de l’hôtel Palm-Beach, pour atteindre sur le boulevard du 30 Août le niveau d’Atikoumé, sur la nationale N°1 le niveau de la brasserie et sur la route d’Anécho, c’est à peine qu’on dépassait  Ablogamé.

Mais aujourd’hui, Lomé s’est considérablement étalée et dans son étalement, elle a rattrapé  les ex-nihilo, qui étaient entre autres, Adidogomé, Agoè, Kégué, Kagomé et aujourd’hui  Zanguéra,  Adétikopé. Sur la  nationale N°3, Lomé forma une conurbation avec Anécho.

Cet étalement urbain, s’est fait grâce à une course à chez soi, course lancée par qui ? On l’ignore tous, mais courue par tous une fois la trentaine dépassée.  En effet, le jeune Togolais ayant un emploi n’ait que pour toute préoccupation l’achat d’un terrain, lequel construit, dans un futur proche  lui permettra de quitter sa petite pièce de location, véritable baromètre sociale de santé financière aux yeux de la population, cette première maison est  surtout pour toute la famille. Ainsi, dès les années 90, nos pères avaient acheté leurs premiers terrains. Pour ce qui me concerne, puisse qu’on ne parle mieux que de ce qu’on maitrise,  mon père avait payé le sein en 90 et il fut construit en 98.

C’est à l’an 2000 que l’explosion des terrains de constructions fut observée. Et avec, le prix d’achat de ces terrains quintupla comparativement  aux années 90.  Ce boom entraina de multiples problèmes à l’instar de celui qui retiendra notre attention à savoir : Le double voire le triple  vente de terrain.

Chez nous au Togo, la terre appartient au premier occupant. Ceci dit, se sont les autochtones (les Aflaos, les Bès…) qui sont les détenteurs des terrains.  Et de génération en génération, ils exercent sur ces terrains  les différents droits d’usufruits conférés par l’Etat dont le plus important celui  de le céder par vente.

Bien souvent, on observe dans l’exercice de ce dernier droit, des doubles voire des triples ventes de ces terrains. Ce phénomène a vu le jour avec l’explosion des prix. Il est souvent, le fait de deux frères véreux, qui compte tenu de la fortune à engranger,  ne redoutent guère la prison et cherchent chacun de son coté un acheteur à qui, ils céderont chacun à son tour le même terrain avant de disparaitre tous les deux et souvent on les annonce au Ghana voisin.

Dans le deuxième cas, c’est la lutte des patrimoines d’un parent défunt qui pousse des frères à revendiquer un terrain, le quel, ils vendront à l’aide d’un géomètre tout autant qu’ils sont à le revendiquer à de multiples acquérant.

Pour d’autres, après avoir vendu  le terrain moins cher à un acquéreur il y a des  années, ils sont épris de jalousie  devant  la nouvelle valeur marchande de leur ex-terrain. Ils le vendent ou envoient leurs enfants  faire des procès biaisés aux dits propriétaires. Et souvent, quand ces procès factices échouent, ces propriétaires méchants et envieux tentent par des manières occultes d’éliminer définitivement le propriétaire enfin de faire sienne cette terre convoitée.

 Ils sont plusieurs à l’instar des chefs du quartier, les notables qui vendent les réserves d’Etat, les parcs, les marchés et les places publiques. Et jamais, dans la majorité des cas, ils ne sont guère inquiétés et se sont les pauvres occupants qui en font les frais. Il n’est pas rare de voir dans un quartier de Lomé, sans préavis les policiers débarqués et laisser sur le carreau tout un quartier.

ici, le réserve est vendu à des familles qui y sont installées

ici, le réserve est vendu à des familles qui y sont installées

 

 

Dans ce panorama de désolation, seul les plus nantis et les barons du pouvoir s’en sortent en bon compte. Ils soudoient    les juges, paient les faux témoins et obtiennent pour services rendus au Guide Suprême des parcs et réserves nationaux.

Pour ne pas être victime de ces magouilleurs,  il nous faut non seulement avoir le plan du terrain répertorié à la CADASTRE, mais aussi et surtout à défaut d’avoir un titre foncier qui coute extrêmement cher, avoir les trois tampons nécessaires devant la loi.

ici, c'est une rue qui est vendue est latéralement occupée par une maison

ici, c’est une rue qui est vendue est latéralement occupée par une maison

Avant de payer ton terrain, cher compatriote, tâche de faire des enquêtes préalables lesquels te permettront de contrôler la réputation de ton  vendeur et la situation du terrain convoité. Associe surtout la famille du vendeur à la signature du contrat de vente.

 



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Mon 1er ministre, je suis au taquet.

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On dit souvent pour qu’un jeu soit plaisant, il faut la participation de tous. Laissez moi donc répondre aux questions de mon 1er ministre et ainé nelson deshommes http://nelsond.mondoblog.org/,qui pour la circonstance est nommé au concours de Liebster Award. Et m’a fait honneur en me prenant comme ministre.

1-        Quand aviez-vous entendu parler d’Haïti pour la première fois ?

J’ai entendu parler d’Haïti pour la première fois en 1998, en classe de CM2, où dans notre programme scolaire, il s’y trouvait un texte nommé « les soirs de claire de lune », texte de Joseph ZOBEL   tiré du  livre « La Rue Cases-Nègres ». Après la lecture, le maître nous fît lire dans la partie Information, que des Esclaves déportés d’Afrique  ont été installés au début du XVIe siècle dans l’Archipel des Caraïbes.  Il nous inculqua qu’Haïti, comme Cuba, Jamaïque et Porto-Rico  faisait parti des grandes Antilles et qu’il y a aussi les petites Antilles comme Guadeloupe pays de Joseph Zobel.

2-     Souvenez-vous  la date de votre première connexion  à Internet ?

Ma première connexion s’est faite en l’an 2000 et ma toute première boite électronique fut : fiagan02@caramail.com et c’est grâce à  Maman.

3-     Peut-on aimer quelqu’un sans être son ami ? comment ?

Bien sûr. Puisque, ce quelqu’un est aussi humain comme nous, notre devoir selon la Bible est d’aimer son prochain comme soi-même. Par exemple avant que notre amitié ne naisse et ne fasse son chemin,  mon grand, mon Ainé Nelson, nous n’étions que de parfaits inconnus quand, vous aviez soutenu et conseil dans le cadre de ma non-sélection pour la formation de Dakar. Donc, vous m’aviez aimé sans être mon ami.

4-     Aviez-vous déjà gagné de  l’argent grâce à Internet ?

 

Non, mais il m’arrive grâce un site de chez nous www.toietmoi.tg de vendre tant mes trucs vétustes dont  je ne me sers plus que mes savoirs dans le domaine de technicien en antenne parabolique. C’est donc l’argent que je peux prétendre gagner, pas directement mais grâce à l’internet.

5-     Quel est votre défaut le plus dominant ?

Mon plus grand défaut est l’impatience. J’ai toujours eu tendance à faire tout rapidement et tout suit. Ce qui m’amène souvent à omettre des choses ou à se gourer  complètement.

6-     Peut-on être ami de quelqu’un sans l’aimer ? comment ?

Non, puisque prétendre être ami de quelqu’un, c’est donner sa vie pour lui et ce sacrifice n’est possible tant qu’on aime la personne.

7-     Quel est votre plus grand projet ?

Je projette quitter le pays pour continuer mes études dans un pays voisin ou en Europe, si mes économies me le  permettaient.

8-     Souhaiteriez vous faire connaitre mon blog à tous vous amis ?

Oui c’est la moindre des choses qu’on peut faire à un ami comme vous Nelson DESHOMMES.

9-     Croyez-vous vraiment que le monde est un village ?

Bien sûr, avec skype,  facebook … on se croirait être côte à côte dans nos discutions. Et que dire des voyages qui entre temps duraient des mois qui ne durent que quelques heures aujourd’hui.

10- Quelle est votre qualité la plus dominante ?

C’est la franchise et mon don de soi pour autrui.

 

11- Aviez-vous une solution contre la pauvreté ?

Pour lutter contre la pauvreté, chaque Etat doit adopter la bonne gouvernance en bannissant le service personnel qui amène  la corruption, dans leurs impératifs.



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Togo: De la grève aux manifestations des élèves, le gouvernement ferme provisoirement les établissements du pays

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Depuis la semaine dernière, une grève intermittente secoue tout le pays.  Elle est appelée par  Synergie des Travailleurs du Togo (STT) groupe créé à la va vite au lendemain  du rachat des consciences  de l’ancien syndicat qui menait la lutte.  La Synergie des Travailleurs du Togo (STT) est composée essentiellement des enseignants et de corps hospitaliers. Leur demande essentielle est salariale. Elle demande  augmentation   de leur salaire d’ordre de 100%.

Ainsi, Les secteurs de l’éducation et de la santé ont été paralysés mercredi, jeudi et vendredi par cette  grève déclenchée par la Synergie des Travailleurs du Togo (STT).

Depuis le jeudi passé, des milliers d’élèves descendent  dans les rues de Lomé et des importantes villes du pays  pour exiger le retour de leurs professeurs dans les salles de classes, d’autant plus que ces profs menacés de coupure  de salaire pour raison de grève refusent de revenir sur les chapitres sautés. Cette situation a poussé les élèves des collèges et lycées à prendre d’assaut d’autres  établissements privés et confessionnels qui ne sont pas concernés par ce mouvement de grève.les enfants manifestent

Ce lundi, le mouvement des élèves furent  émaillés de violences sur toute l’étendu du territoire. Il y eut de mort. Pour le gouvernement, on dénombra un seul mort, il s’agit d’un jeune garçon de 12ans dans le nord du pays à Dapaong (environ 660 km au nord de Lomé), où un groupe d’élèves a manifesté vers la préfecture, où ils ont été reçus par le préfet, « Sur le chemin de retour, ils se sont livrés à des actes de vandalisme », indiquait un communiqué du gouvernement déjà le vendredi.

L’enseignement général et de l’enseignement technique tant public que privé dans la région de Lomé Commune Golfe  et de tout le pays furent fermés  jusqu’à nouvelle ordre, ce  lundi 15 avril, suite aux manifestations de rues des élèves des collèges et lycées émaillées de violences.

De leur part, La Synergie déplore la violence faite aux enfants soucieux de leur évolution scolaire, exige des discussions directes avec les autorités autour de huit points dont l’augmentation de 100% des salaires des agents de l’État et accorde 48 heures à l’état pour trouver une solution à la crise.

 

Ainsi, avons-nous 48heures une accalmie.  Pourvue qu’une solution soit trouvée



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Saisie de faux médicaments, est-ce la solution?

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Le jeudi dernier, le haut commissaire de la douane luttant contre les « faux médicaments» nous a rendu visite à Lomé au TOGO. C’est dans le cadre d’un programme visant à débarrasser  l’Afrique des « faux médicaments » source de nombreux maux et de mort selon l’Organisation Mondiale de la Santé  OMS.

Loin de moi toute idée de caution à ces médicaments dits faux, dont je ne saurai identifier la ou les provenance(s) encore moins la contenance. Mais, j’accepte volontiers faire le procès à mon gouvernement et à l’OMS pour leur culot d’ôter à tord ou à raison aux pauvres sans substituer leurs derniers moyens de recours face aux affres  de maladies.

Que leur coûteraient  après avoir  brûlé 37millions de tonnes de « faux médicaments » de nous offrir en contre partie une tonne de « vrais médicaments » traitant surtout du paludisme ?

Qui par un soir en Afrique plus précisément au Togo n’a pas été pris par de puissants maux de tête et s’était tourné vers ses bonnes femmes revendeuses de Sédaspire,  d’Aspirine, de Mizagrippe, de Coltable… au bord de la route pour trouver rétablissement ? Ne s’est-il pas sur le coup rétabli ?

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Mais comment voudrez vous que ceux qui n’arrivent pas à dépenser un dollar par jour par manque puissent s’offrir en cas de simple maux de tête une boite de Maloxine  à 1500 f CFA à la pharmacie ?

La solution en soit n’est pas de brûler quelques conteneurs de « faux médicaments », c’est d’abord de donner le pouvoir d’achat à la population, d’abaisser le coût des médicaments, rendre sociale comme en Bolivie, en Venezuela des consultations sanitaires et même prendre en charge partiellement les frais de médicaments. Tout ceci, aideront énormément à mettre un terme à ce trafic déplorable.

Pour l’instant, qu’ils sachent  le gouvernement et L’OMS, que pour nous la population compte tenu du manque cruel dans nos portes-monnaies, c’est une question de mourir tout de suite ou de mourir demain. Nous préférons par manque cruelle prendre pour se remettre sur pied ces «  faux médicaments » et mourir demain que de se laisser mourir à l’instant par éthique.

Qu’ils se posent des vraies questions. Combien de pharmacies publiques avons-nous au Togo ? Quels sont les prix de leurs produits comparativement à notre pouvoir d’achat ? Que devient notre Togo pharma ? Et ces pharmacies privées qui nous asphyxient par leurs produits coûteux ne se procurent-elles pas auprès de ces Chinois, Indiens convoyeurs de « faux médicaments » ?



Voiture occasion, une mort en sursis

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La majorité des voitures que nous utilisons en Afrique plus précisément au Togo, sont des voitures importées qui ont déjà servi.  Certaines d’entre elles, sont en bon état mais d’autres ne le sont point. Au lieu qu’une sélections ne soit faite avant l’importation, nos hommes d’affaire préfèrent la collection de toutes ces voitures qu’ils jettent dans la sociétés pour nous servir, mieux nous sévir. Souvent, nous remarquons que certaines de ces voitures sont, si délabrées qu’on ne dirait pas qu’elles aussi ont survécu à cette visite technique que toute voiture chez nous au Togo chaque trois mois doit passer. Plusieurs de ces voitures préfèrent acheter  leur visite technique afin de ne jamais les passer et ce en complicité avec nos forces de l’ordre. Il m’est difficile de comprendre que des voitures collectives et des camions opérant dans des zones de forte densité se livrent aussi à ces genres de magouilles.

Ainsi, demain mardi le 26 février, à Adidogomé Madiba, un camion à la suite de blocage de son volant ou de rupture de son frein, a rentré dans la paisible population tuant sur le coup six(6) personnes. Quel drame ! le public ameuté, dans une lamentation interpelle les autorités à prendre des mesures idoines pour interdire ces vieux camions de circuler dans la ville de Lomé. Et nos routes aussi sont col-plantées de nids de poule.

Mais au delà de tout, chaque usager de la route doit avoir en conscience qu’un engin qui roule doit être scrupuleusement surveillé.

 



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Coopération Sino-togolaise

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En septembre 2012, la coopération sino-togolaise a eu 40ans. A cet effet,  un concours d’écriture fut organisé à l’intension de la population afin de primer  les meilleurs articles. Bien qu’ayant appris l’information très tardivement, je me suis prêter au jeu  juste pour vous  mes lecteurs.

 

    ARTICLES EN VERS RÉSUMANT 40 ANS DE COOPÉRATION.

Née au lendemain des années soixante-dix,

La coopération sino-togolaise sans cesse,

Et avec courage mutuel des deux pays progresse.

 

Souvenez-vous  des ponts emportés par ces pluies dévastatrices

Ceux d’Amakpapé et de Togblékopé en occurrence.

Perturbant le tourisme et le commerce

N’eut été la Chine à nos cotés pour nous porter assistance

Que serions nous devenus, nous avons de la chance.

 

Basé sur le partenariat Gagnant-Gagnant, sans malveillance,

La chine nous séduisit par sa franchise et sa cohérence.

Elle nous construisit le stade de Kégué avec classe

Et partout nous en parlions avec élégance.

 

Que dirions-nous de ces étudiants pleins d’espérance

Et qui sont à la quête d’expérience.

Par bonne fortune, ils reçoivent de la chine une bourse

Et ces chinois qui parlent Ewé avec aisance

Et qui cherchent à connaitre nos coutumes avec insistance

C’est l’échange culturel, véritable échasse

Pour une coopération sans défaillance.

 

Souvenez-vous de Monsieur XIONG Schengen, Vice-Gouverneur de la Province

De JIANGXI qui mit à notre disposition toutes ses compétences

A travers la Société d’Ingénierie d’Infrastructure de Huachang de la même province

Qui nous construisit à Zanguéra avec excellence

Le centre pilote des techniques agricoles, une chance

Pour nous qui vivions de la semence.

Ainsi, des jeunes encadreurs seront en permanence

Au près des paysans afin qu’ils en tirent des bénéfices.

 

Sur le terrain, on les voit avec les riz précoces

Dans la rizière de Mission-Tové  où ils exercent

Et nous inculquent leurs connaissances

 

En venant, dans leurs escarcelles, on note la présence

De leur fameuse médecine que tous apprécies

De part son efficacité et sa compétence

Notre population aussi en jouisse.

 

Leur arrivé à donner à tous

Une moto, une télévision  de notre convenance

Des pagnes, des vêtements pour tous

Et tout ceci à moindre coût  quelle différence.

 

Quoiqu’on en dise, sous l’auspice

D’une bonne relation et de la confiance,

Le Togo aura aussi une croissance

Fulgurante grâce à l’expérience

Que la puissante Chine,  nous aura conférée en audience

Et nous, connaissant nos caprices,

Et ayant une chance,

De ces conseils, nous ferions forcement office.

 

Présentation

La Chine

Au-delà  de cet océan,

Du coté du soleil levant,

Se trouve un continent

Tout beau, tout grand.

 

Sur les traces de Marco POLO,

A travers les flaques d’eau,

Tu  verras un pays  tout gros,

Et tout beau.

 

Au-delà de la terre mère,

Tout au fond de l’univers,

Plus précisément sur la lune, mon cher frère,

Tu verras un seul édifice. C’est un mur.

Un mur de chine.

Un pays qui  toujours chine,

Sur le monde qui domine.

Un pays plein d’orgueil  de chine.

 

De la Chine au Togo

Si tu connais Beijing

En Chine

Cherches à voir sa cousine Lomé,

Puisqu’au Togo c’est la plus estimée.

 

S’il te faut un Shanghai,

Au Togo, pas de peine mon ami.

T’inquiète,  tu y es déjà.

C’est toujours Lomé qui te comblera.

 

Mais s’il te faut voir de la civilisation ancienne,

Vas dans la région de la savane,

Chez les  Tamberma,

Là-bas tu t’y croirais à XI’AN tu verras

 

Mais, si c’est la beauté,

De la nature qu’il te faut, mon invité,

Comme à Guilin,

Plus de peine.

Le grand Kloto

Te tend les bras ici au Togo.

 

Les  réalisations

 

Les réalisations

Que de gloire pour  vous,

Qui  vous donner pour nous.

Que d’espoir pour nous,

Qui sommes choyés par vous.

 

Nos rues vétustes,

Sont devenues belles et rayonnantes.

Nos monuments infectent,

Comme un coup de baguette,

Se réhabilitent.

 

Nous qui n’avions qu’une motte

De terre comme terrain de foot,

Nous voilà nantis par vous,

D’un stade hors de coup.

 

Bien que nous payions,

Sachiez que nous reconnaissions

Les remises,

Suivie de l’efficacité qui est chez vous de mise.

 

Des  efforts mutuels

                          C’est demain,

Qu’on prépare la main dans la main.

Ensemble,

Pour une coopération convenable.

 

Vas à l’université,

Tu verras des excités

Pour la langue chinoise,

Et qui l’apprennent avec  aise.

C’est demain,

Qu’on prépare la main dans la main.

Ensemble,

Pour une coopération convenable.

 

Au-delà de Zanguéra,

A coup sûr tu remarqueras,

Un beau complexe,

Dédié à l’agriculture qui laisse perplexe.

C’est demain,

Qu’on prépare la main dans la main.

Ensemble,

Pour une coopération convenable.

 

Fais un détour par la chine,

Tu verras à BEIJING

Des togolais qui toujours  chinent,

Et se donnent malgré les peines.

C’est demain,

Qu’on prépare la main dans la main.

Ensemble,

Pour une coopération convenable.

 

Dans les bureaux,

Qu’ils soient en Chine ou au Togo,

Des diplomates  se battent

Pour une union à tout égard parfaite.

C’est demain,

Qu’on prépare la main dans la main.

Ensemble,

Pour une coopération convenable.

 

Du grand actif importateur,

Allant signer en Chine chaque jour

Des contrats lucratifs.

Au petit détaillant passif.

C’est demain,

Qu’ils préparent la main dans la main.

Ensemble,

Pour une coopération convenable.

 

J’ai  un emploi

 

Hier encore,

Dans la rue j’erre.

Hier encore,

Mes fins du mois

Sont une croix

Bien dure.

 

Hier encore,

Cette langue apprise pour la gloire,

Ne put point  me servir.

 

Hier encore,

Cela va sans dire,

Plusieurs jeunes comme moi

N’ont pas d’emploi.

 

Mais aujourd’hui,

Merci

Merci  à mon gouvernement,

Qui  difficilement,

Mais confidentiellement,

Noua un lien éternellement

Avec   la grande chine.

Qui  nous fascine.

 

Merci pour cet emploi,

Offert à moi.

Désormais, je peux traduire.

Et d’autres qui n’ont pas pu s’instruire

Peuvent vivre dignement

De leur force honorablement.

 

A tous une belle vie,

Que de prospérité

Pour nos pays adorés.

Qu’à jamais, ils soient unis.

La confession

Il y a dizaine ans encore,

Je peux maintenant le dire,

Une moto, mes ouvriers de frères

Ne pouvaient même pas s’offrir.

 

Il y a une dizaine d’année encore,

Souviens toi mon père,

Une télévision couleur,

Pour nous était trop chère.

 

Il y a une dizaine d’année toujours,

Souviens toi ma mère,

Tu ne peux t’offrir

Un pagne beau et multicolore.

 

 

Il y a une dizaine d’année

Il te faut amener,

Une centaine de milliers de francs successibles

De t’offrir

Un téléphone portable.

 

Mais actuellement

Cette coopération désespérément,

Nous surprend agréablement.

Souvenez vous de qui nous l’a donné honorablement.

 

C’est le Togo à travers la Chine.

Pays de Mao,

Ami du Togo.

Pays d’espérance moderne.

 

Les réalisations

 

Que de gloire pour  vous,

Qui  vous donner pour nous.

Que d’espoir pour nous,

Qui sommes choyés par vous.

 

Nos rues vétustes,

Sont devenues belles et rayonnantes.

Nos monuments infectent,

Comme un coup de baguette,

Se réhabilitent.

 

Nous qui n’avions qu’une motte

De terre comme terrain de foot,

Nous voilà nantis par vous,

D’un stade hors de coup.

 

Bien que nous payions,

Sachiez que nous reconnaissions

Les remises,

Suivie de l’efficacité qui est chez vous de mise.

 

Les imperfections

 

Nous aurions aimé

 

Nous aurions aimé,

Dans notre société,

Vous voir plus intégré.

 

Nous aurions aimé,

Nous voir dans vos sociétés,

Mieux accueillis.

 

Nous aurions aimé,

A vos cotés monsieur Lee,

Apprendre,

Comprendre,

Et avec votre aide entreprendre.

 

Nous aurions aimé,

Que nos coutumes,

Reçoivent vos estimes

 

Nous aurions aimé,

Que la dignité de la personne,

Dans nos relations dominent.

 

Nous aurions aimé,

Qu’entre vous,

Et nous

La discussion,

Prime  avant les sanctions.

Afin que dans une fraternité inouïe,

Otant en nous toutes idées ambigües,

Nous nous tenions par d’uhlan  de main

Pour arpenter cette colline qui est demain.

Soyons accueillants

Le Togo depuis la nuit des temps,

A été toujours accueillant.

Mon frère ma sœur soyons respectueux

Envers l’étranger pour qu’il se sente chez lui.

Lui qui, est venu de si loin

Pour t’aider à aller loin.

Lui qui est venu de Beijing,

Ou de Chongping.

Ces Chinois qui de bon cœur,

Ont pensé à toi Togolais.

Vous aider à vous en sortir,

Accordons-leur la paix.

Pourquoi leur en vouloir ?

Tout homme est fautif.

Et la perfection est un désire,

Large  et  expansif.

Mieux vaut pardonner,

Et ne point se laisser contrôler,

Par ce courant xénophobe

Plein de fourbe.

Puisque après tout

C’est nous,

Qui sortons perdant.

Et jeter au banc de l’évolution détalant.

 



illustration d'AHONSU Kodzo lolo

Togo : SOS Médias en danger

illustration d'AHONSU Kodzo lolo

illustration d’AHONSU Kodzo lolo

 

Ce mardi, notre cher et beau pays s’est enrichi d’un nouvel tripatouillage, lequel appauvrit, nous les citoyens de notre liberté d’expression.  J’ai le cœur lourd puisque  ma démocratie a les jambes lourdes.

Voilà que ceux qui essayent d’ôter cette  chape de plomb qui nous enlise, se voient frapper d’une main lourde.

De quelle s’agit-il ?

Il s’agit de la loi portant modification sur celle du 22 décembre 2009 N° 2009-029 relative à la HAAC (Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication). Cette modification, vise à donner le plein pouvoir à la HAAC. Ainsi, au bon vouloir de la HAAC,  devenue pour des taquins HACHE, une radio peut être fermée alors qu’avant,  il fallait une décision de la justice.

Les journalistes Togolais, mécontents entrevoyaient un sit-in à l’entrée du palais des congrès, ont été dispersés et tenus loin du dit-lieu par les forces de l’ordre.

Au même moment dans la salle du palais des congrès, nos congressistes de députés à une majorité, ont voté ce projet de loi régressif.

Dès hier, le président du SOS  Journalistes en danger, Mr Ferdinand AYITE  a défini une certaine action visant à rejeter cette loi. A l’instar : « d’aller devant la cour constitutionnelle ». Espérons, qu’elle n’approuvera point ce recul démocratique. Sans  quoi, une épée de Damoclès planera sur la tête de nos médias, ce qui influencera  leurs objectivités et leurs crédibilités.

Disons le tout clair, nous avons peur que les exactions, venant  de tout bord, à la veille de ses élections  ne soient point dévoilées.



bokolson vidéo club

Vidéo-club, la fin d’une activité lucréative et récréative

bokolson vidéo club

Bokolson vidéo club

Quand nous étions des gosses, au moment où la musique s’appréciait sur des disques vinyles et les films sur des bandes, nous allions en bande de galopins à nos heures perdues, savourez quelques films cultes que nous repérions préalablement en faisant le tour des vidéo-clubs.

Cette expérience fut enrichissante pour ma petite personne. Et elle remontait à la veille des années 2000. En ce temps, ce fut l’une des deux manières tant pour les gamins  que nous sommes que pour les parents à petit budget mais amoureux du septième art d’apprécier de belles actions Hollywoodiennes, bollywoodiennes et plus tard Nollywoodiennes.

L’autre manière était le cinéma,  dans des lieux plus confortables avec des dispositifs sophistiqués, mais le coût était hors de portée de la majorité. Il s’élevait à près de 500 f CFA pour le cinéma et de 25f CFA pour les vidéo-clubs. Le coût n’était pas la question pour nous autres gamins resquilleurs. C’est l’ambiance que nous guettions.

illustration d'AHONSU Kodzo lolo

illustration d’AHONSU Kodzo lolo

Côté ambiance, entre le vidéo-club et le cinéma, la palme d’or revient sans équivoque aux vidéo-clubs où, à chaque coup d’éclat de l’acteur principal, l’assistance joint à l’action des  clameurs et des applaudissements.

Ainsi, dans chaque quartier, on notait tout au plus 7 vidéo-clubs toujours remplis jusqu’au comble. Dans mon quartier, Adidogomé, on n’y en comptait 8 et les plus illustres étaient : Pingouin et Vallée. De tous, seul pingouin à survécu sous le nom Bokolson au lendemain des années 2000. En effet, le glas fut sonné par l’arrivée du lecteur DVD, vulgarisé par la contre-facon et le piratage. Ainsi, vers 2005, des produits chinois de bon marché ont équipé chaque foyer d’une télévision  d’un lecteur DVD et des CD et DVD piratés(un article lui sera consacré).

Plusieurs de ces vidéo-clubs rescapés ont du leur salut, à une conversion vers un autre mode de vidéo : c’est le Vidéo-foot ou encore Ciné-foot, qui peut se définir comme la diffusion des matchs des championnats Européens plus précisément des équipes où évoluent des compatriotes Togolais et des stars africaines qui font la fierté de l’Afrique dans la foot européen. (Ceci fera aussi l’objet d’un article)



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Pistorius le malheureux

oscar-pistorius image de midilibre

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Je me demande comment, le sort peut bien s’acharner contre une seule personne de la sorte?  Né le 22 novembre 1986 à Pretoria,  l’athlète sud-africain fut  amputé des deux jambes sous le genou alors, qu’il n’avait que onze mois, car, il serait né sans fibula (péronés). Handicapé depuis sa tendre enfance, ocars  Pistorius avait pris le dessus sur l’handicap. Et au moment où tout lui semble rose, après sa première participation aux Jeux olympiques parmi les valides,  le voici encore victime d’un double malheur. De prime abord, la mort de sa compagne (tué par accident croyant que ce fut des malfrats) et au second lieu, il vivra une expérience de prisonnier. Comment les choses se sont passées ? seul toi et ton Dieu, peut être bien ta défunte pourrez connaitre la vérité absolue. Ainsi, des rumeurs te donneront assassin et d’autres te disculperont. Et tout au fond de toi, et tout autant que nous sommes,  nous savons qu’à jamais ton âme sera troublée. Et qu’il soit involontaire ou volontaire, tu as du sang sur les mains.

Et j’ aurai préféré, que tu ais des remords. Ainsi, tu seras bien différent de ses vulgaires criminels pour qui, la mort d’homme n’ait que plaisir et loisir.

Si seulement…, commenceront désormais toutes tes phrases, toute ta vie. Elle voudrait bien tant pour un assassin involontaire, que j’espère tout au fond de moi que tu sois; Que pour un assassin prémédité que je ne te souhaite pas.

Toi qui fus, tant pour les handicapés que pour les valides un exemple palpable du succès, moi qui tout petit,  connaissais tes exploits, je te sais plus fort que tous les entraves. Et comme tu le martèles, si tu es bien innocent, tu t’en sortiras vainqueur. Que seule la vérité  triomphe dans cette affaire. J’ai foi que l’Afrique du Sud n’est pas l’Afrique au sud du Sahara. Nous voulons la vérité.



illustration de mon pote AHONSU Kodzo lolo

La St Valentin n’aura pas lieu

illustration de mon pote AHONSU Kodzo lolo

illustration de mon pote AHONSU Kodzo lolo

 

Je me demande si le vrai amour existe encore, pour qu’on daigne le célébrer ?  Ou encore, si la fortune ne fait pas la bonne fortune, de ceux qui ont trouvé de belles reines pour une union pérenne ?

Il y a un an jour pour jour, je m’en souviens comme si s’était hier, j’avais définitivement perdu le cœur de Sylvie mon amour. Laissez moi,  pleurer sur vos yeux et peut être bien dans vos cœurs, vous qui  aimez bien me lire.

Ce matin du 14, moi qui me disais poétique et romantique, avais préparé un joli poème en guise  de présent, pour ma ravissante; sur une éblouissante carte de vœux. Le poème était :

S’il vit

S’il vit, encore en toi Sylvie.
Exalte-le aujourd’hui.
Ce jour, qui
Pour les amoureux est béni.
Prend ton courage et crie
Ton amour, qui
Te hante et qui te punit.
Ce cœur, tout amoureux, je t’ai remis.
Ne l’étouffe pas de peur que nos vies,
En soient pourries.
Si tu penses un peu à moi, Sylvie
Sache qu’en toi, il survit.
Pourquoi ne seras-tu pas soumis
A ce plaisir inouï
S’il vit en toi Sylvie
Aujourd’hui
Soyons plus que jamais unis
Unis pour la vie
Unis par le saint-Valentin qui béni.

 

Je la fit venir à la maison en lui annonça, que j’avais un présent pour elle. Elle se pointa plus belle que jamais. Je fus envahi une fois de plus par ses prémonitions qui m’assaillent au tout profond de la nuit. Comme : «  man cette fille est trop ravissante pour toi »,  « tu le perdras tôt ou tard »,  « hé man, il y a des mecs fortunés qui la drague ».  Je souris niaisement tout en me disant qu’aujourd’hui c’est moi sans savoir que je n’irai point au soir. Je la pris par les mains et l’embrassa sur la joue gauche comme on le faisait  au matin de notre relation. « Où est mon cadeau ? »  fut sa toute première phrase. Je pris sur le buffet, cette jolie enveloppe bourrée de cœurs et des mots pour le cœur.

–          Qu’est ce que s’est de ça ?

–          Ce sont de mots de mon cœur pour ton cœur à l’occasion de cette fête des amoureux.

–          Ça se bouffe ?

illustration de mon pote AHONSU  kodzo lolo

illustration de mon pote AHONSU kodzo lolo

Bouche bée,  je remis en cause ses jolies paroles de Barthélémi  Imbert qui fut affichées en lettre d’or dans ma chambre :

 Bien fou, l’homme qui veut régner

Sur un cœur dont il fait emplette !

Ce cœur, qu’il aurait pu gagner

N’est plus à lui, dès qu’il l’achète.

je l’arrachai brusquement du mur, dès que, désormais celle qui sera mon ex me quitta toute irritée. Le saint valentin n’aura pas lieu pour moi.

 

Cet amour pleure dans mon cœur

Comme il pleut  sur Lomé ma ville

Quelle est cette langueur

Qui pénètre mon cœur en ce jour

Nous dira en  Paul VERLAINE.

Au dernière nouvelle, ma Sylvie aimait un autre plus vieux, plus riche et m’a laissé sous hospice de mon éternel chagrin, puisque c’est le font qui manque le moins.

 



image de francebleu.fr

journée mondiale de la Radio: Honneur à ma radio

RFI à lomé

Ce 13 février, nous fêtons la Journée mondiale de la radio. une journée pour rendre hommage à la radio en tant que moyen de communication, améliorer la collaboration entre les diffuseurs et encourager aussi bien les grands médias que les radios communautaires à s’engager pour l’accès à l’information comme elles savent si bien le faire et la liberté d’expression sur les ondes, dans nos pays africains où les journalistes sont emprisonnés, les radios fermées par nos hautes autorités de la communication et dans une plus large mesure, des informations biaisées.

 

Ceci m’amène à rendre un hommage mérité à la RFI qui tente de nous informer à la manière la plus crédible possible. Plusieurs sommes nous africains qui n’avions plus foi à nos radios locales prises à la solde  du pouvoir et à leur guise nous livre des informations allant dans leurs intérêts. Mais l’exception est de mise et honneur à ces radios qui font du bon boulot.

 

Ma première radio

Quand  je réussis au BEPC (Brevet d’étude du Premier Cycle), j’étais si euphorique car avant l’examen,  mon Père m’avait dit : «  Si tu réussis, je te ferai un bon cadeau. »

Le soir, la nouvelle fut donnée à mon père avant qu’il ne revienne de l’école, puisse qu’il est instituteur dans ce village appelé Aglozou, où nous vivions . A son retour, il tenait dernier son dos une boite. Enfin, mon père me tend un poste Radio tout neuf.

image de francebleu.fr

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J’exulte. Je savais déjà  se servir puisque le tien, dormait dans mes bras. Et pour la première fois, j’ai à moi, et à moi tout seul, un appareil récepteur. Je peux désormais capter à ma guise les émissions de tous les pays, écouter toutes les manifestations culturelles. Mais ce qui me tient plus à cœur,  ce sont les nouvelles footballistiques, les derbies de l’année et les jeux Olympiques que mon père m’avait vivement conseiller.

 Ainsi, tout en demeurant dans ce petit village reculé du Togo, je fus  tout heureux d’être directement en contact avec tous les pays dont je ne connaissais qu’à travers les livres, cinéma et cartes postales…

 

Quelle merveilleuse invention qu’un poste récepteur.



assemblée de Dieu

Togo:La place des églises charismatique dans notre société

assemblée de Dieu

assemblée de Dieu

 

Parler d’ église charismatique, nous amène à passer en revus le christianisme en soi, à chercher son origine, son influence sur notre vie quotidienne, son apport à notre société, son pyramide hiérarchique et comme toute œuvre mener par les hommes à des tares, bien qu’elle soit destinée à Dieu, nous relèverons quelques manquement faisant freins à notre société africaine.

 

Maillon central de  colonisation, le christianisme est venu en Afrique avec les premiers blancs. En ce temps, se sont des missionnaires qui furent les prédicateurs. Ils avaient comme but, de nous convertir et de nous adoucir. On ne notais en ce temps au Togo que deux (2) congrégations les  catholiques , les protestants. Ceci  dura longtemps, tant au temps des allemands que des Français. Puis, vint s’installer les orthodoxes.

Après les indépendances, le Togo ne connaitra qu’officiellement que ces trois congrégations, en ce temps, la majorité de la population togolaise  chrétienne, était catholique. C’est au lendemain des année 90 que le Togo va connaitre une libéralisation religieuse accompagnée du multipartisme politique.

La toute première église Charismatique au Togo fut  Église des Assemblées de Dieu et serait implantée dès 1936. Dès ces années 90, on verra se foisonner, principalement dans les villes, de nombreuses églises charismatiques on peut citer entre autres : l’Église du Christianisme Céleste, l’église Zion To, la parole de vie, brodher wood, parole vivante, Jésus est vivant, Pentecôte… En somme, ils sont plusieurs centaines dans notre société, au divers nom mais ayant des points communs.

 Les points communs des églises charismatiques et  influences sur notre vie

Toutes ces églises se ressemblent par leur manière de prier. Comparativement au catholique et autres, chacun, adresse sa prière à Dieu dans un brouhaha que seul soi et son Dieu pouvait comprendre. Elles ont tous à leur tête un pasteur  qui est le gérant de l’entreprise chrétienne. Ce dernier ne vit que selon eux, des dîmes et des dons de ses fidèles et les cotisations sont mises dans les œuvres de DIEU. Elles font toutes les veillées de prière et chassent des démons invisibles. Et toutes autant qu’elles sont visent à créer des annexes à leurs églises gagner plus d’âmes pour le salut du monde.

La voix du pasteur est donc assimilée à celle de Dieu. Le pasteur insuffle le souffre de l’effort dans le travail quotidien de ces membres, est à leur écoute pour les problèmes de tout ordre. Ils sont aussi, la canne d’appui de nos maman au moment que les deux marchés ont brûlé. La majorité intervienne dans les œuvres sociales et sont des appuis aux veuves et aux orphelins. Se sont aussi des leaders d’opinion. Ils prennent des positions et influences sur leur fidèles enfin de faire ceci ou cela pour tel ou tel autre candidat.

En somme, les églises charismatiques sont très proche de la population et sont des lieux des ressources pour nos âmes appauvries et dénudées de tout espoir.

Mais, nombreux sont ces églises qui pour des audiences, vont voir par l’entremise des pasteurs des féticheurs enfin d’avoir plein de monde. Sur ce, elles sont amenées à enterrer des morceaux du corps humain dans leur paroisse. De plus, plusieurs pasteurs s’enrichissent au dos de leurs fidèles et d’autres prennent des pots de vin au près des politiciens afin de plaider leur cause auprès de ces même fidèles.

Cher  compatriote, croire est une chose mais bien voir en est une autre.

 

 

 



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les pleurs d’un démocrate

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Ce qui reste étrange est ce qui reste le point focal de toutes procédures de mensonge. Nous dirons sans doute qu’on ne change pas l’équipe qui gagne, mais il est à savoir qu’un disque raillé doit être changé. Je ne me vois pas en train d’imiter le grand Mamane, mais à toute chose impie, il faut faire un sourire pour cacher la honte.

Évoquer un fait, trouver des boucs émissaires et inventer des accusés restent le mode opératoire qui depuis des lustres. C’est bien de dire que le monde évolue mais une question reste à se poser : changeons-nous de mentalité, ou la démocratie nous a-elle visité?

Je me verrai, me dire non surtout face à ce qui s’est passé un moment dans le royaume OGOT confié au tout puissant prince. Les ogotais stupéfaits étaient restés bouche bée lors de l’incendie de deux importantes villes de leur cher royaume. Tout ce qui fut dit après  la grande flambée du marché d’Arak pour apaiser les larmes au niveau de celui d’Emol ne fut que du vent dans l’air.

L’histoire toute tracée, comme au temps du grand roi reste la même, depuis les grandes arrestations de ceux qui comme tous sont considérés comme danger public au très aimé prince. Le mensonge n’a pas changé et tout ce qui en suivra était une image dans nos mémoires. Après les grandes arrestations, place enfin aux grands accusateurs ou disons plutôt les grands repentis qui mentiront pour clouer le bec aux pleureuses, pourvu que de solides preuves nous soient présentées.

La stratégie de : « TU NE VEUX PAS TE POUSSER, JE TE POUSSERAI », est ainsi lancée au même moment où tout le royaume se focalise vers une fête électorale qui ne se verra que main prise pour le grand et très aimé prince, pourvu qu’il me désavoue. Tout comme après 1963, nous dirons, NOUS SOMME MORT.

Le monde et la nature ne mentent pas, juste, il faut encore du temps pour que les malfrats arrivent à se déshabiller devant un grand public.

Et ça, je n’apprends rien à personne.



photo de l'affiche

Togo: rendons publics les actes de corruption

photo de l'affiche

photo de l’affiche

 

Hier en revenant du campus, mon attention a été capté par cette affiche digne d’être relayée.

En effet, la corruption dans notre si minuscule pays est monnaie courante. Elle se retrouve dans tous domaine,  du petit planton au grand secrétaire du ministre et que dire du ministre même ? Ainsi, pour avoir en un temps record sa carte identité, il fallait glisser quelque chose, pour avoir en deux jour son passeport, il faut faire « étaméa ». Tout ce ci, va de mal en pire et semble être érigé en règle. Vous ne serez pas étonné de voir un policier appréhender un conducteur de taxi-moto et le taxer à tord pour un fait non avéré. Et même si le fait est pimpant, au lieu de sévir afin que les même erreurs ne furent plus commises, nos frères corps habillés se laissent berner par ces quelques billets de banque mettant ainsi ces même ignorants en danger. Tu verras même un chauffeur, au lieu d’éviter le surcharge, se complaire, puisse que, il sait que cinq cent francs (500) CFA fera l’affaire. Et d’autres trouvent normales de glisser quelques choses pour la bonne poursuite du dossier. On dirait qu’on ignore ce que sait que la corruption.

Qu’est ce que la corruption selon Wikipédia ?

La corruption est la perversion ou le détournement d’un processus ou d’une interaction avec une ou plusieurs personnes dans le dessein, pour le corrupteur, d’obtenir des avantages ou des prérogatives particulières ou, pour le corrompu, d’obtenir une rétribution en échange de sa bienveillance. Elle conduit en général à l’enrichissement personnel du corrompu ou à l’enrichissement de l’organisation corruptrice (groupe mafieux, entreprise, club, etc.). C’est une pratique qui peut-être tenue pour illicite selon le domaine considéré (commerce, affaires, politique…).

Elle peut concerner toute personne bénéficiant d’un pouvoir de décision, que ce soit une personnalité politique, un fonctionnaire, un cadre d’une entreprise privée, un médecin, un arbitre ou un sportif, un syndicaliste ou l’organisation à laquelle ils appartiennent.

Ainsi définit, chers policiers, fonctionnaires, médecins, vous aussi vous pouvez refuser d’être corrompu. Vous pouvez dénoncer ceux qui vous proposent des biens et des pots de vin contres vos services.

Les instigateurs

Pour se faire, il vous suffit juste d’envoyer : domaine de corruption (prison, douanes, impôts, permis, routes, état civil, justice, police…) + montant au 3334

Exemple : j’envoie «  police 1000 » et c’est pour les abonnés Togocel, le sms est facturé à 50FCFA.

Cette initiative louable et appréciable est de l’association Alternative Leadership Group (ALG) répondant au numéro : +22890149312/ +22890155388/ +22890021038        email : algtogo@gmail.com ou alg@algtogo.org et un site web  est mis à notre disposition pour voir les données collectées il s’agit de : http://smsx.algtogo.org

 

Nos inquiétudes

Mes lecteurs sont comme moi, et nous voulons juste savoir : Qu’allez-vous faire de ses secteurs de métiers répertoriés ? Allez-vous encore les recenser et les rejeter dans les oubliettes ? Nos cinquante francs de perdu, qu’adviendront-ils ? Et pourquoi ce n’est pas gratuit ? Est-ce seulement pour la forme ? Et quel marge de manœuvre avez-vous ? Le pouvoir vous soutient ?

Cet article leur a été envoyé et nous attendions leurs réponses et réactions.

Chers frères, faites passer l’information. Car le plus long voyage commence par un premier pas.

 



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Togo légistives: malgré l’opposition le pouvoir se prépare et les chômeurs savourent

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Initialement prévu pour octobre 2012, Comme le statuait la constitution togolaise, les élections législatives et locales n’auront lieu que, ce 24 mars 2013 selon la CENI(Commission Électorale Nationale Indépendante) , au grand dame de l’opposition, qui depuis la réélection du Faure GNASSIGBE n’a jamais cessé de manifester pour son départ et pour la mise en place des infrastructures pouvant facilités une bonne élection. Et selon cette opposition regroupée sous la bannière du CST (Collectif  Sauvons le Togo), c’est à l’issue d’un dialogue bipartite entre le pouvoir et la vraie opposition que  cette élection aura lieu. Il est à noter qu’un de ces dialogue a été tenté sans succès.

 

Le pouvoir se prépare

     Au lendemain de la nouvelle année, le chef de l’état même, dans son traditionnel vœux à la population, a stipulé que les législatives et les locales auront lieu au premier trimestre 2013. Ainsi, lors de la troisième séance plénière de la deuxième session ordinaire, portant à 15, les membres de cette Commission, 9 membres, 5 de la majorité parlementaires, 3 de l’opposition parlementaire et 1 de l’administration, ont été élus. Il reste encore deux membres à élire, puisque, la CENI est composée de 17 membres. Ces deux personnalités attendues pour boucler la liste des membres de la CENI sont des représentants du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) et des non-inscrits. Ces deux entités n’ont pas encore envoyé le nom de leur représentant. Selon des sources proches de l’Assemblée nationale.

Voici la liste des 15 membres de la CENI élus par l’Assemblée nationale :

Société Civile

Mme Aguigah Dola Angèle (présidente de la CENI)

Taffa Tabiou Issoufou

Daté Yao

Administration (représentant)

Potopéré Tozim

Partis politiques extra-parlementaire

Akpotsui Adanou de Initiative et Développement (ID)

Kolani Lardja du Parti pour la Démocratie et le Renouveau (PDR)

Boutou Sibabi de la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA).

 

Opposition parlementaire (3 au lieu de 5)

Lokadi Komi (UFC)

Homawoo Jean-Claude (UFC)

Djahlin Djanie (UFC)

Majorité parlementaire

Sambiani-Konkadja Raphaèl

Andjao Tcha-Kpohou

Fombo Kokou

Kégbéro Latifou

Kogoé Akrima

Junior AUREL

Les chômeurs savourent

     Avec cette élection qui s’annonce, ils sont près cinq mille (5000)  jeunes togolais vivant au crochet de leur parent qui sont recruté dans le cadre de ces élections. Ils seront des formateurs et des opérateurs de saisie. Et il auront près de cent mille francs(100 000) CFA véritable fortune à eux qui difficilement arrivent à joindre les deux bouts. Et disons le , c’est à peine le 1/20 des candidature qui sont retenus.

Comment se porte l’opposition à la veille des élections

Décimée, par les arrestations dans le cadre des marchés flambés, l’opposition assiste pour le moment impuissante à la marche magistrale du pouvoir vers une raffle électorale. Ainsi, AGBEYOME kodjo (président OBUT), ADJA (Vice président OBUTS), Alphonse Kpogo (SG ADDI), Jean EKLOU (président de la jeunesse de l’ANC), Appolinaire Atilé (ANC, Service de sécurité), Taïrou Akpovi (ANC-OGOU, 27.1.13), Ouro-Akpo Tchagnao (député ANC, 29.1.13), Militant : Suzanne Nukafu (militante ANC), Komla AMAVI (militant ANC), Komla AGBEGNEZI (militant ANC ou CST), Kossi AVOUMATSODO (militant CST)… sont détenus.

Ainsi va le TOGO.

 

 

 



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Togo: hoyé hoyé footbalistiquement historique malgré l’arbitre

mon pote Honou et Fall

Mes potes Honou et Fall

Cette nuit a été longue et cette  qualification des Éperviers serait donc éternelle. Elle fut durant plus de quatre générations attendues et des grands nom comme Tony sylvestre,  Docteur Kaolo, les frère SALOU,  Kader Kougbadja s’y ont attelé mais sans réussite. Et malgré les tumultes dont notre football a été victime à l’aube  de la CAN , la bande à Adebayor nous a enfin accordé ce quart de final que nous attendions tous, obtenu dans une souffrance atroce. Il ne fallait surtout pas être cardiaque.  Le grand Sony  LABOU Tansi ne pourrait être témoin de ces rebondissement car il est soussigné cardiaque. Mais comme le dit chez nous, quand c’est dur c’est que la fin est proche.

Pour tous les Togolais, nous n’avons point joué contre la Tunisie, c’est le meilleur ARBITRE  monsieur  Daniel Bennett qui fut notre adversaire.

Daniel Bennett lors d'un match Maroc-Cameroun par mustapha_ennaimi, via Flickr CC

Daniel Bennett lors d’un match Maroc-Cameroun par mustapha_ennaimi, via Flickr CC

Et dans d’autres bouches, c’est contre la Confédération Africaine de Football (CAF) elle-même que nous nous sommes battus.  Tout s’apparentait comme s’ils œuvraient pour que nous n’accédions jamais aux quarts. Quoi qu’on en dise, et quoi qu’on fasse, les Éperviers iront voleront au firmament du ciel sud africain au dessus des étalons, des aigles, des Supers Eagles, des Black Stars et même des éléphants  que dire des requins bleus…

Que vivement, la CAF sache qu’il est temps pour le football africain d’évoluer et qu’en ce XXIe siècle, où les satellites couvrent le monde, nous sommes suivis dans le monde entier.

Nous lançons un cri d’appel à tous les arbitres de la CAN de bien faire leur boulot afin que nos matchs ne prennent pas l’eau. Qu’ils fassent honneur à notre continent et non l’horreur.

Toi frère Togolais, je sais que l’émotion est énorme. Que ta joie soit modérée afin de nous éviter  les peines émanant des accidents de tous genres. 

ALLEZ LES ÉPERVIERS, ALLEZ AU FIRMAMENT DES CIEUX



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Amour! l’histoire de Létie! l’amour face à la confiance

Il y a deux mois, à la question de savoir si Aimer équivaut à faire totalement confiance, Létie te répondra tout de go « bien sur que oui » Puisqu’en ce temps, elle vivait niaisement et fiévreusement, une relation qu’elle jugeait amoureuse.

Létie aimait Math,  et lui faisait tout.  Puisque, Létie venait d’une famille aisée et Math loin d’être pauvre avait de difficultés souvent à joindre les deux bouts et Létie était son recours à ces moments de vaches maigres. Et Math lui se contentait de prendre sans broncher et les seuls mots qui sortait de sa bouche ne fond que flatter, charmer et promettre la Bague.
Sur un commun accord, un jour de pluie, Létie sacrifia sa virginité sur l’autel d’une relation à perpétuité. Au même moment, Yao l’ami qui faisait tout pour ravir son cœur attendait sous le balcon de la chambre où se faisait niquer l’élue de son cœur. Vraisemblablement, l’amour honnit. Comme un homme mieux un lâche, Yao attendit Létie, lui à la maison qui fut son bon de sortie.
Tout allait pour le mieux quand un jour, elle décida de son propre chef de retourner voir sa belle-mère qui habitait dans une ville voisine. La dame visiblement surprise, voulait savoir si elle était toujours avec son fils. « OUI maman » répondit-elle. la Belle-mère lui confessa image à l’appui qu’il a une femme et un enfant. « Tu feras de le quitter » renchérit-elle. La voix tremblante, les yeux coulants, Létie revient à Lomé la mort dans l’âme. Si seulement j’ouvris un peu les yeux?

Selon vous, quelles sont les erreurs de Létie? Le doute est-il toléré en amour?